Les achats de vêtements et chaussures de sport ont progressé d’un milliard d’euros en cinq ans en France, contrastant avec l’atonie du marché du textile-habillement qui est resté stable, selon une étude Kantar Worldpanel dévoilée au cours d’une journée Ispo Academy France, le 14 septembre dernier à Paris.


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La nouvelle campagne oppose les deux mondes, celui d’aujourd’hui et le cauchemar à venir sans changement de nos modes de production et de consommation.

« Dans quel monde veux-tu vivre? C’est entre tes mains » Avec sa nouvelle campagne publicitaire où s’interpénètrent images bucoliques et pollution, présentée au salon OutDoor de Friedrichshafen, le fabricant de membranes imperméables et respirantes sans fluorocarbones Sympatex (qui compte parmi les premiers lauréats des Ecosport Awards) appelle à un changement dans les modes de consommation et de production des articles textiles, afin de préserver les ressources en eau et réduire les émissions de gaz carbonique.

Quatre-vingt milliards de vêtements sont achetés tous les ans dans le monde, deux fois plus qu’il y  a quinze ans auparavant. Vingt-trois milliards de paires de chaussures sont fabriquées annuellement. D’ici 2050, il pourrait y avoir plus de plastique que de poissons dans les océans… Avec ces informations choc et l’appel «Fais un choix conscient lors de tes achats et change le cours du monde», la nouvelle campagne publicitaire de Sympatex vise à sensibiliser, informer et réveiller le secteur de l’équipement de la personne. Lancée lors du salon OutDoor de Friedrichshafen, elle sera largement diffusée au niveau international dans la presse grand public et spécialisée.

Atteindre la neutralité climatique

Avec cette campagne, la marque entend faire prendre conscience au consommateur qu’il a d’ores et déjà le choix. En effet, les techniques permettant de fabriquer des vêtements et chaussures neutres en carbone, recyclées et respectueuses de l’environnement sont au point. Sympatex l’a expérimenté l’année dernière dans le cadre de projets de fabrication de vêtements et chaussures respectueux de l’environnement. « Si nous ne faisons rien, le réchauffement climatique atteindra 4,5°C en 2100 or nous avons besoin de réduire nos émissions de 80 % pour réduire le réchauffement de 2°C, expliquait en substance Rüdiger Fox, PDG de Sympatex Technologies GmbH, lors d’une conférence au salon OutDoor de Friedrichshafen. Ce sont aujourd’hui les secteurs les plus évidents, comme la logistique et les transports, qui sont le plus avancés en matière de « décarbonation » mais dans la fabrication d’une veste par exemple, le transport génère moins de 1 % des émissions de carbone. Ces dernières sont principalement issues des matériaux utilisés. Selon nos calculs, le coût supplémentaire pour décarboner la production textile n’est que de 3,5 %. Nous pouvons atteindre la neutralité climatique grâce à l’écoconception et à la mise en place de mécanismes de compensation. Mais il faudra que la profession toute entière se mobilise et se dote de nouveaux outils de mesure ». Développé par la Sustainable Apparel Coalition, le Higg Index, qui mesure l’impact environnemental des produits de textile-habillement et chaussure, ne fait en effet pas encore la différence entre vêtements réalisés avec des matières premières vierges ou recyclées.

 

 

 

Gore-Tex lance une nouvelle extension de marque pour l’hiver 2018-19 : Infinium pour étendre l’offre au-delà de l’imper-respirabilité. Gore-Tex Infinium regroupe en effet, et dans un premier temps, quatre technologies basées uniquement sur le confort et la légèreté.

De nouvelles catégories de protection signées d’un logo blanc et argent apparaîtront l’an prochain.


