Rapport WEF : vers un nouveau cap public-privé pour le sport
La priorité devient la coordination public-privé, à travers des coalitions structurées, capables d’agir à grande échelle.
Le WEF identifie notamment un besoin de passer d’une logique d’événements et d’équipements à une logique de politiques publiques intégrées, où le sport est traité comme un levier de santé, de cohésion sociale et d’aménagement urbain. Dans ce cadre, le rapport met en avant la nécessité d’aligner collectivités, acteurs économiques, financeurs, monde associatif et opérateurs d’infrastructures autour d’objectifs communs, mesurables, et financés dans la durée.
Une résonance directe avec le manifeste de l’UESC
En France, ce discours fait écho au manifeste « Pour une France active et sportive » porté par l’Union des Entreprises Sport & Cycle (UESC) en vue des municipales de 2026. L’organisation y défend une approche très proche de celle du WEF : faire de l’activité physique un enjeu transversal (santé, urbanisme, école, mobilités), et surtout sécuriser et accélérer les partenariats entre collectivités et entreprises.
Dans l’entretien publié par Olbia Conseil, Grégory de Radiguès, président de l’UESC insiste sur un verrou concret : la coopération public-privé existe déjà, mais elle reste trop souvent freinée par des cadres juridiques flous, une culture du risque côté collectivités, et une fragmentation des dispositifs.
Le même diagnostic, deux échelles
En résumé, le rapport du WEF pose un diagnostic mondial : le sport doit devenir une politique de transformation, pas un simple secteur. Le manifeste de l’UESC propose une traduction à l’échelle municipale : outiller les villes pour qu’elles puissent travailler efficacement avec les acteurs privés, au service d’une France plus active.
La Rédaction