Speedo fête ses 90 ans cette année. Le leader mondial du maillot de bain et de la natation sportive accentue sa politique environnementale. A ce jour, 10% des collections de Speedo sont fabriquées avec du textile écoresponsable créé à partir d’Econyl, une fibre innovante qui transforme les déchets issus de filets de pêche, de produits industriels et même de moquette en nylon. A l’horizon 2019, la marque australienne a annoncé qu’elle utiliserait cette matière dans 25% de sa collection. (suite…)

François de Witte (deuxième en partant de la droite) reçoit la presse au B’Twin Village, entouré de cadres de Decathlon France et B’Twin

François De Witte, le directeur général délégué de Decathlon France, a reçu ce 14 février une partie la presse économique et professionnelle – dont Filièresport – au B’Twin Village, à Lille, entouré de manageurs de l’enseigne d’articles de sport et de sa marque de vélo. Objectif : expliquer la mutation en cours de l’entreprise, en appui du bilan 2017 du groupe.

« Depuis un an et demi, nous avons renoncé au client pour choisir de servir le sportif. Et cela change tout ! » En prononçant ces mots, François De Witte, « leader » (sic) de Decathlon France, sait que ses propos risquent de soulever l’incrédulité, voire choquer. Mais il insiste : « Lorsque l’on est obnubilé par le client, on réagit uniquement en fonction du chiffre d’affaires. L’objectif de Decathlon est d’abord de rendre les sports accessibles au plus grand nombre. Bien sûr les chiffres comptent mais ils ne sont qu’une résultante de notre business et ne doivent en rien décider de ce que nous avons à faire dans l’instant. » Nommé l’an dernier à la suite de Nicolas Pelletier, François De Witte a pour mission de bâtir « le Decathlon de dans 20 ans ». Qui connaît la capacité du groupe à se réinventer sans se renier – l’une des remarquables et redoutables qualités des entreprises de la famille Mulliez – ne saurait prendre ces propos à la légère…

De la centralisation à la « division cellulaire »


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Le géant français de la distribution d’articles de sport innove en matière de transport de marchandise en utilisant le rail pour ses approvisionnements en provenance de Chine ! La première livraison de produits par “train block” a eu lieu courant novembre. (suite…)

Remise du French Outdoor Award Winter à NST sur le salon ISPO Munich 2015

La marque française de produits d’entretien sans PFC NST et le fabricant d’articles de sports de nature Millet ont établi une collaboration globale.

Après avoir “cherché pendant longtemps un partenaire capable d’apporter des solutions simples, respectueuses de l’environnement, qui fonctionnent sur l’ensemble de ses produits”, selon Patrice Folliet, président de Millet, la marque l’a trouvé dans les Alpes. NST, une PME familiale française, spécialiste des produits d’entretien respectueux de l’environnement et notamment lauréate d’un French outdoor award dans la catégorie textile, est désormais partenaire de Millet.

Recommandation et tests en commun

“Nous sommes très heureux de finaliser cette collaboration qui permet de mettre en avant la qualité des produit NST pour l’entretien du matériel de pointe signé par Millet” déclarent Christian et Nicolas Kowalski, co-fondateurs de la PME familiale NST, légitimement fiers de ce partenariat avec une marque de l’importance de Millet. En vertu de ce partenariat, Millet recommande l’utilisation des produits NST pour laver ou réimperméabiliser le matériel et augmenter par la même occasion son cycle de vie. Les deux marques prodiguent ensemble des conseils d’entretien à destination du grand public. Elles testent de concert dans leurs laboratoires respectifs de nouvelles solutions.

Pendant près de 4 ans, c’est-à-dire pour la durée de l’actuelle olympiade, la marque italienne d’articles de sport Erreà sera le fournisseur officiel des tenues des équipes de France de gymnastique.

La Fédération française de gymnastique (FFGym) « est une fédération très importante, avec près de 300 000 licenciés, qui a la volonté de développer une ligne attractive pour les gymnastes. Pour nous, cela représente donc un potentiel intéressant », communique Enzo Montrucchio, responsable France de la société Erreà. L’entreprise « produit principalement en Italie et en Europe et possède la certification Oeko Tex, un label écologique spécifique à la production textile. Pour la FFGym, c’était un élément important de choix », déclare James Blateau, président de la FFGym, qui se soucie de  développement durableLa fédération précise que sa décision a également été influencée « par les bonnes relations entretenues avec le représentant de la société en France et par la qualité des moyens de production » dont dispose l’entreprise.

Logo-decathlon_283x70Le Rapport développement durable 2015 de Decathlon fait le point sur les principales réalisations du groupe et décrit de nouveaux engagements pour améliorer la qualité de vie des citoyens et réduire son impact sur l’environnement.

 « Chez Decathlon, nous avons la conviction que ce qui est bon pour l’humain et l’environnement a un impact positif à court, moyen et long terme pour notre réussite économique et le développement durable de notre entreprise », commente Isabelle Guyader, directrice développement durable de Decathlon. Avec, comme principale source d’inspiration, les Objectifs de développement durable des Nations Unies, présentés en septembre 2015, l’enseigne d’articles de sport concentre plus particulièrement sa politique sur les quatre points décrits ci-dessous.