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Presnel Kimpembe et le modèle Adidas Glitch

Le joueur du PSG Presnel Kimpembe a présenté au public, le 18 novembre 2017, dans la boutique Adidas du Forum des Halles à Paris, la nouvelle chaussure Glitch. Très innovant, ce modèle personnalisable  d’Adidas football est vendu sur recommandation uniquement, aux footballeurs créatifs… (suite…)

Fabien Ternay


Deux start-up, deux projets qui se ressemblent… et deux aventures singulières ! D’un côté Verkor, lancée en septembre 2014 par Fabien Ternay, 36 ans, et qui s’apprête à lancer sa deuxième levée de fonds. De l’autre, Saola créée en 2015 par Guillaume Linossier, 41 ans, qui démarre tout juste sa première campagne de financement. Les deux hommes, forts d’une réelle expérience du marché des articles de sport, avec chacun leur propre cheminement, se sont jeté à l’eau chacun de leur côté à partir d’une idée similaire, celle de créer une marque de chaussures “écoresponsable”. Récit croisé.

Deux professionnels du secteur sport

Designer, skateboarder et passionné de sports de glisse, Fabien Ternay a grandi dans les Alpes, où il a beaucoup pratiqué le snowboard (il a été champion de France junior), et a passé tous ses étés à surfer sur la côte Ouest, avec le skateboard comme fil conducteur entre les deux. Après avoir travaillé dix ans comme designer pour une marque de bagagerie, Fabien a décidé de se lancer dans sa propre aventure pour créer sa marque de chaussures Verkor. « Utilisant des “skate shoes” au quotidien, je n’ai pas trouvé de chaussure qui allie le style de sports de glisse et les valeurs éthiques et environnementales auxquelles je crois », explique-t-il à Filièresport.

Chaussures Saola

Même sentiment chez son homologue d-fondateur de Saola, Guillaume Linossier. Ce dernier avait « du mal à trouver des chaussures “responsables” sur le marché. Il y a vu une opportunité. » explique un porte-parole de la marque. D’abord responsable export Europe pour Lafuma, il a travaillé près de 13 ans comme directeur de la filiale du groupe dans le Colorado (Etats-Unis)Installé dans l’incubateur de start-ups de l’Outdoor Sports Valley, à Annecy, il projette de créer des chaussures pour la vie de tous les jours, à la fois “cool”, confortables et surtout écoresponsables.

Un financement participatif comme point de départ

En avril 2015, Fabien Ternay, après avoir sorti les premiers prototypes, lance un financement participatif sur la plateforme Ulule, avec un objectif de 10000 € à la clôture du financement. En seulement 30 jours, 324% de l’objectif (32385 €) ont été atteints, avec 441 personnes ayant soutenu le projet. Un engouement au-delà de ses espérances. Les premières ventes ont suivi. À ce jour, près de 700 paires ont été vendues. La marque possède dans sa gamme deux modèles en quatre couleurs différentes.

Saola : un positionnement plus lifestyle

Au moment même où Fabien Ternay perçait sur Ulule, Guillaume Linossier venait tout juste de créer sa start-up ! Deux ans plus tard, la marque de chaussures s’est lancée officiellement sur la plateforme de financement participatif Kickstarter, précisément le 23 mai dernier. Saola espère lever 25000 €, qui l’aideront à financer sa première production. « Kickstarter est une plateforme américaine très connue. Le crowdfunding est aujourd’hui un des meilleurs moyens à la fois de lancer une nouvelle marque et de la faire connaître. Le lancement est prévu en France et aux Etats-Unis de manière simultanée, c’est donc un choix qui nous a semblé très pertinent », explique le dirigeant, qui – comme d’ailleurs Fabien Ternay – reste discret sur chiffres prévisionnels.

Production made in France et matériaux recyclés

Les deux marques ont la particularité d’utiliser des matières premières recyclées, principalement du PET pour Saola qui  y adjoint le soutien à des associations environnementales, en annonçant qu’elle reversera  5% du montant ses ventes à des projets environnementaux. Pour le moment, la marque produit les chaussures dans deux usines différentes en Chine,  « sélectionnées sur la qualité de la production, leur réputation dans le métier et surtout sur le contrôle et les certifications environnementales et sociales », affirme la marque qui précise avoir pour objectif « de fabriquer plus près des marchés » où seront vendues ses chaussures. Pour la première collection, qui apparaîtra au printemps 2018, 4 modèles hommes et 4 modèles femmes seront disponibles. Chacun sera décliné dans 3 à 4 couleurs, pour un prix moyen de 90  € TTC.

