Discipline en plein essor, le padel séduit au fil du temps de plus en plus de pratiquants (environ 50 000 en France), notamment encouragé par la Fédération française de tennis, détentrice de la délégation ministérielle depuis juillet 2014. L’équipementier Babolat apporte son soutien à la pratique en devenant partenaire officiel de la Fédération française de tennis pour le padel.

Ce partenariat entre la marque et la Fédération française de tennis s’étendra sur une durée de quatre ans (de 2017 à 2020). Dans le cadre de cet accord, Babolat accompagnera la pratique dite « loisir », en soutenant notamment la formation d’entraîneurs, mais aussi la compétition en parrainant les championnats de France, le classement ainsi que le circuit de tournois de catégorie « P100 » qui aura lieu jusqu’à décembre et se confluera par un Master à Toulouse. L’équipementier apportera également son soutien aux différentes équipes de France de padel avec une visibilité sur le maillot.

photo-piqPiq Sport Intelligence, start-up française spécialisée dans le sport connecté, a dévoilé lors d’une conférence de presse deux outils innovants. : une “intelligence artificielle (IA) autonome” capable de discerner les gestes des sportifs et un capteur haute performance pour collecter et transférer les informations.

Après deux ans de travail pour 67 employés et une levée de fonds de 13 millions d’euros, Piq est parvenu à « rendre l’intelligence dans le sport grâce à la technologie », selon Cédric Mangaud, cofondateur de la société. Il s’agit du premier système de compréhension autonome du geste sportif. Gaia est capable d’analyser et d’enregistrer les mouvements des sportifs, puis de les identifier de façon autonome avec une précision située autour des 98%. Pour rendre possible cette identification, l’IA a « appris à apprendre ». Les sportifs sous contrat avec les partenaires de Piq (Babolat, Rossignol, North et Mobitee) se sont entrainés avec le capteur haute performance de la start-up afin de permettre à Gaia d’avoir une référence étalon, indispensable à son auto-apprentissage.

L’analyse intelligente du mouvement grâce à la technologie

Si Gaia est capable d’optimiser les données, elle serait inutile s’il n’existait pas d’outil pour les mesurer. Le capteur Piq Robot est donc constitué de deux accéléromètres, d’un gyroscope, d’un altimètre et surtout d’un micro-processeur puissant qui n’analyse pas moins de 195 000 données par minute. Un petit écran situé sur le capteur permet ensuite d’avoir en direct des informations. Piq les appelle « winning factors ». Il s’agit des données positives qui divergent des mesures habituelles de nos performances. Piq a fait le choix totalement assumé de travailler sur les points forts des sportifs. L’écran indique donc votre « winning factor » du jour, comme par exemple un service plus rapide que d’habitude au tennis, et vous permet de le partager ou le comparer avec les autres utilisateurs de la technologie. Le but est de « créer le réseau social de la performance ».

Des ambitions locales et internationales

L’entreprise, qui a des locaux aux Etats-Unis, à Taiwan et en France commercialise aussi ses produits en Espagne, Allemagne, Japon et Australie. Si la start-up française souhaite gagner des parts de marché au niveau local, son ambition avouée est de conquérir l’Asie, très friande de ce genre d’innovation. Un premier pas devrait aider Piq à accélérer son ouverture vers l’Asie puisque la société sera présente au CES Las Vegas 2017 qui est le plus grand salon de l’innovation technologique au monde.

Principale association du sport scolaire, l’UNSS est une porte d’entrée vers le monde enseignant et une vitrine auprès des jeunes pratiquants. Filière Sport a enquêté sur cet enjeu bien compris par certaines marques et enseignes.

A lire également dans Filière Sport n°35 : une interview du basketteur Nicolas Batum, ambassadeur de l’année du sport à l’école 2015-2016.

BABOLAT POP - copie 2Deux ans après le lancement de sa raquette Play la marque française vient de présenter, à l’US Open, un bracelet connecté dédié au tennis. Baptisé Babolat Pop, il sera commercialisé à partir de la semaine prochaine aux Etats-Unis et du 1er décembre 2015 en Europe. 

En Europe, le bracelet sera disponible en précommande sur une plateforme dédiée dès le mois d’octobre. « Cette plateforme, qui est une première pour nous, ne fera que de la préréservation, toutes les ventes passeront par les magasins », tient à préciser David Gire, directeur commercial France de Babolat. Ainsi, le réseau de distributeurs de la marque sera préservé et encouragé à distribuer le produit.

