Alpes 2030 : une feuille de route environnementale
Cette feuille de route, dont la préparation avait été décidée par le Gouvernement lors du Comité interministériel des Jeux Olympiques et Paralympiques du 27 juin 2025, sera finalisée et présentée pour discussion à l’ensemble des parties prenantes (État, DIJOP, COJOP, SOLIDEO, régions hôtes, préfets des départements concernés, ONG, partenaires de la société civile) lors d’un prochain comité stratégique dédié, programmé « à la fin du premier trimestre 2026 ».
Cette feuille de route « a pour objectif de garantir la cohérence du projet olympique et paralympique avec les dispositifs existants de la planification écologique, et de préciser les modalités du suivi de sa mise en œuvre. Ces engagements serviront aussi de cadrage aux stratégies environnement du COJOP et de la SOLIDEO », indiquent les deux ministères. Elle repose sur huit enjeux clés : émissions, énergie, aménagement, écosystèmes et biodiversité, alimentation, eau, santé et économie circulaire.
« Nous voulons faire de ces Jeux des Jeux exemplaires sur le plan environnemental, et cette feuille de route montre que nous nous en donnons les moyens, que ce soit au niveau de l’État mais aussi des régions concernées, des services déconcentrés et de l’ensemble des élus locaux. Nous voulons que ces Jeux aient un héritage en matière de transport, de logement et de diversification des pratiques de la montagne. Nous travaillons à limiter l’impact de ces Jeux sur l’environnement montagnard, mais aussi à accélérer la transition des territoires de montagne pour les années à venir », déclare Mathieu Lefèvre.
« Cette feuille de route couvre un panel très complet, avec une prise en compte sous-jacente des catastrophes naturelles, puisque le milieu montagnard y est de plus en plus exposé. Des séances de travail intensives auront lieu avec l’objectif, à l’issue du premier semestre 2026, d’obtenir une feuille de route avec des objectifs et des métriques détaillés. Cela nous permettra non seulement de travailler en toute transparence, mais aussi d’avoir un suivi d’atteinte de ces objectifs », indique Marina Ferrari.
La Rédaction