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Comment protéger les mineurs des violences sexuelles dans le sport ?

06/03/2020
Suite aux révélations de violences sexuelles dans le sport via l’enquête Disclose, le renforcement de la protection des mineurs apparaît comme une nécessité. Retour sur un fléau bel et bien présent dans le milieu du sport, contre lequel les acteurs publics se mobilisent de plus en plus.

L’effet d’une bombe

Le 12 décembre 2019, l’ONG Disclose publie une enquête dénonçant les nombreux cas de violences sexuelles[1], bien souvent occultées, dans le sport. Avec près de 78 cas révélés (la plupart sur des enfants âgés de moins de 15 ans) dans 28 disciplines différentes, cette étude a fait l’effet d’une bombe. Elle s’en est suivie d’une libération de la parole des sportifs à l’initiative de Sarah Abitbol, multiple championne de France de patinage artistique, qui raconte dans Un si long silence, le viol qu’elle a subi par son entraîneur alors qu’elle n’avait que 15 ans.

Roxana Maracineanu, Ministre des Sports, s’est alors saisie du problème et a été à l’origine, le 21 février dernier, d’une Convention nationale sur la prévention des violences sexuelles dans le sport. L’objectif : mobiliser l’ensemble des acteurs du sport à la sensibilisation. A l’issue de quelques témoignages dont celui de Sarah Abitbol, des ateliers de travail ont été lancés avec les fédérations sportives, les services de l’Etat et des experts pour élaborer des recommandations d’ici mai 2020 et ainsi « co-construire un plan de prévention pour le mouvement sportif »[2].

Quels moyens pour protéger les mineurs ?

Le 26 février dernier, le sénateur Michel Savin (LR) a déposé une proposition de loi pour renforcer les dispositifs de protection des mineurs dans le sport. Le texte vise à muscler le contrôle sur les encadrants sportifs, en particulier les bénévoles, en instaurant un examen systématique des antécédents judiciaires, en élargissant le fichier à tous les délinquants sexuels, y compris ceux condamnés à moins de cinq ans d’emprisonnement, ou encore en interdisant totalement l’exercice d’un métier au contact de la jeunesse pour une personne condamnée par des faits d’infractions sexuelles.

En parallèle, le Sénateur propose d’augmenter les programmes de sensibilisation en rendant obligatoire la mise en place de séances annuelles de prévention et d’information au sein du parcours scolaire. Michel Savin recommande aussi de laisser le pilotage de cette action de prévention et de sensibilisation à l’Agence nationale du sport et aux conférences régionales du sport en particulier.

Pour l’heure, le texte a été déposé et devra donc être prochainement présenté au Sénat.

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