F16_Photo rights expire July 1, 2017: Belinda Baggs. Beach break along The Great Ocean Road, Anglesea, Victoria, Australia

L’an dernier, la marque d’articles de sports outdoor Patagonia lançait la première combinaison de surf intégrant 60% Yulex, un caoutchouc naturel permettant de remplacer le très polluant néoprène. Elle annonçait alors son ambition de passer à terme à 100%. Ce sera chose faite à l’automne 2016.

La gamme comptera 21 modèles de combinaisons de surf d’origine végétale sans néoprène et toujours avec du caoutchouc naturel, pour les hommes, les femmes et les enfants. Son matériau miracle, le Yulex, est la première alternative au néoprène, « une matière issue du pétrole, une ressource non renouvelable, dont la fabrication requiert énormément d’énergie », explique Hub Hubbard, responsable de la gamme Combinaisons de surf chez Patagonia.

Exit le gayule

Alors que les premières combinaisons intégraient un caoutchouc dérivés du gayule, une plante tropicale, les modèles 100% sans néoprène utilisent du caoutchouc d’hévéa provenant  d’une plantation certifiée FSC par la Rainforest Alliance, une certification indépendante qui garantit que le mode d’exploitation ne contribue pas à la déforestation. A cette condition, le caoutchouc d’hévéa constitue l’alternative la plus performante au néoprène, explique Patagonia. Le caoutchouc naturel est associé à 15 % de caoutchouc synthétique sans néoprène pour une meilleure résistance à l’ozone et aux UV, afin de satisfaire aux exigences de Patagonia en termes de solidité et de durabilité.

Une innovation mise à disposition des concurrents

En utilisant du caoutchouc naturel, Patagonia réduit jusqu’à 80 % les émissions de CO2 nécessaires à la fabrication de combinaisons traditionnelles en néoprène. Patagonia et Yulex vont partager leur innovation avec d’autres sociétés “dans le but d’inspirer le reste de l’industrie du surf à s’orienter vers de meilleures matières, moins nocives pour l’environnement“, communique l’entreprise californienne. La nouvelle gamme de combinaisons sortira tout d’abord en Australie en mars 2016 avec un choix de 6 modèles. Les 21 combinaisons de la collection seront ensuite disponibles dès juillet 2016 en Amérique du Nord, en Europe et au Japon.


Filiere_REP_et_recyclageA l’approche de la conférence COP21 sur le climat, la commission Environnement du Conseil du Commerce de France (CdCF), qui rassemble les fédérations professionnelles du commerce, a publié 12 propositions pour améliorer le recyclage et la valorisation des déchets.

Ces propositions sont regroupées dans un document qui vient d’être communiqué à Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie, du développement durable et de l’énergie, par Gérard Atlan, président du CdCF et Pierre Gogin, président de la commission Environnement du CdCF et de la FPS. Elles portent pour l’essentiel sur l’amélioration des filières dites “REP” (Responsabilité élargie du producteur).

17 millions de tonnes de déchets

Créatrice de la Responsabilité élargie du producteur, qui impose aux fabricants, importateurs et distributeurs de contribuer au retraitement des déchets provenant de leurs produits, la France compte en effet 22 “filières REP” de collecte et de traitement, dont 14 sont obligatoires. Elles concernent 17 millions de tonnes de déchets par an. Les contributions annuelles des entreprises pour ces filières REP représentent 1,2 milliard d’euros, dont la moitié est acquittée par les commerçants.

Demande de transparence

Parmi les propositions du CdCF, figurent une demande d’harmonisation et de transparence dans les modalités de contrôle des entreprises contributrices, une meilleure représentation du commerce dans la gouvernance, ainsi que l’exonération de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères pour les entreprises qui assurent elles-mêmes la collecte et la gestion de leurs déchets.

ECOSPORTOrganisés par un collectif d’organisations professionnelles de la filière sport,  les Ecosport Awards 2015 encouragent les entreprises du secteur à développer l’éco-conception de leurs produits et de leurs bâtiments, des solutions de recyclage et de transport propre, de management responsable et de sensibilisation des pratiquants. Placés sous le parrainage du Ministère chargé de l’Environnement, ils viennent d’obtenir le label « COP21», qui valorise les initiatives portées par la société civile pour la Conférence « Paris Climat 2015 ».

L’industrie et le commerce des articles et équipements de sports constituent un secteur économique en plein essor qui emploie un million de personnes en Europe (plus de 100 000 salariés en France) dans de nombreux domaines : ingénierie, vente, logistique, communication…  Bien connu pour ses grandes marques et ses enseignes leader, ce secteur dynamique joue également un rôle sociétal important.  Il promeut la pratique sportive, et donc la santé et la solidarité, et intervient dans le confort et la sécurité de 70 millions de pratiquants occasionnels ou réguliers.

Un jury indépendant présidé par Catherine Destivelle

A partir de 2015, ces entreprises du sport peuvent encore plus se challenger dans le domaine de la protection de l’environnement en concourant aux premiers Ecosport Awards qui viennent distinguer les meilleures initiatives du secteur en la matière. Le Secrétaire d’Etat aux sports, Thierry Braillard, qui parraine également l’événement, se félicite de cette mobilisation: «  Je suis très heureux de cette initiative collective du secteur des professionnels du sport. Les Ecosport Awards s’inscrivent pleinement dans l’engagement du ministère chargé des sports aux côtés des acteurs du sport, notamment  de l’industrie  de l’équipement sportif, dans le processus de transition écologique vers le développement durable par l’innovation technologique. »

Les Ecosport Award sont délivrés par un jury indépendant constitué de personnalités du monde du sport, de journalistes experts et d’associations engagées dans la protection de l’environnement. Pour 2015, la présidente du jury n’est autre que Catherine Destivelle, grimpeuse et alpiniste française de renommée mondiale : « Toute ma vie sportive au contact de la nature, j’ai pu mesurer combien celle-ci était source de plaisir et aussi tellement fragile. J’ai donc accepté avec enthousiasme de présider ce premier jury des EcoSport Awards au sein d’un secteur particulièrement innovant. » Les Ecosport Awards seront remis en novembre 2015 à l’INSEP de Paris, en amont de la conférence climat.

Pour tout savoir et présenter votre candidature aux Ecosport Awards : www.ecosportawards.com