Un public plus large

Fourni par la start-up PIQ, Pop est un capteur associé à un bracelet textile qui permet de mesurer le nombre de coups droits, de revers et de services ainsi que les effets, la puissance, la durée des échanges et le nombre de coups par minute. En localisant la prise de mesures au niveau du poignet, et non plus dans la raquette, Babolat entend « offrir une expérience connectée à tout joueur, indépendamment de son niveau, du type ou de la marque de la raquette et du niveau du joueur », explique Jean-Marc Zimmermann, chef de projet « Connected players experience » chez Babolat. Le bracelet est associé à une application communautaire ludique qui permettra notamment à chaque utilisateur de lancer des défis à ses amis.

“Porte d’entrée vers le connecté”

Vendu 89,95€ prix conseillé, contre 299€ minimum pour la Play, Pop se révèle complémentaire à la raquette tant en termes de prix que d’usages. Plus orientée performance, la Play donne en effet accès à des informations plus techniques, tels que la localisation du point d’impact de la balle sur le tamis ou la vitesse de service et la détection des volées, intégrées dans la dernière version de l’application. Une passerelle entre le bracelet et la raquette est cependant ménagée via l’application Play, où les joueurs Pop apparaîtront dans le classement mondial… Pop, qui cible notamment la clientèle des juniors, se définit ainsi comme une « porte d’entrée dans le tennis connecté », explique David Gire. Le bracelet bénéficiera en conséquence d’un réseau de distribution plus large que la Play, dont la diffusion (160 point de vente en France) reste sélective.

PURE DRIVE 2015 SWEETSPORTVingt ans après le lancement de sa première raquette de tennis, la Pure Drive, Babolat la fait évoluer. La nouvelle technologie « FSI » tient compte des enseignements tirés des premiers tests de la raquette connectée Babolat Play.

Selon le fabricant lyonnais, les données collectées par la Play auprès de nombreux joueurs font  apparaître une zone d’impact de la balle plus haute que le centre traditionnel de la raquette. La nouvelle Pure Drive intègre en conséquence une technologie dite Frame String Interaction Technology (FSI), composé d’un plan de cordage plus resserré sur le point d’impact et d’un système qui augmente le temps de contact balle/cordage pour plus de contrôle et de confort. Millésimée 2015, la nouvelle Pure Drive sera disponible à partir du 1er décembre.

ERIC BABOLAT & BABOLAT PLAY 1 copieA quelques semaines du lancement de la raquette Babolat Play en France. Eric Babolat, PDG de l’entreprise éponyme, explique les enjeux de cette “première raquette de tennis connectée” à Filière Sport. Interview.

(suite…)

BABOLAT PLAY copieIntroduite en décembre 2013 aux Etats-Unis, la raquette Babolat Play arrive en mai prochain dans les magasins français et européens, avant une diffusion au reste du monde d’ici la fin de l’année. L’aboutissement d’un projet de longue haleine pour Babolat, qui vise ni plus ni moins à donner une nouvelle dimension au tennis.

Concrètement, Babolat Play associe une raquette dotée de capteurs permettant de collecter des informations pendant le jeu, à une application iPhone et Android gratuite. Côté cadre et cordage, rien ne change, il s’agit d’une Babolat Pure Drive, modèle le plus vendu de la marque, choisi pour sa polyvalence. La véritable révolution réside dans la technologie insérée dans le manche, développée par la société grenobloise Movea, pour laquelle dix ans de recherche et de tests ont été nécessaires. Pour loger les composants électronique sans augmenter le poids de la raquette (300 g), Babolat en a simplement retiré les 20 g de lest. L’autonomie de la raquette est de 6 à 8 heures, la recharge se faisant en 3 heures par la prise USB intégrée dans le manche.

Une application intuitive et ludique

BABOLAT PLAY MANCHE OUVERT LED - copieLes données collectées portent sur pratiquement toutes les facettes du jeu : type et nombre de frappes, effets, zone d’impact de la balle, temps de jeu, puissance, régularité, nombre d’échanges… Manquent seulement à l’appel les coups à la volée, indétectables pour le moment avec ce système et, la vitesse de balle, pas assez fiable. Une fois le jeu terminé, les informations sont téléchargées par prise USB ou connexion sans fil Bluetooth sur l’application. Intuitive et ludique, celle-ci, présente au joueur une représentation graphique de son jeu, lui permet de passer différents niveaux à la hausse ou à la baisse, de partager et comparer ses performances avec les autres utilisateurs.

