Image NameDans la foulée d’une année 2015 porteuse (+4,3%), le commerce d’articles de sport a également connu un premier trimestre 2016 porteur. Il s’agit du 10e trimestre consécutif de croissance pour le marché.

Sur le premier trimestre 2016, le commerce d’article a donc connu une croissance de 


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Cristian Cordova et Franz Julen, Directeur général Intersport

Cristian Cordova et Franz Julen, Directeur général

Il s’agit d’une première sur le sol sud-américain pour Intersport. Le groupe vient en effet de signer un accord de licence avec Calzados La Otra Opcion Ltd, qui possède 20 magasins de sport au Chili. L’ensemble du réseau passera sous l’enseigne Intersport d’ici à la fin de l’année. 40 points de ventes seront créés à l’horizon 2020.

Une stratégie motivée par la forte croissance du running, du fitness et de l’outdoor, comme l’explique Christian Cordova, propriétaire de LOO et Directeur général Intersport Chili : “Nous sommes fiers d’accueillir Intersport. Le fitness, le running, les activités de plein air et la santé se développent au Chili. C’est pour cette raison que nous avons pris la décision stratégique de passer sous l’expertise d’Intersport, qui possède des années d’expérience dans le domaine. Nous avons trouvé le bon partenaire pour ouvrir des magasins multimarques et multisport dans notre pays“.

Arrivé sur le marché du sport en 2011, Calzados La Otra Opcion (LOO) a rapidement développé son réseau, qui compte désormais une vingtaine de points de vente, compris entre 200 et 1 400 m². L’enseigne Intersport, elle, s’internationalise de plus en plus, après sa présence au Canada, en Europe, en Asie, au Moyen-Orien et en Australie.

Malgré un quatrième trimestre timide (+0,1%), l’année 2015 reste réussie pour le commerce d’articles de sport qui poursuit la belle dynamique déjà entrevue en 2014.


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Capture d’écran 2016-01-12 à 10.58.40L’association nationale des maires des stations de montagne (ANMSM) et Atout France (agence de développement touristique de la France) viennent de publier le bilan des stations de montagne lors des fêtes de fin d’année 2015. Si la fréquentation des domaines a été correcte, la plupart des magasins de sport a connu une baisse significative d’activité, dû au faible enneigement sur les massifs. 52 stations ont participé à cet observatoire.

Le manque de neige a eu des incidences importantes sur l’activité des stations en cette fin 2015. La plupart d’entres-elles ont souffert d’indices de skiabilité inférieurs à 4 sur 10, les forçant à ouvrir moins de


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Filiere_REP_et_recyclageA l’approche de la conférence COP21 sur le climat, la commission Environnement du Conseil du Commerce de France (CdCF), qui rassemble les fédérations professionnelles du commerce, a publié 12 propositions pour améliorer le recyclage et la valorisation des déchets.

Ces propositions sont regroupées dans un document qui vient d’être communiqué à Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie, du développement durable et de l’énergie, par Gérard Atlan, président du CdCF et Pierre Gogin, président de la commission Environnement du CdCF et de la FPS. Elles portent pour l’essentiel sur l’amélioration des filières dites “REP” (Responsabilité élargie du producteur).

17 millions de tonnes de déchets

Créatrice de la Responsabilité élargie du producteur, qui impose aux fabricants, importateurs et distributeurs de contribuer au retraitement des déchets provenant de leurs produits, la France compte en effet 22 “filières REP” de collecte et de traitement, dont 14 sont obligatoires. Elles concernent 17 millions de tonnes de déchets par an. Les contributions annuelles des entreprises pour ces filières REP représentent 1,2 milliard d’euros, dont la moitié est acquittée par les commerçants.

Demande de transparence

Parmi les propositions du CdCF, figurent une demande d’harmonisation et de transparence dans les modalités de contrôle des entreprises contributrices, une meilleure représentation du commerce dans la gouvernance, ainsi que l’exonération de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères pour les entreprises qui assurent elles-mêmes la collecte et la gestion de leurs déchets.

LOGO FCALe chiffre d’affaires du commerce coopératif et associé a atteint 143,5 milliards d’euros TTC en 2014, en augmentation de 1% par rapport à 2013, selon le bilan communiqué ce matin par la Fédération du commerce associé (FCA).

