À l’occasion du prochain Congrès de l’Union cycliste internationale (UCI) à Bergen (Norvège) le jeudi 21 septembre 2017, les 45 délégués des cinq continents désigneront leur nouveau président. David Lappartient, 44 ans, qui a été à la tête de la Fédération française de cyclisme (FFC) pendant 8 ans puis à celle de l’Union européenne de cyclisme (UEC) depuis 2013, s’est porté candidat pour cette prochaine élection.

Le dopage technologique en ligne de mire

Dans son programme, David Lappartient propose notamment la mise en œuvre rapide “d’un plan d’action visant à renforcer la lutte contre la fraude technologique”, une réflexion sur l’évolution du dopage des sportifs et un travail sur les risques liés au développement des paris sportifs.

La FFC et son président Michel Callot soutiennent activement la candidature de David Lappartient à la présidence de l’UCI : « La candidature de David Lappartient s’inscrit à l’appui d’un projet clair et ambitieux pour notre fédération internationale, dont je partage totalement le contenu. Le leadership dont il a fait preuve, tant au niveau de la FFC que de l’UEC, est sans conteste un gage de réussite dans la conduite des dossiers dont il aura la charge à la tête de l’UCI », assure Michel Callot.

Seul candidat à la succession de David Lappartient, Michel Callot a été élu le 11 mars 2017 président de la Fédération française de cyclisme (FFC). David Lappartient, de son côté, convoite la présidence de l’UCI, lui qui en l’actuel le vice-président.

Élu à 97,51% des 1761 suffrages exprimés (1682 pour et 79 contre), Michel Callot est donc bel et bien la nouvelle tête d’affiche de la Fédération française de cyclisme. Un poste qu’il briguait depuis plusieurs années. Président du « groupe » Rhône-Alpes de la FFC, il s’était en effet présenté une première fois à la présidence de la fédération en 2009 face à David Lappartient. Ce dernier l’avait emporté par 347 voix contre 265. Membre du Conseil d’administration puis président du Conseil fédéral de la FFC (depuis deux ans), Michel Callot s’est depuis plié au souhait des instances de la FFC de préparer une transition en douceur avec David Lappartient. D’où cette candidature unique… et basée sur un projet préparé collectivement.

Les trois objectifs du projet fédéral 2017-2021

Baptisé “Roulons tous ensemble“, le projet de Michel Callot s’articule autour de trois objectifs fondamentaux. Le jeune quinquagénaire entend en premier lieu de rendre la FFC plus attractive, en interne en impliquant les différentes strates de la fédération et surtout en externe en allant au devant de nouveaux publics, en intégrant non seulement les épreuves de masse de toutes disciplines mais aussi en proposant des services autour du sport santé, du vélo à assistance électrique, du vintage, des parcours thématiques…

Les deux autres volets sont la modernisation des outils, notamment numériques, de la fédération et la préparation des sportifs de haut niveau, notamment en développant les centres de formation. Un enjeu non négligeable après le bilan décevant des Jeux Olympiques de Rio. Sans oublier la pratique féminine, pour laquelle Michel Callot, souhaite mettre en place de nouveaux plans marketing. Dotée d’un budget 2016-2017 de 17,2 millions d’euros, la FFC compte 2 600 clubs et 220 000 licenciés.

David Lappartient en piste pour l’UCI

A 43 ans, David Lappartient, aurait pu briguer un troisième mandat. Mais le natif de Pontivy a déjà un début de carrière internationale qu’il compte prolonger : président de l’Union européene de cyclisme (UEC), vice-président de l’Union cycliste internationale (UCI), il entend bien présenter sa candidature à la présidence de cette dernière, dont l’élection aura lieu en septembre. « Le président actuel ayant annoncé sa candidature pour un deuxième mandat, il serait logique que j’attende 2021 pour me lancer. Mais rien ne dit que cette logique sera respectée », a-t-il confié au site Francsjeux.com.  « Si j’étais lui j’attendrais quatre autres années, il n’aura pas d’oppositions à ce moment là », a d’ores et déjà conseillé le Britannique Brian Cookson, actuel président de l’UCI. Une escarmouche verbale qui traduit en vérité de véritables divergences entre l’organisation internationale et les Français. L’UCI entend en effet augmenter le nombre de compétitions internationales, ce qui  ne fait pas l’affaire de la Ligue nationale de cyclisme française…