Selon une étude sur le trafic des recherches web sur les maillots de foot des équipes nationales, le Brésil se hisse à la première place du classement de popularité.

Le Brésil fait vendre des maillots. Avec 21% du trafic mondial, le pays organisateur de la coupe du monde de la Fifa se positionne en première position des recherches sur les maillots de foot des équipes nationales. De son coté, la France crée la surprise en occupant la deuxième planche, avec 13% des requêtes, devant l’Espagne (12%). L’étude, réalisée par le site internet Twenga, compare les intentions d’achat de maillots de foot dans sept pays qualifiés pour le Mondial : la France, le Brésil, le Royaume-Uni, l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne et les Pays-Bas. Parmi les dix maillots les plus populaires à l’international, seul le trio de tête dépasse les 10% d’intentions d’achat. L’Algérie ferme la marche, à 3,4%

Patriotisme footballistique

En France, le plus grand pourcentage de trafic est réservé aux maillots de l’équipe de France (22%). Viennent ensuite le Brésil (15,5%) et le Portugal (12,7%). Même tendance au Brésil, au Royaume-Uni et en Espagne où les équipes nationales sont largement plébiscitées. Les maillots de l”équipe d’Espagne atteint même un score incroyable de près de 98% sur son territoire. En revanche, pour l’Allemagne, l’Italie et les Pays-Bas, l’étude montre des pays étrangers en tête du classement. Aux Pays-Bas, le voisin belge arrive devant l’équipe néerlandaise et la Mannschaft, en Allemagne, ne récupère que 10% des intentions d’achat, en troisième position derrière l’Espagne (15%) et l’Argentine (10%). La réelle surprise vient toutefois de l’Italie, dont l’équipe ne parvient même pas dans le top 5 des intentions d’achat, ne recueillant que 7% des recherches, derrière le Brésil (21,5%), les Pays-Bas (19%) et la France (12,5%).

L’enthousiasme des Français pour l’équipe de France, mais également des étrangers, devrait se traduire par des taux d’audience importants des médias pendant la compétition. En effet selon une étude réalisée par le panéliste YouGov, 55% des Français comptent suivre la Coupe du Monde de football. Essentiellement masculins, un tiers des fans du ballon rond ont même l’intention de regarder plus de la moitié des matchs.

Guillaume de Monplanet à la conférence de la campagne "Adidas all in", lundi 26 mai à La Défense.

Guillaume de Monplanet à la conférence de la campagne “Adidas all in”, lundi 26 mai à La Courneuve.

A l’occasion du lancement de sa campagne “all in or nothing” (« tout ou rien ») pour la Coupe du Monde, lancé lundi dernier, Guillaume de Monplanet, le directeur de la marque Adidas France a répondu aux questions de Filière Sport sur les enjeux de la Coupe du Monde.

Quels sont les grands enjeux de cette Coupe du Monde pour Adidas ?

Il y a deux enjeux très importants. Le premier est business, puisque nous avons l’objectif d’atteindre le cap des 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires cette année dans le football. L’autre enjeu est de rattraper notre retard sur les plates-formes sociales et digitales. L’idée est d’accélérer pour être la marque la plus visible. C’est un moyen de parler aux consommateurs, qui sont de plus en plus connectés et qui veulent des interactions avec nous en permanence. Par rapport à la Coupe du Monde de 2010, nous avons multiplié par trois notre investissement publicitaire et par cinq dans le digital. Nous avons ainsi créé 140 postes (dont 3 à 4 en France) avec une newsroom, des community managers, des journalistes internes. La Coupe du Monde est une plate-forme incroyable.

Comment se comporte Adidas sur le marché français du football ? (suite…)