A l’occasion du lancement de la seconde édition de la semaine Nationale des Ecoles de Rugby (15 – 23 septembre 2018), Bernard Laporte, président de la FFR, en visite au RC Amiénois, a annoncé une série de mesures destinées à mieux prévenir les blessures des joueurs. 

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D’après une récente étude de la société de conseil Deloitte, l’organisation de la coupe du monde de rugby 2023 aurait un impact économique potentiel de 2,4 milliards d’euros pour la France.

Événement majeur du calendrier sportif mondial, la Coupe du monde de rugby fascine des millions de spectateurs tous les quatre ans. L’édition 2019 aura lieu au Japon. La France est candidate à l’organisation de celle de 2023 face à l’Afrique du Sud, à l’Italie et à l’Irlande. Le cabinet Deloitte estime qu’elle attirerait sur le sol français pas moins de 450 000 visiteurs étrangers pour un ou plusieurs matchs (il y en aura 48 au total). Il estime le taux de remplissage des stades à 94% pour un total de plus de 2,3 millions de billets vendus. Les dépenses liées au tourisme et à l’organisation auraient un impact direct total évalué entre 0,9 et 1,1 milliard d’euros. L’événement devrait aussi permettre de créer ou conserver entre 13 000 et 17 000 emplois. Pour connaître le nom de l’organisateur, il faudra encore patienter un petit peu puisque World Rugby annoncera le pays élu le 15 novembre prochain.

Candidature Coupe du Monde de RugbyLe président de la Fédération française de rugby (FFR), Bernard Laporte, a annoncé la candidature de la France pour l’organisation de la Coupe du monde 2023, à trois jours du match de contre l’Écosse.

Il y avait du beau monde à la conférence de presse organisée sur le quai Javel Haut de la Seine, hier soir à Paris. Le « gratin » de l’ovale – Dimitri Yachvili, Sébastien Chabal, Frédéric Michalak, Pascal Pape ou encore Dimitri Szarzewski… – se devait d’être présent pour l’événement. Dans une ambiance chaleureuse et décontractée, la conférence a débuté sous les applaudissements des nombreux journalistes présents.

C’est bien évidemment Bernard Laporte, président de la FFR depuis décembre dernier, qui a ouvert le bal : « cette organisation de la Coupe du monde permettra à la France d’avoir un rayonnement à l’échelle internationale ». Juste après l’intervention de l’ex-entraineur de l’Équipe de France de rugby à XV et ancien secrétaire d’Etat aux Sports, quatre actuelles têtes d’affiche du rugby français sont montées sur scène, en commençant par les jeunes femmes Fanny Horta et Camille Grassineau, respectivement capitaines de l’Équipe de France à 7 et à 15, suivies par leurs homologues masculins Terry Bouhraoua et Guilhem Guirado.

Un enjeu économique et sportif

Claude Achter, directeur de la candidature, n’a pas cherché à minimiser ses ambitions : « nous ne sommes pas pour perdre, mais pour gagner ». L’enjeu est économique : lors de la Coupe du monde 2007, la Fédération française de rugby avait engendré 200 millions d’euros de bénéfices. Et la Coupe du monde 94 % des recettes de la Fédération mondiale de rugby, ce qui permet de financer le développement de la discipline. Candidat sérieux au « graal », la France sera notamment en concurrence avec l’Irlande. Elle compte mettre en avant sa capacité d’accueil (85 millions de touristes en 2016), des aménagements en matière de transports (la Fédération projette de mettre en place avec la SNCF des bus électriques pour ne pas augmenter le taux de CO2) et son savoir-faire, en matière d’organisation de Grands événements internationaux.