Panorama FPS du marché des articles de sport
Croissance au ralenti en 2005
Le marché des articles de sport termine l’année 2005 en croissance de +1 % à 8,9 milliards € (1). Avec +3 %, les magasins de sport continuent de tirer l’activité du secteur. Les distributeurs non-spécialisés(2) sport reculent de –4 %. La part de marché des spécialistes progresse ainsi de 2 points pour passer à 74 % contre 26 % pour les non-spécialistes.
Avec une croissance de +1 % au global marché, et surtout de +3 % chez les spécialistes, le marché des articles de sport se situe au-dessus de la tendance du commerce de détail (+0,6 %[3] en 2005). Ce sont surtout les non-spécialistes qui reculent (-4 %) : avec 26 % de l’activité en 2005, ils rendent ainsi 2 points de part de marché au commerce spécialisé par rapport à 2004.
Une conjoncture difficile
Le marché des articles de sport a dû composer avec une conjoncture difficile et une année 2005 pauvre en grands événements sportifs (ce qui n’est pas le cas de 2006). La faible progression du pouvoir d’achat des ménages a exacerbé les arbitrages de consommation, plutôt au profit des produits numériques (téléphonie, mp3, photo, consoles de jeux, internet…). La fréquentation des points de vente demeure satisfaisante, mais l’érosion du panier moyen et du prix moyen à l’œuvre depuis maintenant 2 ans s’est poursuivie dans le sport comme dans de nombreux autres secteurs de la consommation. Le phénomène concerne principalement vêtements et chaussures dont les ventes ont continué de progresser en volume mais se sont ralenties en valeur. Le matériel de sport semble s’être mieux comporté. Le cycle continue ainsi de faire les beaux jours du commerce multisports et des GSS cycle (autour de +7 % et +10 % selon le baromètre cycle FPS), avec toutefois un prix moyen à la baisse. Comme régulièrement observé ces dernières années, ce sont en fait les magasins offrant une offre plus équilibrée entre vêtements, chaussures - techniques et de loisirs - et matériel, qui semblent le mieux tirer leur épingle du jeu. Enfin, les services dont la location de ski constitue l’essentiel continuent de profiter de l’attrait des consommateurs pour les nouveautés et l’ancrage des comportements locatifs.
Les magasins de sport tirent l’activité
Au sein de la famille des distributeurs spécialisés, commerce associé(4) et commerce intégré(5) terminent l’année en croissance de +3 %. Le solde de l’activité, soit 365 millions d’euros, est réalisé par les commerces monomarques(6) et indépendants. Les premiers sont en croissance de 9 % et totalisent quelques 50 ouvertures sur l’année. Pour leur part, les indépendants ne connaissent pas d’évolution significative.
GSA, chausseurs et VPC en retrait
Du côté des distributeurs non-spécialisés (-4 %), leur baisse d’activité dans le sport serait quasiment générale. Sont plus particulièrement concernés les grandes surfaces à dominante alimentaire, les chausseurs généralistes et la vente par correspondance.
(1) CA communiqués TTC et évolutions à périmètre non-comparable
(2) Grandes surfaces alimentaires, magasins de prêt-à-porter, chausseurs généralistes, vente par correspondance, grands-magasins, solderies…
(3) source : Insee, indice de chiffre d’affaires en valeur brut
(4) groupements de magasins indépendants sous enseigne (type Intersport, Sport 2000, Twinner, Skiset), franchises…
(5) entreprises intégrées à établissement multiple type Décathlon, Groupe Go Sport, Foot-Locker, Super Sport…
(6) magasins à l’enseigne exclusive d’une marque de sport type Lacoste, Quiksilver, Aigle, adidas, Nike, Dorotennis,…
RÉPARTITION PAR CIRCUITS DE DISTRIBUTION
| |
CA 2004 |
CA 2005 |
Evol. NC |
PDM |
| Intégrés |
4 065 |
4185 |
3% |
47% |
| Associés |
1 940 |
2000 |
3% |
23% |
| Monomarques |
215 |
235 |
9% |
2,5% |
| Indépendants |
130 |
130 |
0% |
1,5% |
| SS-TOTAL SPÉCIALISTES |
6 350 |
6 550 |
3% |
74 % |
| SS-TOTAL NON-SPÉCIALISTES |
2 440 |
2 340 |
-4% |
26 % |
| TOTAL MARCHÉ |
8 790 |
8 890 |
+1% |
100% |
PRÉCISION : le périmètre de marché et d’entreprises a fait l’objet d’un toilettage en 2005. Afin de conserver la comparabilité des historiques, le marché 2004 a donc été réévalué à 8 790 millions contre 8 725 millions précédemment.
Contact : André-Pierre Doucet - Tel +33 (0)1 44707790 - apdoucet@filieresport.com
The market of sports products in France
The market of sports products ended 2005 with a +1 % growth to 8.9 billion €. With +3 %, sports shops continue to draw the sector’s business. Non specialised distributors drop –4 %. The market share of specialists grows by 2 points 74 % vs. 26 % for non-specialists.
The market of sports products had to make do with a difficult context and a year 2005 with few sports events (which is not the case in 2006). The slow increase in household purchasing power exacerbated consumers’ choices rather in favour of digital products (telephones, mp3, photo, electronic games, internet…). Sales point attendance is satisfactory, but the erosion of the average price that started two years ago continued in sports like in many other consumption areas. The phenomenon mainly applies to clothes and shoes, whose sales increased in volume but decrease in value. Sports equipment trends seems better. Cycling continues to dominate the multisports trade (+7 %), though its average price has decreased. As was frequently observed these past years, stores offering a more balanced offer between clothes, shoes, - techniques and leisure – and equipment seem to have done better. Lastly, services including sky rentals still benefit by consumer attraction to novelties and rental as a whole.
In the family of specialised distributors, Buying Groups and Integrated Chains end the year with a +3 % growth. The rest of the business, i.e. 365 millions euros, was achieved by single-brand and independent shops. The former have a 9 % growth and opened approx. 50 shops during the year. Independent shops achieved no significant increase.
The business drop (-4 %) of non-specialised distributors is almost general in sports. This applies more particularly to supermarkets with predominantly food products, general shoe stores and mail order sales.
Lastly, since the beginning of 2006, the business was not good in sports shops. Spring collections were affected by the bad weather.