Descriptif d’une chaussure Verkor

Verkor, qui a été nommée aux Ecosport awards dans la catégorie “Ecoconception chaussures et textile » et labellisée Ecoride Silver en 2016,  utilise un tissu provenant à 50% de bâches de camion recyclées en France, à 30% de bouteilles plastiques (PET) recyclées et à 20% de jeans en fin de vie. La filature et le tissage sont réalisés à Castres (81). La conception est faite à Grenoble. La découpe et la couture sont réalisées dans l’atelier de fabrication de chaussures Soft’In, de l’autre côté du massif du Vercors, à Romans sur Isère. « Fabriquer en France nous permet de maîtriser la provenance de tous les matériaux et de connaître tous les interlocuteurs de l’ensemble du processus de fabrication, » commente Fabien Ternay.

Positionnement sur le marché de l’outdoor

 

Verkor Serial Chiller

Vendues partout dans le monde pour le lancement sur Kickstarter, les chaussures Saola seront disponibles sur le propre site de e-commerce de la marque à partir du printemps 2018 et distribuées via un réseau de détaillants en France et aux États-Unis. Verkor, lui, mise exclusivement sur la vente directe sur internet et sur des événements choisis, afin d’être en mesure de proposer des prix de vente équivalents à ceux des grandes marques. Le modèle Furie, spécialement conçu pour pour la pratique du skateboard est vendu 99€, le Serial Chiller, plus basique est à 87€. Dans l’année, trois nouveaux modèles vont être développés.

Verkor Furie

Les ventes de sneakers, ces tennis ou basket issues de la pratique sportive et détournées pour la ville, le plus souvent rétro, sont au plus haut. Résolue à se placer à la pointe de cette tendance de mode, l’enseigne Courir a inauguré à Paris, au sein du Forum des Halles et avenue de la République, un tout nouveau concept de magasin chaleureux et féminin, dédié à ces produits iconiques.

Exit le Black concept, le modèle d’agencement noir et blanc plutôt masculin créé il y a huit ans. L’enseigne Courir affiche son ancrage dans la mode féminine avec un nouveau concept baptisé Wood. Conçu par l’agence de design Carré noir, qui a conseillé le repositionnement de la marque Courir autour de la cible des « sneakers lovers », le nouvel aménagement est à base de mobilier en bois sur fond blanc, souligné de métal noir et de touches orangées, couleur du logo Courir qui a été affiné.

Les espaces de marques se fondent le concept

Des fonds muraux blancs rétroéclairés mettent en valeur les modèles de chaussures. Un système d’arches métalliques supportant les produits et la PLV des marques internationales ménage des corners (Adidas et Nike au centre, que complètent Jordan, New Balance, Timberland, Converse, Lacoste), sans brouiller l’unité du concept et tout en facilitant la circulation dans le magasin. De nouveaux mobiliers centraux favorisent la mise en scène et le mix and match des chaussures et du textile. L’enseigne présente un millier de références en chaussures, dont certaines exclusives, ainsi que du textile et une vaste gamme d’accessoires (du lacet à la casquette) qui représente 5 % de l’offre et du chiffre d’affaires. Au cœur du point de vente, un espace permet à Courir de prendre la parole et de présenter l’actualité et les dernières tendances. Le magasin intègre un miroir interactif et un panneau baptisé Selfeet où les client(e)s peuvent partager leurs humeurs sur support électronique.

Faire rêver les 15-25 ans

Selon Julie Karsenti, une ex du Boston Consulting Group et du Groupe Casino, nommée directrice marketing et e-Commerce de Courir au lancement du projet de refonte du concept, il y a un an,


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Les ventes en lignes de textile et de chaussures de sport poursuivent leur croissance à deux chiffres, avec respectiment + 27,4 % et + 21 % de croissance sur 12 mois à fin septembre.


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