Candidature Coupe du Monde de RugbyLe président de la Fédération française de rugby (FFR), Bernard Laporte, a annoncé la candidature de la France pour l’organisation de la Coupe du monde 2023, à trois jours du match de contre l’Écosse.

Il y avait du beau monde à la conférence de presse organisée sur le quai Javel Haut de la Seine, hier soir à Paris. Le « gratin » de l’ovale – Dimitri Yachvili, Sébastien Chabal, Frédéric Michalak, Pascal Pape ou encore Dimitri Szarzewski… – se devait d’être présent pour l’événement. Dans une ambiance chaleureuse et décontractée, la conférence a débuté sous les applaudissements des nombreux journalistes présents.

C’est bien évidemment Bernard Laporte, président de la FFR depuis décembre dernier, qui a ouvert le bal : « cette organisation de la Coupe du monde permettra à la France d’avoir un rayonnement à l’échelle internationale ». Juste après l’intervention de l’ex-entraineur de l’Équipe de France de rugby à XV et ancien secrétaire d’Etat aux Sports, quatre actuelles têtes d’affiche du rugby français sont montées sur scène, en commençant par les jeunes femmes Fanny Horta et Camille Grassineau, respectivement capitaines de l’Équipe de France à 7 et à 15, suivies par leurs homologues masculins Terry Bouhraoua et Guilhem Guirado.

Un enjeu économique et sportif

Claude Achter, directeur de la candidature, n’a pas cherché à minimiser ses ambitions : « nous ne sommes pas pour perdre, mais pour gagner ». L’enjeu est économique : lors de la Coupe du monde 2007, la Fédération française de rugby avait engendré 200 millions d’euros de bénéfices. Et la Coupe du monde 94 % des recettes de la Fédération mondiale de rugby, ce qui permet de financer le développement de la discipline. Candidat sérieux au « graal », la France sera notamment en concurrence avec l’Irlande. Elle compte mettre en avant sa capacité d’accueil (85 millions de touristes en 2016), des aménagements en matière de transports (la Fédération projette de mettre en place avec la SNCF des bus électriques pour ne pas augmenter le taux de CO2) et son savoir-faire, en matière d’organisation de Grands événements internationaux.