Le commerce associé compte les 89 groupements de dimension nationale, dont Intersport et Sport 2000 dans le secteur sport, détient une part de marché de 30,5 % du commerce de détail, totalise 43 870 points de vente et emploie 488 568 salariés. Surtout, ce modèle a confirmé l’an dernier son dynamisme, avec une croissance de chiffre d’affaires supérieure à celle de l’ensemble du commerce de détail (+ 0,4 %), un solde net positif de 1 200 points de vente et la création de plus de 18 000 emplois l’an dernier.

Lettre ouverte à Emmanuel Macron
Eric Plat, président de la Fédération du commerce associé

Eric Plat, président de la FCA

Avec une croissance de 1% de notre chiffre d’affaires, nous générons 3,5 % de progression de l’emploi, se félicite Eric Plat, président de de la FCA. Le commerce associé est porteur d’emploi et amortisseur de crise grâce à son implication dans l’économie locale“. Un réseau de commerce associé regroupe en effet des entrepreneurs locaux, qui sont adhérents et actionnaires de leur groupement.

Ce modèle pourrait être fragilisé par un amendement à la loi Macron qui limite à 9 ans l’affiliation à une enseigne et interdit la tacite reconduction des contrats, s’inquiète toutefois la FCA. “L’appliquer au système coopératif est un non sens car c’est comme si l’on obligeait les actionnaires d’une entreprise de revendre leurs parts” au bout d’une certaine durée, souligne Eric Plat. Présenté par le député François Brottes et adopté par l’Assemblée nationale, l’amendement a été supprimé par le Sénat mais pourrait refaire surface en seconde lecture à l’Assemblée Nationale. Avant l’examen du texte en Commission mixte paritaire, prévu à partir du 5 juin prochain, Eric Plat vient d’adresser une lettre ouverte à Emmanuel Macron, qui reprend les nombreux arguments défavorables à cet amendement.

 

 

Magasins physiques, smartphones et « big data » auront partie liée dans la réinvention du commerce de demain, selon les experts et professionnels qui s’exprimaient ce matin aux Etats généraux du commerce 2015, organisés à Bercy par le Conseil du commerce de France (CDCF).

Placée sous le haut parrainage de Carole Delga, secrétaire d’Etat en charge du Commerce, la conférence a réuni quelque 400 personnes autour du thème « Numérique, le commerce fait sa révolution ». Une révolution qui,  malgré la croissance d’internet, n’exclura pas formellement les « espaces physiques de vente », selon Patrick Brunier, délégué général du Pôle de compétitivité des industries du commerce (PICOM). « Nos études confirment qu’il y a une pluralité des parcours d’achat des clients », explique-t-il en effet. Toutefois, à l’ère du numérique, ces parcours d’achat obligent le commerçant à une «  continuité de service » car si le point de vente n’est pas accessible en tout lieu et à tout instant, « un autre prendra sa place ».

Les perspectives de l’internet des objets

Dans cette évolution, l’internet des objets sera un « accélérateur de nouvelles opportunités pour le commerce ». Darty, par exemple, propose déjà un « bouton » d’assistance à domicile, qui permet, via le smartphone, d’entrer en relation avec le SAV de l’enseigne et pourra devenir demain le vecteur de diagnostics et maintenances de produits à distance. Selon Patrick Brunier, il existe aujourd’hui dans notre environnement familier 200 objets susceptibles d’être connectés à court terme.

Le mobile au service de la relation client

En magasins, les tablettes et smartphones sont déjà des outils opérationnels au service de la relation vendeur-client, permettant de récupérer l’historique d’un client, de le conseiller ou de réaliser tout ou partie de l’encaissement. Chez Decathlon, la start-up Ubudu, soutenue par le PICOM et en démonstration aux Etats généraux, teste un système de capteurs permettant de suivre, dans le magasin, le parcours d’un client ayant téléchargé une application ad hoc sur son smartphone, et de lui envoyer toutes sortes de notifications au fil de sa progression. Le système a même la capacité d’enregistrer des informations sur celui-ci.

