08 Pic2 RUN&FIT St. PetersburgLe premier Intersport Run & Fit a récemment ouvert à Saint-Pétersbourg (Russie). L’ouverture de ce point de vente de 250 mètres carrés, spécialisé dans les articles de course à pied et le fitness, inaugure une nouvelle stratégie visant à accroître la présence du groupe dans les centres-ville et centres commerciaux.

Outre Run & Fit, Intersport International a ainsi créé un concept Sports collectifs et un concept Outdoor. Au delà de la Russie, l’enseigne, numéro un mondial de la distribution spécialisée d’articles de sport, prévoit d’implanter ces concepts spécialisés dans 14 pays et a pour objectif d’en exploiter une cinquantaine à l’horizon 2019. “Avec son concept multisport (plus de 800 m2), ses magasins de stations de ski (plus de 800 sites) et les nouveaux magasins spécialisés, nous sommes en mesure de proposer à chaque détaillant un concept sur mesure à chaque détaillant, commente Franz Julen, directeur général d’Intersport International. Dans le futur, un petit détaillant offrant une qualité d’accueil, de conseil, de service et la passion appropriée, doté des outils numériques modernes, auront un avenir prometteur“. Intersport Russie annonce un objectif d’au moins 10 Intersport Run & Fit dans les 3 ans à Moscou et Saint-Petersbourg.

Intersport Run & Fit Saint-Pétersbourg (Russie)

Intersport Run & Fit Saint-Pétersbourg (Russie)

Conquérir le centre-ville, c’est le pari qu’a pris Décathlon en s’installant dans le centre commercial de la Caserne de Bonne, à Grenoble (Isère). Avec une surface de vente de 1 600m2 (1 800m2 de surface totale) sur deux niveaux, « le magasin n’est pas un magasin, mais une grosse boutique », précise Jean Borie, le directeur. Reportage en images.

Le magasin mise sur le cycle urbain pour attirer les clients du centre-ville

C’est en constatant que 82% des clients du centre commercial de la Caserne de Bonne viennent en transports en commun, à pied ou à vélo que Décathlon a décidé de mettre avant des articles adaptés à style de vie urbaine des grenoblois. « Nous avons également pris en compte la taille du magasin (470 mètres linéaires, NDLR) pour proposer une offre la plus ciblée possible, explique Jean Borie. Exit donc la pêche, l’équitation ou encore la chasse. Ainsi le rayon cycle ne proposera que des vélos de ville , des vélos pliables ou des trottinettes. Ici, pas de VTT ou de vélo de courses.

Autre priorité, le textile, notamment le textile montagne, avec surtout des polaires techniques, dont l’offre est aussi développée que dans les magasins Décathlon habituels.

Les vêtements techniques ont été privilégiés, ainsi que le sportswear.

Quant aux chaussures, les chaussures basse montagne ont été privilégiées plutôt que les chaussures de marche. Autre sport urbain mis en avant dans les rayons, les chaussures de courses, dont la pratique est très prisée en ville.

Le running, l’autre sport urbain que Décathlon veut mettre en avant, dans son magasin grenoblois

Enseigne multisport oblige, tous les sports collectifs sont représentés, mais les gammes sont plus petites. Seule spécificité régionale, les maillots du FC Grenoble est en vente, qui n’est pas référencé chez Décathlon, mais qui marque l’identité régionale du magasin. Les 30 salariés du magasin ont  d’ailleurs été recrutés à Grenoble. Tous sportifs, ils se rendent également à vélo, à pieds ou en transports en commun sur leur lieu de travail.

Magasin connecté

En ouvrant en centre-ville, Décathlon veut également se démarquer par les services proposés. Par exemple, un client qui n’aurait pas trouvé son bonheur en rayon pourra alors le commander sur internet (avec l’aide du vendeur s’il le souhaite) depuis deux écrans tactiles installés à chaque extrémité du magasin. On regrette cependant que ces écrans ne puissent pas également permettre de vérifier si le produit recherché est en magasin avant de le commander sur le net. Seuls les vendeurs auront accès au stock en temps réel, grâce aux mini tablettes dont ils seront équipés. Autre petit service offert par le magasin, un billet de tramway permettant au client d’aller chercher un produit dans un autre magasin de l’agglomération, ci-celui y est disponible.

Les escaliers en bois donnent un peu de chaleur au magasin, dont le design ne diffère pas de celui des magasins de périphérie

Dans la cage d’escaliers, un énorme QR code renvoie sur la page facebook du magasin qui en plus de communiquer sur le magasin, informe également sur les événements de la ville.

Dernière innovation du magasin, les caisses, en ligne l’un à côté des autres, sont réversibles. En cas de pic d’affluence alors que peu de caisses sont ouvertes, le client peut s’encaisser lui-même, aidé d’une hôtesse qui pourra alors renseigner plusieurs clients en même temps.

Quelques contraintes

Mais s’installer en centre-ville n’est pas sans inconvénients. Pour les livraisons, être dans un quartier semi-piétonnier engendre une contrainte de stationnement pour réceptionner le réassort. L’espace vente se trouvant à l’étage, il faudra alors utiliser le monte-charge avec précaution puisqu’il sert également d’ascenseur pour les clients. Un partage des tâches nécessaire en l’absence d’un escalier roulant.

Enfin, le plan de circulation reste encore à améliorer car le magasin est en H et doit s’intégrer dans une forme de bâtiment dont il est tributaire. « La disposition des rayons ne peut pas être modulée comme dans un magasin rectangulaire et un système de fléchage devra rapidement être adopté pour que les visiteurs investissent l’ensemble du magasin », explique Jean Borie.

un plan de circulation plus fruide doit être trouver

Ouvert le 27 novembre 2012, le magasin vise 150 000 clients par an. Son offre multi-sport veut se démarquer de celle du magasin Au Vieux Campeur, à quelques mètres plus loin, spécialisé dans les sports de montagne et au coeur de cible haut de gamme. Un second projet d’ouverture en centre-ville devrait sortir de terre en 2014, au centre commercial les Terrasses du Port, à Marseille.

Joël Clergiot