SkimanVoici le texte intégral du communiqué de la FPS :

« Les sénateurs vont continuer l’examen du projet de loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques, dite loi Macron et notamment son dispositif en matière de dérogation à la règle du repos dominical. A l’heure actuelle, ce dispositif, voté en première lecture par l’Assemblée Nationale, imposerait la négociation d’un accord social dans les entreprises ou via un accord de branche ce qui aboutirait soit à une obligation de majorations de salaires pour le travail le dimanche soit à une fermeture des commerces le dimanche.

« Ces deux options sont totalement inenvisageables pour les entreprises saisonnières car inadaptées à leur spécificité. Un tel dispositif les mettrait en péril s’il était adopté en l’état. Si les entreprises saisonnières sont bien situées en zones touristiques, elles ne fonctionnent, elles, que quelques mois dans l’année. C’est le cas notamment des 1 200 commerces d’articles de sport situés en station de montagne qui n’ouvrent que lors de la saison des sports d’hiver pour équiper les skieurs. Leur rentabilité reste très fragile car reposant sur un ratio spécifique : recettes saisonnières/charges annuelles.

« En outre les salariés de ces entreprises saisonnières, souvent jeunes et toujours volontaires, ont fait le choix de travailler en station de montagne pour une ou plusieurs saisons, comme dans la restauration, l’hôtellerie ou les remontées mécaniques. Le travail du dimanche est intégré dans leur choix d’emploi. Et dans de nombreux cas, il existe des contreparties à ce travail dit saisonnier : intéressement, primes de fin de saison, aides au logement… Ils ne peuvent donc être comparés au salarié d’une grande enseigne de ville qui peut avoir besoin de ses dimanches.

« Enfin, les vacanciers, clients de ces entreprises saisonnières, arrivent en majorité en fin de semaine et le dimanche représente pour eux un jour important souvent consacré à leur équipement, y compris pour la clientèle journalière de proximité ! Ouvrir aux salariés de ces entreprises un droit de ne plus travailler le dimanche pourrait fortement dégrader le service à ces clients voire empêcher de skier le dimanche dans notre pays pourtant leader mondial en matière de sports d’hiver !

« Imposer un tel dispositif pour travail le dimanche revient ainsi à mettre en péril les commerces et les emplois de nos stations touristiques, à pénaliser les vacanciers pendant leurs séjours et donc à affaiblir la place touristique de notre pays.

« C’est pourquoi la FPS, organisation professionnelle représentative de ces commerces saisonniers, demande d’amender de toute urgence ce texte. S’il nous semble aller globalement dans la bonne direction, le texte actuel reste totalement inapplicable pour les entreprises saisonnières et donc in fine contre-productif en matière de croissance et d’emploi.

Contact : Pierre Gogin, président délégué de la FPS. Tel : 06 82 68 28 84 »