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William Koeberle (CdCF)

Après 11 années à la tête du Conseil du Commerce de France (CdCF), Gérard Atlan passe le relais à William G. Koeberlé, 59 ans, élu président lors de l’assemblée générale qui s’est tenue le 7 juin 2016.


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Filiere_REP_et_recyclageA l’approche de la conférence COP21 sur le climat, la commission Environnement du Conseil du Commerce de France (CdCF), qui rassemble les fédérations professionnelles du commerce, a publié 12 propositions pour améliorer le recyclage et la valorisation des déchets.

Ces propositions sont regroupées dans un document qui vient d’être communiqué à Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie, du développement durable et de l’énergie, par Gérard Atlan, président du CdCF et Pierre Gogin, président de la commission Environnement du CdCF et de la FPS. Elles portent pour l’essentiel sur l’amélioration des filières dites “REP” (Responsabilité élargie du producteur).

17 millions de tonnes de déchets

Créatrice de la Responsabilité élargie du producteur, qui impose aux fabricants, importateurs et distributeurs de contribuer au retraitement des déchets provenant de leurs produits, la France compte en effet 22 “filières REP” de collecte et de traitement, dont 14 sont obligatoires. Elles concernent 17 millions de tonnes de déchets par an. Les contributions annuelles des entreprises pour ces filières REP représentent 1,2 milliard d’euros, dont la moitié est acquittée par les commerçants.

Demande de transparence

Parmi les propositions du CdCF, figurent une demande d’harmonisation et de transparence dans les modalités de contrôle des entreprises contributrices, une meilleure représentation du commerce dans la gouvernance, ainsi que l’exonération de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères pour les entreprises qui assurent elles-mêmes la collecte et la gestion de leurs déchets.

Magasins physiques, smartphones et « big data » auront partie liée dans la réinvention du commerce de demain, selon les experts et professionnels qui s’exprimaient ce matin aux Etats généraux du commerce 2015, organisés à Bercy par le Conseil du commerce de France (CDCF).

Placée sous le haut parrainage de Carole Delga, secrétaire d’Etat en charge du Commerce, la conférence a réuni quelque 400 personnes autour du thème « Numérique, le commerce fait sa révolution ». Une révolution qui,  malgré la croissance d’internet, n’exclura pas formellement les « espaces physiques de vente », selon Patrick Brunier, délégué général du Pôle de compétitivité des industries du commerce (PICOM). « Nos études confirment qu’il y a une pluralité des parcours d’achat des clients », explique-t-il en effet. Toutefois, à l’ère du numérique, ces parcours d’achat obligent le commerçant à une «  continuité de service » car si le point de vente n’est pas accessible en tout lieu et à tout instant, « un autre prendra sa place ».

Les perspectives de l’internet des objets

Dans cette évolution, l’internet des objets sera un « accélérateur de nouvelles opportunités pour le commerce ». Darty, par exemple, propose déjà un « bouton » d’assistance à domicile, qui permet, via le smartphone, d’entrer en relation avec le SAV de l’enseigne et pourra devenir demain le vecteur de diagnostics et maintenances de produits à distance. Selon Patrick Brunier, il existe aujourd’hui dans notre environnement familier 200 objets susceptibles d’être connectés à court terme.

Le mobile au service de la relation client

En magasins, les tablettes et smartphones sont déjà des outils opérationnels au service de la relation vendeur-client, permettant de récupérer l’historique d’un client, de le conseiller ou de réaliser tout ou partie de l’encaissement. Chez Decathlon, la start-up Ubudu, soutenue par le PICOM et en démonstration aux Etats généraux, teste un système de capteurs permettant de suivre, dans le magasin, le parcours d’un client ayant téléchargé une application ad hoc sur son smartphone, et de lui envoyer toutes sortes de notifications au fil de sa progression. Le système a même la capacité d’enregistrer des informations sur celui-ci.