 Distribution sélective

Vendue 399 € en Europe (399 $ aux Etats-Unis), soit le double du prix d’une Pure Drive non connectée, la raquette a été lancée dans une cinquantaine de points de vente outre-Atlantique et 260 en Europe, dont une centaine en France. Ces magasins de sport de tous formats (spécialistes tennis, multisports, sites internet), ont ont signé un contrat de distribution sélective, qui garantit notamment que la solution sera expliquée au client. Une distribution triée sur le volet qui n’empêche pas Babolat d’afficher de grandes ambitions. « Tous nos modèles ont vocation à devenir des raquettes connectées. Avant dix ans, tous les joueurs joueront avec une raquette connectée. », prédisait Eric Babolat, PDG de l’entreprise éponyme lors de la présentation de la raquette à Roland Garros, jeudi 13 mars dernier (pour lire son interview, cliquer ici). Aux Etats-Unis, la Babolat Play se serait déjà vendue à quelque 3 000 exemplaires et la moitié des magasins l’ont réassortie. Homologuée par la Fédération Internationale de Tennis, la raquette pourra aussi être utilisée en compétition. Babolat n’annonce pour l’heure aucun nom mais il est certain que son adoption par un champion maison serait un véritable accélérateur de ventes…

La marque française Babolat étend son partenariat avec le tournoi de Wimbledon en devenant la marque officielle de raquettes, bagagerie et accessoires à partir du 1er janvier 2014. Babolat était déjà partenaire officiel de Wimbledon pour les chaussures.

Redisport270613Ils étaient encore 32, ce jeudi matin 27 juin à Paris pour parler de l’avenir du secteur sport et de sa modernisation. Les patrons et représentants des principales marques et enseignes de sport (*) ont pu faire un nouveau point sur l’avancement des travaux collaboratifs ECR Sport et l’activité de la plate-forme automatisée REDISport.

Grâce à l’adhésion d’ECR Sport à ECR France, le chantier « indicateurs partagés » rendra ses premiers délivrables dès le mois d’octobre prochain. Côté automatisation des échanges, l’assemblée s’est félicitée d’une augmentation significative des flux depuis 6 mois : 30 % d’abonnés en plus, doublement des catalogues téléchargés et 6 fois plus de commandes échangées pour un total de 38 000 messages sur les 12 derniers mois. Enfin, l’arrivée d’une dizaine de nouveaux abonnés sur la plate-forme a été programmée pour la fin de l’année.

Quelques réactions prises à chaud par l’équipe de Filièresport à la sortie de la réunion :

Alain Pourcelot, Adidas (abonné REDISport) : « Le projet avance de façon concrète et je m’en réjouis. Je tiens sincèrement à féliciter tous les acteurs qui contribuent à cet avancement ».

Stéphane Grimault, Groupe Royer (pas encore abonné) : « Nous partageons la vision du projet. Chez nous, il n’y a plus qu’à desserrer le frein à main pour la mise en œuvre concrète ».

François Bouche, Intersport (abonné) : « Les fondamentaux sont présents, la dynamique est bonne, l’outil est en ordre de marche. Je souhaite maintenant que la montée en charge se fasse vite. »

Eric Dexperts Lestapis, Na Pali Quiksilver (pas encore abonné) : «  Cette réunion m’a permis d’avoir une bonne vision de l’initiative et le témoignage d’autres marques abonnées est un bon élément pour nous pour aller de l’avant. »

Fabien Ratisseau, Nike (abonné) : « Une grosse énergie se dégage du projet au sein d’un secteur qui conserve une belle marge de progression. »

François Benaben, Skis Rossignol (pas encore abonné) : « J’ai apprécié cette rencontre. REDISport est l’avenir du secteur. Il faut y aller. Une fois hiérarchisées nos priorités, à nous de mobiliser les ressources en interne. »

Yannick Morat, Sport 2000 (abonné) : « Nous attendons maintenant l’arrivée de nouveaux fournisseurs sur REDISport. On est tous convaincu de l’intérêt de l’outil et plus on sera nombreux, plus il sera efficace. »

* Adidas, Asics, Babolat, Columbia, Groupe Go Sport, Groupe Royer, Head, Intersport, Kappa, Le Coq Sportif, Mizuno, Nike, Puma, Na Pali Quiksilver, Skis Rossignol, Sport2000, The North Face.

Bernard Joannin (Intersport) : "le category management est inéluctable dans le sport"

Bernard Joannin (Intersport) : “le category management est inéluctable dans le sport”

A en croire les participants à une table ronde organisée par la Fédération française des Industries Sport Loisirs (Fifas), le 25 juin dernier, et animée par Pierre-Louis Radius, le directeur général d’Amer Sports Europe du Sud, les conditions sont réunies pour permettre un essor du category management dans le commerce de sport. David Gire, directeur commercial France de Babolat, a ainsi rapporté les effets positifs de la mise en œuvre de cette forme de collaboration entre fournisseurs et distributeurs sur le rayon tennis de Go Sport, menée depuis 2010. L’enseigne, explique-t-il, « avait décidé que le tennis devenait stratégique mais ne savait pas s’en occuper ». Elle a donc « donné les clés du linéaire » à Babolat en matière d’assortiment,  de merchandising, formation et d’échanges de données. Résultat : « Ça coûte au départ en moyens humains et en coopération commerciale mais au bout du compte, ça rapporte. Et cela change la relation : on passe d’une réunion par an avec le distributeur à 12 réunions », relate David Gire. Des réunions où l’on ne parle pas de tarifs… Un vrai changement dans les relations fournisseurs distributeurs.