Du Big Data au Smart Data

Reste qu’il n’est pas si simple de suivre le client à la trace. Cela suppose en effet de remettre en cause des organisations en silo et notamment d’abattre le cloisonnement, encore fréquent, entre systèmes d’information internet et magasins. « Le Big Data (traitement de grandes masses de données, NDLR) nous offre cette opportunité », assure Gilles Karolkowski, directeur Retail cher Intel. A l’inverse, William Prost, directeur du développement des entreprises de la Chambre de Commerce de Paris, considère que le Big Data “reste expérimental” et appelle de ses voeux un « Smart Data, une analyse fine des données clients » à des coûts qui resteraient accessibles. La condition pour que, comme le veut Carole Delga, la révolution numérique devienne véritablement « un levier de croissance pour les pour les commerçants ».

Pierre Gogin, président délégué de la FPS

Pierre Gogin, président délégué de la FPS

TRIBUNE – Pierre Gogin, président délégué de la FPS et Vice-Président du Conseil du Commerce de France, s’exprime à nouveau sur le débat actuel du repos dominical, qui, selon lui, génère trop de démagogie et de désinformation. Il considère que, même s’il ne règle pas tout, le projet de loi Macron devrait obtenir le soutien du plus grand nombre de Français.

 « Tout d’abord, le projet de loi ne concerne que l’ouverture des commerces de détail certains dimanches ou dans certaines zones. Il n’a pas pour objectif la remise en cause du repos dominical comme certains syndicalistes ou parlementaires tentent de nous le faire croire.

Car, oui, la règle du repos dominical doit être préservée. Pour un minimum de vrais repas en famille, pour les loisirs, la culture, pour la pratique sportive. Le dimanche fait très bien l’affaire et les jours de travail le dimanche doivent rester les exceptions à cette règle. Les dérogations doivent alors s’accompagner de contreparties pour les salariés concernés et de leur volontariat. Des accords de branche ou d’entreprises fixeront ces modalités qui devront toutefois être adaptées aux diverses situations des entreprises. Car on ne peut pas mettre sur le même registre des contreparties une grande surface urbaine et un commerce saisonnier de montagne indispensable à la pratique du ski.

Ensuite, cette règle du repos dominical ne peut aucunement être absolue et générer des inégalités. La permanence des travailleurs des services publics (hôpital, sécurité, transports…) tout comme ceux de certains services marchands (spectacles, restauration, hôtellerie…) n’ont jamais été et ne doivent être remis en cause. Il faudrait d’ailleurs s’interroger davantage sur l’inégalité croissante entre ces différentes offres de services marchands du dimanche.

En France, le dimanche, on peut « acheter »  un pastis au comptoir, un repas dans un resto ou une chambre d’hôtel, un meuble, une perceuse, une plante mais pas un vélo ; une séance de cinéma, une séance de piscine… mais pas le maillot de bain!

En France, le dimanche, Amazon.fr peut vendre tout ce qu’il veut, quand il veut, et livrer aussi, mais le petit commerçant de quartier lui ne le peut.

Loin de remettre en cause la règle du repos dominical, le projet de loi Macron propose ainsi de donner un peu plus de liberté au commerce de détail, de continuer d’adapter une vieille législation (origine 1906 !) et du coup de permettre à des commerçants français, s’ils le souhaitent, de tenter de résister un peu mieux au tsunami des pure players d’Internet, qui, eux ne connaissent pas de jour de fermeture ! Donner la possibilité d’ouvrir jusqu’à 1 dimanche par mois en moyenne (12 sur 52) répond à cette exigence. Faciliter les ouvertures des commerces dans les zones dites touristiques et les grands lieux de transit comme les gares répond à une autre besoin : accueillir correctement les touristes de la première destination mondiale tout en créant des emplois.

Assouplir très (trop peut-être) prudemment la législation sur le repos dominical tout en protégeant les salariés et avec l’objectif de créer des emplois : le monde patronal, syndical et politique devrait davantage soutenir le projet de loi Macron et dépasser ainsi les dogmatismes de tous bords. »

Transmis au Conseil d’Etat, le projet de loi du Ministre de l’Economie « Pour la croissance et l’activité » est désormais connu.  Impossible de le détailler par le menu, tant ce projet balaye large ! L’idée de fond étant d’essayer de supprimer certaines rigidités juridiques, il n’y a rien d’étonnant à ce que ce texte traite aussi bien des professions réglementées que de l’urbanisme commercial, des partenariats« public-privé », des contraintes administratives des TPE, du permis de conduire, du code du travail, du repos dominical, etc., etc.  C’est en tout cas le sujet de la dérogation au repos dominical qui concerne le plus les entreprises du commerce d’articles de sport. Qu’en est-il ?

