Denis Holtzwarth (Asics)

Denis Holtzwarth (Asics)

Denis Holtzwarth est nommé directeur commercial d’Asics France. Cette action intervient alors qu’Asics désire renforcer sa position en tant que marque de sport performance en France, annonce un communiqué du groupe japonais. (suite…)

Olivier Cantet

Olivier Cantet

Olivier Cantet, directeur général du fabricant de surf Rip Curl et président de Rip Curl Europe, quittera l’entreprise au plus tard le 30 juin 2013. Il quitte ainsi le troisième fabricant mondial d’articles de surf après une dizaine d’années passées dans le groupe et après avoir mis en route le recentrage de ses activités européennes.

 

A contre-courant des autres marques de surf, Rip Curl met l’accent sur la technicité. Sa collection hiver 2013/2014 se veut plus confortable et plus chaude, et surfe sur l’engouement pour ce sport, quelle que soit la saison.

« La collection 2013-2014 doit montrer que nous tenons nos engagements », déclarait Olivier Cantet, PDG de Rip Curl mardi 18 décembre 2012 lors de la présentation des nouvelles collections hiver de la marque.  Ces engagements : technique et innovation. Ce positionnement, centré sur les produits à usage essentiellement sportif, s’applique aussi bien à l’hiver qu’à l’été. « Alors que la pratique du surf est en constante augmentation en été, on assiste également à une montée du surf  en hiver, constatait-il. Nos produits doivent donc être de plus en plus chauds et imperméables ».

gum_layersAntiseries, nouvelle gamme urbaine masculine

Ainsi la marque à la vague proposera une combinaison avec une doublure comprenant 30% de plus de stretch pour gagner en légèreté. Avec quelques petits détails de poids, comme cette valve qui évacue l’eau de la combinaison sans la laisser entrer. Autre innovation que la marque compte bien étendre à ses vêtements avant et après surf ainsi que ceux de montagne, le cocona, à base de cette cendre de noix de coco qui facilite la diffusion de l’humidité dans le vêtement pour un séchage plus rapide. Rip Curl ambitionne d’étendre cette technologie sur toute la collection avant et après ski ainsi que sur les produits de montagne.

Alors que la marque réduit son offre lifestyle et streetwear, elle lance un nouveau segment d’application, à destination d’une cible urbaine, mais doté de caractéristiques techniques : veste déperlante, blousons à différentes épaisseurs, poches intérieure, matière extérieure en polyester, coutures étanchées par contre-soudures, etc. Baptisée Antiseries, la gamme est développée par l’Europe pour l’international et s’adresse essentiellement aux hommes. La marque ne propose pour l’instant qu’une vingtaine de produits par couleur, entre 130 et 200 euros.

La collection anti series intègre les fibres Cocona, à base de cendres de noix de coco

La collection anti series intègre les fibres Cocona, à base de cendres de noix de coco

De bons résultats globaux

Olivier Cantet a souligné cependant que « Rip Curl est d’abord une marque de surf, puis de sport, puis de glisse, qui propose une offre complète, dont la cible reste les 15/25 ans ». L’image de la marque doit d’ailleurs rester haut de gamme et technique. La marque a donc pris la décision de cesser certaines ventes sur internet dont les promotions trop nombreuses nuisent à son image. Aussi l’enseigne, qui compte 300 points de vente dans le monde, dont 50 en Europe (en propre ou en partenariat) a ouvert des magasins 100% technique dans le sud ouest de la France, à Anglet Plage et Hossegor. Ces magasins s’ajoutent aux cinq déjà existants dans cette zone. Un moyen pour la marque de trouver un modèle économique à proposer à de futurs affiliés.

Rip Curl a terminé son exercice 2011/2012 sur un chiffre d’affaires de 320 millions d’euros soit + 15% par rapport à l’exercice précédent. Cette croissance est due aux bons résultats du continent américain et de l’Asie du Sud-Est. L’Europe, avec un chiffre d’affaires de 75 millions d’euros, enregistre une baisse de 15%. La Scandinavie, l’Allemagne et l’Europe centrale enregistrent toutefois une nette progression. S’il n’a pas souhaité donner de précision, Olivier Cantet a annoncé un résultat global bénéficiaire et assuré que le plan de sauvegarde de l’emploi de juin 2012 n’avait pas modifié les objectifs commerciaux et d’innovation de la marque. La rumeur d’une possible entrée en Bourse de Rip Curl a également été écartée, contrairement « à d’éventuelles propositions de prise d’intérêt d’un nouvel actionnaire, encore à l’étude ».