Un partage des tâches à définir

L’exemple de Go Sport et Babolat décrit la forme la plus aboutie de category management, celle où « un distributeur nomme un fournisseur capitaine de catégorie, lequel va gérer entièrement le rayon », explique Dominique Ferré du cabinet d’avocats Fidal. Il existe des formes moins élaborées, où le distributeur ne désigne pas de fournisseur chef de file et garde la main sur les décisions. Une formule qui a la préférence de Bernard Joannin, le patron du groupe Prosport (25 magasins Intersport en France) : « chez nous, le capitaine, c’est moi ! Le fournisseur légitime sur une catégorie au niveau mondial doit donner l’élan mais l’organisation, c’est le distributeur qui la donne. ». Déléguer la gestion d’un rayon comporte en effet un risque reconnu par Olivier Geoffroy-Château, category manager chez Black & Decker, invité à partager son expérience dans le bricolage : « Quand vous prenez les clés d’un rayon, vous êtes tentés de favoriser votre marque lorsque deux produits sont identiques et répondent au même besoin et au même prix… Mais il faut rester crédible et le distributeur en est conscient. »

Un outil de fidélisation

Ces réserves n’empêchent pas Bernard Joannin de considérer l’essor du category management comme « inéluctable » dans le sport. « Nous devons développer le category management autour de chaque univers. Cela nous oblige à nous tourner vers le désir du consommateur avant de penser rentabilité. » Cela suppose, certes, de « trouver le juste arbitrage entre les moyens mis en œuvre par le fournisseur et le distributeur, par exemple en faisant appel à des consultants. Mais les industriels et les distributeurs vont être obligés d’écrire cette histoire ensemble ». La clé d’entrée, confirme Olivier Geoffroy-Château, « c’est le shopper. Avant le chiffre d’affaires était le moteur du marché. Aujourd’hui, le category management est un outil de fidélisation et de différenciation ». Une réalité qui s’applique aussi au secteur du sport.

La marque de tennis rompt avec les codes bien sages du tennis pour filer la métaphore guerrière. Osé.

Nadal muni d’une raquette lance-flamme, Tsonga équipé d’une balle géante bombe, Li Na qui brandit une raquette katana ou encore Samantha Stosur qui menace avec une raquette fléau : voici le contenu pour le moins décalé de la nouvelle campagne de communication de Babolat (cf. visuel en bas de la page). La stratégie ? Dépoussiérer les codes conventionnels du tennis en flirtant avec le vocabulaire du sport, qui recycle volontiers le vocabulaire militaire, et se positionner comme une marque décalée, jeune, combative et transgressive.


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Pendant toute la durée du tournois, les ramasseurs de balles fouleront le gazon londonien avec des chaussures Babolat.

Les deux modèles dessinées pour Wimbledon bénéficient de semelles élaborées à partir des matériaux Revax et Eva light pour une meilleure adhérence au sol.

Le spécialiste du tennis Babolat remporte Wimbledon ! Du moins sur le marché des fournisseurs officiels. Dès le 1er janvier 2013, les ramasseurs de balles fouleront le gazon londonien avec des chaussures de la marque, pendant toute la durée du tournoi. L’accord, dont les prémisses datent de juillet dernier, a été signé pour une période de cinq ans. La marque lyonnaise a conçu pour l’occasion une gamme de deux modèles, SFX et Drive, aux couleurs du tournoi (blanc, vert et mauve), en partenariat avec les ingénieurs de Michelin. Les deux modèles bénéficient de semelles élaborées à partir des matériaux Revax et Eva light pour offrir une meilleure adhérence au sol en réduisant les pressions sur la partie intérieure du pied. Bénéficiant d’une innovation technologique plus avancée, le modèle SFX est également doté de systèmes d’amorti du talon (Kompressor System) et de réduction de l’abrasion sur les zones d’usure (S-Shield system).

A partir d’avril 2013, les SFX (prix public indicatif : 115 euros) et la Drive (PPI : 70 euros) seront également vendues dans des boites Wimbledon comme produits officiels du tournoi.