Trois types de zones

En premier lieu, la loi doit permettre aux maires de donner 12 dimanches par an (avec cinq de droit) dans les commerces au lieu de cinq actuellement.

En second lieu, le projet de loi rend plus souple et plus sécurisé le système actuel des PUCE – les fameux Périmètres d’usage de consommation exceptionnelle créés par la loi de 2009 –  en donnant un cadre plus clair aux élus ayant la main sur trois types de zones : la zone touristique (ZT)  et la zone commerciale (ZC) et en troisième lieu, la zone touristique internationale (ZTI), créée par décret après concertation des élus. Dans ces zones, les commerces pourront ouvrir en soirée et les dimanches avec repos compensateur et rémunération majorée.

Enfin, la loi apporte une réponse à la question du travail dans les commerces des gares, qui sera rendu possible lorsque les gares feront partie d’une  des trois zones évoquées.

Les magasins saisonniers pris en compte


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La Commission mixte paritaire a adopté le texte du projet de loi relatif à l’artisanat, au commerce et aux TPE. L’article 23 quater qui prévoyait de remplacer la notion de surface de vente par celle de surface de plancher pour le déclenchement de la procédure devant les CDAC et inquiétait le Conseil du Commerce de France, a été supprimé.

 

Le Sénat a significativement modifié la partie “aménagement commercial” du  projet de loi sur l’artisanat, le commerce et les TPE, qu’il adopté en première lecture le 17 avril dernier. Le Conseil du Commerce de France (CDCF), s’inquiète de plusieurs dispositions, telle que la modification des seuils de surface pour les procédures d’autorisation de créations ou d’agrandissements de magasins.


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Fabrice Verdier, député socialiste, rapporteur du projet de loi commerce et artisanat

Fabrice Verdier, député socialiste, rapporteur du projet de loi commerce et artisanat

L’Assemblée nationale a adopté un amendement au projet de loi sur le commerce et l’artisanat, qui supprime les soldes flottants. L’amendement a été présenté par le député Philippe Verdier, rapporteur du projet de loi, et voté par l’Assemblée jeudi 30 janvier dernier.

En contrepartie, le texte prévoit l’allongement des soldes traditionnels, portant leur  durée de cinq à six semaines, ce qui constitue un retour à la durée qui existait avant l’instauration, en 2008, des soldes flottants.”Le consommateur ne sait plus quel est le juste prix qui doit être pratiqué, les soldes flottants entraînant une confusion supplémentaire dans un paysage où se mélangent dès à présent soldes, démarques, promotions, déstockages…”, précise Philippe Verdier dans l’exposé des motifs de l’amendement. Ce dernier entend ainsi “mettre fin à ce système dont les effets économiques sont quasi-inexistants, puisqu’ils n’ont par exemple contribué au chiffre d’affaires du secteur de l’habillement qu’à hauteur de 0,2 % entre juillet 2009 et juin 2010″ La Fédération du Commerce Associé s’est félicitée dans un communiqué de l’adoption de l’amendement. Le projet de loi sur le commerce et l’artisanat est actuellement en première lecture à l’Assemblée nationale en première saisie et reste donc susceptible d’évoluer au fil des débats parlementaires.

Le conseil d’administration de la Fédération des enseignes du Commerce Associé (FCA) a récemment agréé l’adhésion de la coopérative Europêche. 

Fondée en 1989, Europêche se présente comme “l’enseigne spécialiste de tous les types de pêches”. Elle compte aujourd’hui près de 130 magasins répartis sur l’ensemble du territoire français. Le groupement a notamment développé plusieurs marques propres : Marc Delacoste, dédiée à la pêche à la truite, Usani, pour les leurres, ainsi que la marque Europêche.

 

Sylvia Pinel, ministre de l’Artisanat,  du Commerce et du Tourisme, a présenté en conseil des ministres son “Plan d’action pour le commerce et les commerçants“.

