Plus d’un quart de la population adulte mondiale (soit 1,4 milliard de personnes) n’a pas suffisamment exercé d’activité physique en 2016, ce qui les exposait à un risque accru de maladies cardiovasculaires, de diabète, de démence et de certains cancers, selon un nouveau rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). (suite…)

Matthieu Orphelin, député LREM du Maine-et-Loire, a remis à la ministre en charge des Transports, Elisabeth Borne, ce mercredi 20 décembre, un rapport sur les coûts et bénéfices bénéfices que pourrait engendrer une généralisation de l’indemnité kilométrique vélo (IKV). Le constat est sans appel.

Près de deux ans après la publication du décret la mettant en place, l’IKV a conduit à multiplier par deux le nombre de salariés cyclistes, dont le coût est immédiatement amorti par les retombées, notamment pour le budget de la sécurité sociale et en termes de réduction des arrêts maladies – pour les employeurs. Les données collectées “montrent que, s’il n’y a pas de caractère obligatoire, le nombre d’entreprises qui mettent en place l’IKV restera beaucoup trop faible“, établit le rapport. Celui-ci propose en conséquence de la rendre obligatoire pour tous les employeurs en moins de quatre ans, en commençant dès 2018 par une large appel à candidature « 1 000 employeurs pour l’IKV », dont les lauréat bénéficieraient d’un soutien opérationnel. Puis une extension de 201ç à 2021 à tous les employeurs, en commençant par les plus grandes entreprises, pour atteindre l’objectif de 1,4 million de salariés cyclistes en 2022.

 

DE VRAIS BENEFICES MAIS TROP PEU DE BENEFICIAIRES
  • Moins de 2% des actifs ont le vélo pour mode principal de transport pour se rendre au travail en 2015 (soit moins de 500 000 salariés). En comptant les salariés cyclistes occasionnels, la part modale du vélo est estimée à 3 %.
  • Là où elle a été mise en place, l’indemnité kilométrique vélo (IKV) a permis en moins d’un an de passer de 3% à 6% de part modale.
  • Les bénéfices de l’IKV sur la santé des salariés sont quantifiables : division par deux du nombre de salariés ayant une activité physique insuffisante, réduction des absences (-15% d’arrêts maladie pour un salarié cycliste) ; économies de soins pour la Sécurité sociale (126 €/an et personne), amélioration de la productivité grâce au bien-être…
  • En 2017, le nombre total de salariés dans les structures qui proposent l’IKV était de 150 000 environ au total, soit 0,5% des actifs (moins de 10 000 bénéficiaires). Seulement 85 entreprises ont mis en place une IKV dont seulement 3 entreprises de plus de 10 000 salariés.
  • Deux ans après la mise en place de cette mesure, moins de 1% des actifs français travaillent pour une structure qui propose l’IKV, contre 83% des actifs belges. Il est temps de changer de braquet !