Biarritz ©FilièresportL’International Surfing Association (ISA) a rendu son verdict : la France organisera les prochains World Surfing Games (WSG) en mai-juin 2017, sur le site de Biarritz Pays Basque, qui regroupe les communes de Biarritz, Bidart et Anglet.

Il s’agit d’une nouvelle consécration pour Biarritz : la cité balnéaire avait déjà organisé les championnats du monde de surf des nations en 1980 et fêtera l’an prochain les 60 ans de l’apparition de la discipline sur ses plages. La ville hôte des WSG a été choisie par la commission d’étude et d’évaluation des candidatures de la Fédération française de surf et la société Olbia Conseil, face à la communauté de communes Maremne Adour Côte Sud (40). Vitrine de premier plan pour le surf, les championnats du monde s’inscrivent dans un calendrier porteur, puisque la discipline figurera pour la première fois au programme des JO en 2020 à Tokyo. « Les ISA World Surfing Games seront un aperçu de ce que sera le surf aux JO de Tokyo », se félicite ainsi Fernando Aguerre, président de la fédération internationale de surf.

Laisser un héritage pérenne en attendant 2024

En organisant cette compétition quelques semaines avant la désignation de la ville hôte des JO 2024, prévue en septembre 2017, à l’organisation desquels Paris est candidate, la fédération française de surf entend par ailleurs laisser un héritage pérenne et accélérer son développement. « Les communes accueilleront les meilleures nations du surf mondial, qui devront démontrer leur plus haut niveau pour commencer à entrer dans les critères de sélection pour les JO 2020. La dynamique que cette aventure sportive impulsera pendant les sept prochains mois consolidera la place de notre discipline », commente Jean-Luc Arassus, président de la Fédération française de surf.

 

Après Strasbourg, Blagnac et Château-Thierry, la ville de Biarritz lance à son tour une expérience pilote de prescription médicale d’activité physique et sportive. Mais le programme va plus loin que les tests précédents en visant, non pas les malades, mais les personnes trop sédentaires.

Orchestré par l’association Biarritz Sport Santé (BSS), le programme vise en effet « la prévention primaire, c’est-à-dire qu’elle s’adresse à des gens en bonne santé pour essayer de traiter ou prévenir la sédentarité », a expliqué le professeur Gérard Saillant, président de BSS, ce 19 mai lors d’une présentation du programme au siège parisien du Groupe Pasteur Mutualité, partenaire de l’opération. Concrètement, il reviendra aux médecins, de proposer à ceux de leurs patients qui en auraient besoin, un « parcours d’activités physiques ».

Une chaîne continue du médecin à l’association sportive

Ce parcours commence par la remise d’un podomètre et d’un “Pass’Sport Santé” au patient, qui lui permettra d’établir un bilan d’activité au bout d’une semaine, sous forme d’un entretien d’évaluation avec le médecin. Ce dernier pourra ensuite orienter le patient vers une activité libre ou en club, précédée si besoin par un entretien de 1h30 avec un éducateur médico-sportif employé par BSS et chargé d’établir un programme sportif adapté, d’une durée de 12 semaines. Les programmes sont mis en œuvre par des associations sportives partenaires. Le système repose ainsi sur une chaîne continue du médecin au club de sport, dont tous les intervenants, corps médical compris, ont reçu une formation ad hoc.

Des partenaires privés en première ligne

Une trentaine de médecins se sont portés volontaires pour participer au projet. Ils reçoivent une rémunération de 25 € pour l’entretien d’évaluation de sédentarité. Le patient s’acquitte de son côté d’une participation de 10 € auprès de l’association sportive, qui reçoit par ailleurs de BSS un forfait de 50 € par participant. A noter que le programme est très largement financé par des partenaires prives, tels Pasteur Mutualité ou encore Chèque Santé (qui gère le porte-monnaie électronique du système tout en soutenant financièrement le programme).

Premier bilan dans six mois

Cette expérience pilote, qui pourrait atteindre 250 à 500 bénéficiaires, sera menée pendant six mois avant de faire l’objet d’une évaluation. Elle est suivie avec intérêt par la Commission Santé du CNOSF et par Valérie Fourneyron, médecin, ex-secrétaire d’Etat aux Sports et députée, qui vient de faire inscrire dans le projet de loi Santé en cours d’examen au Parlement, le développement de la pratique régulière d’activités physiques et sportives comme un des outils de la politique de santé.