Constitué de 50 mesures, ce plan d’action s’articule autour de trois objectifs : renforcer la compétitivité des entreprises du commerce, permettre un développement équilibré de toutes les formes de commerce et permettre à tous les commerçants de s’adapter aux évolutions du secteur.

Accompagner les mutations

Ainsi, parmi les mesures sur lesquelles la ministre a mis l’accent au conseil des ministres de mercredi 19 juin,   figure la modernisation du statut des sociétés coopératives, présenté comme le moyen d’ “encourager le regroupement des commerçants”. Le plan prévoit par ailleurs la création d’une instance nationale du commerce “chargé de l’élaboration d’une feuille de route pour le secteur, dont l’innovation (en particulier les nouveaux usages numériques) constituera l’un des axes stratégiques.

Simplification des autorisations

Au chapitre du “développement équilibré” du commerce, la ministre confirme que les procédures d’élaboration des documents d’aménagement commercial seront simplifiées et que des mesures seront prises pour “limiter les recours purement dilatoires qui viennent alourdir le fonctionnement de la CNAC”. Celle-ci pourra par ailleurs s’autosaisir sur les projets de plus de 30 000 mètres carrés.

Aider à la transmission

Au chapitre du renforcement de la compétitivité des entreprises, le plan prévoit que les CCI participeront au comité régional d’orientation de la Banque Publique d’Investissement et la mise à disposition d’outils pour faciliter la transmission d’entreprise. Enfin, un guide des bonnes pratiques en matière de sécurité et des référents “sécurité-commerce” seront désignés dans les CCI et les services de gendarmerie et de police.

Pour prendre connaissance des détails du plan, cliquer ICI

Pour un

Sollicitée par Gérard Atlan, secrétaire général du Conseil du Commerce de France (CdCF),  Sylvia Pinel, ministre de l’artisanat, du commerce et du tourisme, en ouverture des Etats généraux du Commerce, qui se sont tenus ce matin dans les bâtiments du ministère de l’Economie et des Finances à Bercy, est restée prudente sur ses engagements en faveur du commerce.

Droit de préemption et encadrement des loyers

Sylvia Pinel a ainsi confirmé qu’elle ne souhaitait pas de grande réforme des règles de l’urbanisme commercial. “Il n’y aura pas de nouvelle loi mais des ajustements, en particulier pour les Drive“, a-t-elle précisé. Elle a annoncé qu’elle “souhaite présenter plusieurs mesures en Conseil des Ministres au printemps“, visant à faciliter le droit de préemption des fonds de commerce par les collectivités qui souhaitent préserver une offre commerciale diversifiée et  à “mieux encadrer l’évolution des loyers commerciaux“.

La sécurité des commerces en question

La ministre a également rappelé que la création d’un fichier positif du crédit, qui recensera les crédits consentis aux particuliers afin d’éloigner les risques de surendettement, sera une “mesure emblématique” du projet de loi sur la consommation préparé par Benoît Hamon. Sur la question de la sécurité des commerces, par ailleurs, elle indique “travailler avec le ministre de l’Intérieur Manuel Valls, à une politique de prévention adaptée” : augmentation du nombre de patrouilles policières dans les lieux commerçants, “guide des bons réflexes“, expérimentation de dispositifs d’alertes par SMS et protection chimique contre les braquages…

Mobilisation pour la transmission

La ministre a par ailleurs affiché son intention d’encourager notamment la création et la transmission des entreprises de commerce, en misant notamment sur une extension au commerce des encouragements financiers de la Banque publique d’investissement prévus dans le cadre du Pacte pour l’artisanat.

Concertation sur les soldes flottants

Même prudence sur les sujets plus polémiques. Ainsi, sur la question de la suppression ou non des soldes flottants, Sylvia Pinel a annoncé “une concertation avec les professionnels“. Quant à la fiscalité de l’E-commerce, la ministre a renvoyé à l’intention du gouvernement “d‘agir au niveau des instances internationales adaptées sans opposer les formes de commerce“. Dernier point, la revendication du CdCF de créer une “Commission permanente de Concertation du Commerce”, devra “s’inscrire dans le contexte” de l’actuelle politique de réduction du nombre de commissions consultatives…