Joël Clergiot

Le fabricant de surf Rip Curl a réalisé un chiffre d’affaires supérieur à 400 millions de dollars australiens (environ 320 millions d’euros) au cours de son dernier exercice, en hausse de 15 %. Toutes les régions sont en croissance sauf l’Europe, en baisse. Le résultat brut d’exploitation est bénéficiaire après restructuration. Les magasins en propre ont réalisé une progression de 14 % de leur chiffre d’affaires sur la période du 1er juillet au 4 novembre. Dans le surfwear, le groupe compte notamment sur une nouvelle collection “plein été”  qui sera en magasins à partir de mai.

Frédéric Basse, président d’Eurosima

En complément de l’article sur le marché du sport publié dans Filière Sport n°1, daté de novembre 2012, FiliereSport.com publie la traduction des principaux extraits du discours prononcé par Frédéric Basse, président de l’Eurosima, l’association de l’industrie européenne du surf, au gala de clôture du Surf Summit, tenu à Hossegor (Landes), les 27 et 28 septembre 2012.

Les écoles de surf ont fait une excellente année. Alors qu’elles travaillaient principalement deux mois par an, elles tournent désormais à plein régime pendant quatre à six mois. De nombreux enfants ont rejoints les clubs et les compétitions rencontrent un grand succès. Les marques techniques, celles qui font des produits destinés à la pratique, rencontrent un bon succès. Les ventes des magasins proches des plages ont été plutôt bonnes en août et septembre. Cela signifie que la base de consommateurs pratiquant le surf augmente. Quand vous avez la base de consommateurs, l’activité suit.

La fin d’un cycle économique

Le surf n’est pas en crise, seul le surfwear est en mutation. Au cours des 25 dernières années, cette industrie a connu des croissances de 5 à 25 % chaque année. C’est une performance absolument fabuleuse, mais tout cycle s’achève à un moment et c’est ce qui ce passe actuellement. En grandissant, nous sommes entrés en compétition avec les plus grands acteurs du marché. Ceux-ci ont même pris le surf comme source d’inspiration et des entreprises comme Abercrombie & Fitch, avec son enseigne Hollister, ont pris le surf comme une base de leur croissance.

Le chiffre d’affaires des entreprises ralentit, nous devons comprendre comme réorganiser nos entreprises, nous devons apprendre à segmenter les produits, nous devons apprendre comment rendre les jeunes consommateurs, que nous sommes en train de perdre en ce moment, excités par le surf. Nous traversons des temps difficiles mais il n’y a rien de dramatique. Certaines entreprises ont commencé à se réorganiser, avec de nouveaux dirigeants et deviendront plus fortes.

Marier la culture du surf et celle du management

L’industrie figure sur l’écran radar des investisseurs. Des entreprises sont à vendre. Toute industrie a vécu cela par le passé. Et nous ? Nous devrions être fiers, il n’y a pas tant de secteurs que ça qui intéressent les investisseurs. Nous avons fait du bon travail, nous avons créé la valeur de nos marques. Nous devons accepter le fait que les actionnaires veulent orienter leurs entreprises dans de nouvelles directions. Les nouveaux actionnaires marieront la culture du surf et de nouvelles façons de manager. La première à le faire a été Quiksilver et maintenant le mouvement se propage à de plus en plus d’entreprises.

La crise n’explique pas tout. Nous avons fait certaines erreurs. Ensemble, nous devons analyser ces erreurs afin d’éviter de les répéter. Les directeurs généraux de nos entreprises devraient venir partager leur expérience avec les jeunes qui se lancent dans le métier pour qu’ils ne répètent pas les mêmes erreurs. Nous ne devrions jamais oublier non plus ce que sont les valeurs du surf. Je pense que c’est une des choses que nous avons oubliées dans les temps euphoriques que nous avons traversés. Nous devrions nous fixer à ces valeurs.Le secteur du surf a été un exemple au cours des vingt dernières années de progrès et d’énergie, mais aussi pour notre fantastique style de vie. Nous ne devrons jamais l’oublier.”