keyboard_arrow_up
>
Economie
>
Economie

Le running est désormais une norme sociale

15/04/2026
Les données de l’édition 2026 de l’Observatoire du Running, dévoilées ce matin au salon Run’Experience de Paris par la commission running/trail de l’UESC confirment à la fois l’engouement durable pour la pratique et la solide dynamique économique du secteur.

Les résultats de l’édition 2026 de l'Observatoire du Running ont été présentés ce vendredi 10 avril au Parc des Expositions de Paris devant 200 personnes, dont les représentants des principales marques et de nombreux acteurs et distributeurs de la filière. Cet observatoire, qui croise 3 études distinctes et les analyses de près de 4500 pratiquants interrogés, est l’enquête de référence sur l'évolution de la pratique du Running. 

Les chiffres présentés ont démontré l’incroyable engouement pour la discipline. “Une année record”, selon le délégué général de l'UESC Virgile Caillet. Ainsi, 13,2 millions de Français déclarent avoir couru l’an dernier, soit un million de plus qu’il y a 5 ans. Autre tendance marquante exprimée par l’étude : 64% d’entre eux courent au moins une fois par semaine. “Le running n’est plus un phénomène de société, c’est désormais une norme sociale, inscrite dans le quotidien de millions de Français” illustre Virgile Caillet. 

Par ailleurs, la féminisation de la pratique se confirme, puisque 63% des néo-pratiquants (qui courent depuis moins de 2 ans) sont des femmes. Les chiffres présentés cette année ont également permis de mettre en avant de nouvelles tendances : un rajeunissement du peloton, une “professionnalisation” de la pratique amateur et de nouveaux usages digitaux et l’utilisation de l’IA dans la pratique.

Un rajeunissement du peloton qui impulse de nouveaux codes dans la pratique du running

44% des néo-pratiquants ont moins de 24 ans. Une tendance qui se confirmera dimanche sur la ligne de départ du Marathon de Paris qui rassemblera 60 000 coureurs, un record : “la croissance tirée par les jeunes et les femmes”confirme Antoine Courbon, head of digital d’A.S.O, organisateur de l’événement. La discipline n’échappe pas à la digitalisation : 41% des runners suivent un programme d’entraînement via une application mobile influenceurs tandis que 38% de ces néo-pratiquants utilisent d’ailleurs l’IA dans le cadre de leur pratique. 

75% d’entre eux suivent d’ailleurs des influenceurs running. Grand témoin de cette édition 2026, le coureur et influenceur Mustapha Salmi - 203K followers sur Instagram - confirme cette tendance : “le running est presque devenu un réseau social à part entière, sur lequel on est content de partager ses courses”. Mustapha incarne d’ailleurs l’émergence de cette nouvelle génération d’influenceurs non professionnels mais inspirants car ils “proposent du divertissement dans le sport”.

Une “professionnalisation” de la pratique amateur

Les chiffres traduisent aussi la forte implication des pratiquants dans leur approche à la discipline. Hygiène de vie (pour 81% des 25-34 ans), entraînement ou encore renforcement musculaire sont au coeur de leur préparation. 75% des néo-pratiquants participent d’ailleurs des courses dès leur première année de pratique. Avec différentes motivations : bien-être (55%), santé (50%), plaisir (42%), compétition (39%) ou encore poids (24%). 

Antoine Courbon, head of digital d’A.S.O, organisateur du Marathon de Paris qui débutera dimanche, le confirme : « Le running n’est plus un sport, mais une culture”. 

Un marché toujours en croissance

Alors que le commerce d’articles de sport enregistrait en 2025 une légère baisse de 0,3%, le marché du running, lui, a terminé avec une impressionnante hausse de 17%. Une progression qui n’est probablement pas terminée : deux tiers des runners souhaitent maintenir ou augmenter leur dépense en 2026, notamment dans l’équipement. 

La Rédaction

A voir également
  • Economie 20/01/2026
    L’escalade a-t-elle finie sa période de croissance ?
    Nombre de pratiquants et créations de salles : ces deux indicateurs marquent le pas en 2025 mais...
  • Economie 19/01/2026
    45,2 % des jeunes filles arrêtent le sport à l’adolescence
    « 45,2 % des jeunes filles (âgées de 13 à 20 ans) arrêtent le sport à l’adolescence malgré...
  • Economie 18/12/2025
    Une saison hivernale 2025/2026 de bonne augure
    Les réservations de début de saison 2025/2026 s’annonce globalement bien orientée, avec un...
  • Economie 18/12/2025
    Le sport, un poids lourd économique encore sous-estimé
    Souvent cantonné à sa dimension récréative ou sociale, le sport s’impose pourtant comme un...