Du Big Data au Smart Data

Reste qu’il n’est pas si simple de suivre le client à la trace. Cela suppose en effet de remettre en cause des organisations en silo et notamment d’abattre le cloisonnement, encore fréquent, entre systèmes d’information internet et magasins. « Le Big Data (traitement de grandes masses de données, NDLR) nous offre cette opportunité », assure Gilles Karolkowski, directeur Retail cher Intel. A l’inverse, William Prost, directeur du développement des entreprises de la Chambre de Commerce de Paris, considère que le Big Data “reste expérimental” et appelle de ses voeux un « Smart Data, une analyse fine des données clients » à des coûts qui resteraient accessibles. La condition pour que, comme le veut Carole Delga, la révolution numérique devienne véritablement « un levier de croissance pour les pour les commerçants ».

Pierre Gogin, président délégué de la FPS

Pierre Gogin, président délégué de la FPS

TRIBUNE – Pierre Gogin, président délégué de la FPS et Vice-Président du Conseil du Commerce de France, s’exprime à nouveau sur le débat actuel du repos dominical, qui, selon lui, génère trop de démagogie et de désinformation. Il considère que, même s’il ne règle pas tout, le projet de loi Macron devrait obtenir le soutien du plus grand nombre de Français.

 « Tout d’abord, le projet de loi ne concerne que l’ouverture des commerces de détail certains dimanches ou dans certaines zones. Il n’a pas pour objectif la remise en cause du repos dominical comme certains syndicalistes ou parlementaires tentent de nous le faire croire.

Car, oui, la règle du repos dominical doit être préservée. Pour un minimum de vrais repas en famille, pour les loisirs, la culture, pour la pratique sportive. Le dimanche fait très bien l’affaire et les jours de travail le dimanche doivent rester les exceptions à cette règle. Les dérogations doivent alors s’accompagner de contreparties pour les salariés concernés et de leur volontariat. Des accords de branche ou d’entreprises fixeront ces modalités qui devront toutefois être adaptées aux diverses situations des entreprises. Car on ne peut pas mettre sur le même registre des contreparties une grande surface urbaine et un commerce saisonnier de montagne indispensable à la pratique du ski.

Ensuite, cette règle du repos dominical ne peut aucunement être absolue et générer des inégalités. La permanence des travailleurs des services publics (hôpital, sécurité, transports…) tout comme ceux de certains services marchands (spectacles, restauration, hôtellerie…) n’ont jamais été et ne doivent être remis en cause. Il faudrait d’ailleurs s’interroger davantage sur l’inégalité croissante entre ces différentes offres de services marchands du dimanche.

En France, le dimanche, on peut « acheter »  un pastis au comptoir, un repas dans un resto ou une chambre d’hôtel, un meuble, une perceuse, une plante mais pas un vélo ; une séance de cinéma, une séance de piscine… mais pas le maillot de bain!

En France, le dimanche, Amazon.fr peut vendre tout ce qu’il veut, quand il veut, et livrer aussi, mais le petit commerçant de quartier lui ne le peut.

Loin de remettre en cause la règle du repos dominical, le projet de loi Macron propose ainsi de donner un peu plus de liberté au commerce de détail, de continuer d’adapter une vieille législation (origine 1906 !) et du coup de permettre à des commerçants français, s’ils le souhaitent, de tenter de résister un peu mieux au tsunami des pure players d’Internet, qui, eux ne connaissent pas de jour de fermeture ! Donner la possibilité d’ouvrir jusqu’à 1 dimanche par mois en moyenne (12 sur 52) répond à cette exigence. Faciliter les ouvertures des commerces dans les zones dites touristiques et les grands lieux de transit comme les gares répond à une autre besoin : accueillir correctement les touristes de la première destination mondiale tout en créant des emplois.

