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Skidebrief : le bilan prudent d'une saison très positive

28/04/2026
Après une saison pleine pour une majorité de massifs et d'acteurs de la montagne française, les chiffres du traditionnel Skidebrief sont venus corroborer les impressions. Mais dans un contexte géopolitique et économique incertain, les leaders de l'écosystème entendent garder la tête froide.

Des chiffres, au global, tous au vert. Organisé comme de coutume par  l'UNION des entreprises sport & cycle, avec un nouveau format expérimenté à Grenoble, sur le salon Mountain Planet à Alpexpo, le traditionnel bilan de fin de saison hivernale accueillant les leaders de la montagne a livré ses chiffres et enseignements.

Et la satisfaction et les sourires étaient de rigueur après une saison, au global, pleine de décembre à mars-avril et marquée par une qualité d'enneigement bénéfique. Côté commerce, le chiffre d'affaires des magasins de montagne a gagné 6% a indiqué Jérôme Camps, président de la commission montagne de l'UESC.

Le taux de fréquentation des stations de montagne a atteint de son côté les 73% de moyenne, « soit 2,5 points de plus par rapport à l'an dernier, a mentionné Patrick Provost, président de l'ANMSM. Cela fait plusieurs saisons que nous progressons. La clientèle française se maintient, l'étrangère est en hausse avec deux périodes qui se démarquent : janvier, désormais véritable période à part entière (67% d'occupation) et mars qui a progressé encore cette année grâce à un bon enneigement et une belle qualité de neige. »

Sur les domaines skiables, le nombre de journées skieurs gagne 1%. Une note positive « d'autant qu'on était sur les bases d'une très bonne saison précédente donc la fréquentation est soutenue même s'il n'y a pas d'homogénéité sur nos massifs », commente Anne Marty, présidente DSF. Alpes du Sud et Pyrénées sont sur une très bonne saison, Savoie et Haute-Savoie égal et en légère progression. Les Vosges, le Jura et le Massif Central plus en retrait. »

Chez les « Rouges », on préfère parler en volume d'heures ESF, « plus parlant qu'en chiffre d'affaires » dixit son directeur, Eric Brèche. Elles sont en hausse de 2,18%, ce qui «  représente près de 110.000 heures
supplémentaires ».
 Le patron de l'ESF se félicite par ailleurs de continuer à créer des vocations, indiquant que près de 400 jeunes ont rejoint cette saison les rangs du syndicat national.

Progression, enfin, aussi, du côté du nordique qui, dans l'ensemble, a aussi profité d'un bel enneigement pour prolonger les ouvertures jusqu'en toute fin de saison. Marine Michel, présidente de Nordic France annonce une hausse de +2% du chiffre d'affaires des domaines nordiques (13,9M€) pour environ 2,8 millions de journées de skieurs enregistrées cette saison et, là encore, 
« après des chiffres déjà positifs pour la saison précédente. »

Des raisons d'être prudents pour autant

La montagne française clôt donc cette saison 2025/2026 sur une note globalement très positive. Pour autant, l'écosystème n'en reste pas moins prudent, refroidi évidemment par le contexte géopolitique international ou le contexte économique national. Jérôme Camps souligne, pour l'industrie et la distribution, des problématiques liées à la baisse de rentabilité qui, elle, ne suit pas la courbe des ventes. « Les entreprises gardent le pied sur le frein au niveau des investissements et si le bilan est très positif, la marge de manœuvre est délicate. » Le président de la Commission Montagne de l'UESC alerte également sur le poids de la masse salariale croissant pour les magasins de montagne, alourdi notamment par les 25% occupés par le logement saisonnier – un sujet toujours aussi prégnant et central dans les réflexions au même titre que le statut même des saisonniers-, tout autant que sur celui de la formation, coûteuse mais indispensable pour répondre à l'exigence croissante de la clientèle.

La clientèle justement, montre de son côté quelques signes de changement de consommation impactés par une baisse de pouvoir d'achat de l'avis des experts intervenus sur cette table ronde. Un constat d'autant plus vérifié pour la clientèle domestique. 
« On ne peut pas prédire le taux d'inflation pour la saison prochaine mais les salaires ne suivront pas forcément et cela peut poser problème pour le ski qui doit rester une pratique accessible aux classes moyennes. » s'inquiète Geoffroy Mercier, directeur général d'Auvergne-Rhône-Alpes Tourisme. D'où, la nécessité, en parallèle, de continuer à adresser la clientèle internationale « pour consolider un modèle robuste ». Une clientèle dont la fréquentation a été en hausse cet hiver dixit Patrick Provost.

La Rédaction

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