Assouplir très (trop peut-être) prudemment la législation sur le repos dominical tout en protégeant les salariés et avec l’objectif de créer des emplois : le monde patronal, syndical et politique devrait davantage soutenir le projet de loi Macron et dépasser ainsi les dogmatismes de tous bords. »


La Commission mixte paritaire a adopté le texte du projet de loi relatif à l’artisanat, au commerce et aux TPE. L’article 23 quater qui prévoyait de remplacer la notion de surface de vente par celle de surface de plancher pour le déclenchement de la procédure devant les CDAC et inquiétait le Conseil du Commerce de France, a été supprimé.

 

Gogin Cazeneuve LeclercMercredi 26 mars, à l’issue du conseil d’administration du Conseil du Commerce du Commerce de France, Guy Leclerc et Pierre Gogin de la FPS (Fédération professionnelle des entreprises du sport et des loisirs), ont déjeuné avec Bernard Cazeneuve, Ministre du Budget. Les échanges ont notamment porté sur le pacte de stabilité, les allègements fiscaux pour les entreprises, l’évolution de la fiscalité locale (Tascom, réforme des valeurs locatives) et les ordonnances de simplification. Dans ce cadre, Guy Leclerc a demandé une simplification du formulaire des échanges de biens, qui accompagne les déclarations de détaxe de TVA.

Réduc PrixLe Conseil du Commerce de France (CdCF) vient d’éditer un petit guide sur la réglementation des « réductions de prix ». Selon Guy Leclerc, le président de sa commission économique à l’origine de cette démarche : «  Notre but est de faire un point concret sur une réglementation qui a pas mal évolué ces dernières années. Ce document a pour premier objectif de rassurer les commerçants et responsables de magasins ».

Sollicitée par Gérard Atlan, secrétaire général du Conseil du Commerce de France (CdCF),  Sylvia Pinel, ministre de l’artisanat, du commerce et du tourisme, en ouverture des Etats généraux du Commerce, qui se sont tenus ce matin dans les bâtiments du ministère de l’Economie et des Finances à Bercy, est restée prudente sur ses engagements en faveur du commerce.

Droit de préemption et encadrement des loyers

Sylvia Pinel a ainsi confirmé qu’elle ne souhaitait pas de grande réforme des règles de l’urbanisme commercial. “Il n’y aura pas de nouvelle loi mais des ajustements, en particulier pour les Drive“, a-t-elle précisé. Elle a annoncé qu’elle “souhaite présenter plusieurs mesures en Conseil des Ministres au printemps“, visant à faciliter le droit de préemption des fonds de commerce par les collectivités qui souhaitent préserver une offre commerciale diversifiée et  à “mieux encadrer l’évolution des loyers commerciaux“.

La sécurité des commerces en question

La ministre a également rappelé que la création d’un fichier positif du crédit, qui recensera les crédits consentis aux particuliers afin d’éloigner les risques de surendettement, sera une “mesure emblématique” du projet de loi sur la consommation préparé par Benoît Hamon. Sur la question de la sécurité des commerces, par ailleurs, elle indique “travailler avec le ministre de l’Intérieur Manuel Valls, à une politique de prévention adaptée” : augmentation du nombre de patrouilles policières dans les lieux commerçants, “guide des bons réflexes“, expérimentation de dispositifs d’alertes par SMS et protection chimique contre les braquages…

Mobilisation pour la transmission

La ministre a par ailleurs affiché son intention d’encourager notamment la création et la transmission des entreprises de commerce, en misant notamment sur une extension au commerce des encouragements financiers de la Banque publique d’investissement prévus dans le cadre du Pacte pour l’artisanat.

Concertation sur les soldes flottants

Même prudence sur les sujets plus polémiques. Ainsi, sur la question de la suppression ou non des soldes flottants, Sylvia Pinel a annoncé “une concertation avec les professionnels“. Quant à la fiscalité de l’E-commerce, la ministre a renvoyé à l’intention du gouvernement “d‘agir au niveau des instances internationales adaptées sans opposer les formes de commerce“. Dernier point, la revendication du CdCF de créer une “Commission permanente de Concertation du Commerce”, devra “s’inscrire dans le contexte” de l’actuelle politique de réduction du nombre de commissions consultatives…