Promotion du travail décent

En ce qui concerne les conditions de travail, 887 audits ont été realisés dans les usines sous-traitantes du groupe en 2015. Pour pouvoir construire durablement avec ses fournisseurs, Decathlon a développé une stratégie de partenariats avec des sous­traitants, avec pour objectif de fabriquer 80% de ses volumes de production avec 100 partenaires d’ici 2023.

Contribution à la lutte contre le changement climatique

Sur la question du changement climatique, Decathlon a pour objectif de stabiliser ses émissions de CO2 d’ici 2019, en les ramenant au niveau de 2014 (5,2 millions de tonnes équivalent CO2).

Management de l’eau

Conscient du fait que la santé dépend, entre autres, d’un accès à une eau de bonne qualité, Decathlon évalue ses sous-­traitants qui rejettent de l’eau dans l’environnement naturel afin d’assurer que ces opérations s’effectuent conformément aux directives environnementales de l’International Finance Corporation. Pour la fin de l’année 2016, tous les sous­-traitants concernés suivront ce processus de contrôle.

Production et consommation

Decathlon, acteur important sur le marché du coton, s’engage à utiliser exclusivement du coton produit de manière durable pour les produits des Marques Passion du groupe (coton recyclé, coton issu de l’agriculture biologique ou coton issu de la Better Cotton Initiative).

L’enseigne encourage enfin ses clients à une consommation plus responsable dans ses magasins au moyen d’un système d’affichage environnemental, pour le moment appliqué à 300 produits textiles. Les résultats sont disponibles sur le site e­commerce de l’enseigne.

Initié par cinq jeunes entrepreneurs diplômés de l’Ecole Nationale Supérieure des Technologies et Industries du Bois, le projet Hollowood vient de remporter l’Appel à  Projets Innovation 2013 lancé par l’Eurosima Cluster.

Ces professionnels ont choisi de se spécialiser dans la fabrication d’articles de sport en bois (lunettes, vélos, skate, skis, surfs…). Leur projet Hollowood consiste à fabriquer une planche creuse en bois “Made in France” dans une démarche environnementale et avec des délais de fabrication réduits. Alors que la fabrication de planches de surf en bois reste artisanale, Hollowood entend l’industrialiser et l’optimiser grâce à la création d’une  table de montage modulable. Les matériaux utilisés associent essences de bois locales labellisés FSC ou PEFC, fibres végétales et résines biosourcées. La stratification est réalisée par infusion afin d’isoler les émanations toxiques et de limiter les quantité de résines nécessaires. Enfin, Hollowood permettra de personnaliser chaque produit. Par le biais de son cluster, Eurosima, l’association européenne des industriels de la glisse, a attribué une subvention de 5 000 € au projet et ouvrira son réseau aux lauréats de son prix de l’innovation.

La Fédération Professionnelle des Entreprises du Sport et des Loisirs (FPS), qui regroupe les marques et enseignes de sport a installé sa nouvelle Commission RSE (Responsabilité Sociale et Environnementale), le 17 octobre dernier à Paris.

Cette Commission traite, au niveau collectif, des enjeux de développement durable des entreprises du secteur sport. Composée de spécialiste des questions de RSE dans les entreprises, la Commission a établi sa feuille de route :

–       Favoriser le travail collaboratif et les échanges d’expériences afin de contribuer à l’amélioration de l’information et de l’expertise RSE des sociétés du secteur sport.

–       Valoriser les démarches de développement durable des entreprises par des actions de communication et la création d’évènements (type colloques, prix…) et de documentations.

–       Etre force de propositions et partager les bonnes pratiques en matière de conditions de travail dans la chaine de fabrication d’articles de sport.

–       Suivre l’avancement des travaux de la Convention Sport et Environnement signée en 2011 par la FPS et le Ministère de l’Environnement et celui des Sports : éco-conception, affichage environnemental, recyclage et filières REP, transports et logistique, sensibilisation des pratiquants de sports.

NIKEUNBLEVIE-222Le 2 juillet 2013, Nike a lancé une nouvelle application mobile, conçue pour informer les designers et créateur de produits de l’impact environnemental des matériaux qu’ils choisissent.

Baptisée Making, l’application évalue l’impact environnemental en matière d’utilisation de produits chimiques, d’eau ou d’énergie, et de traitement des déchets, à partir d’un index des matériaux durables établis par le groupe depuis sept ans. Elle permet également de savoir si le matériau choisi utilise des produits recyclés ou est issu de l’agriculture biologique. Elle compare également les différents matériaux pour déterminer lesquels sont les moins polluants.

Développée avec la collaboration des étudiants du centre de la mode éco-conçue du London College of Fashion, Making, elle est gratuite et à destination des designers du monde entier. Actuellement, les techniques de teintures des tissus utilisent plus de 200 tonnes d’eau par tonne de tissu traitée. Sur son site internet, le groupe Nike rappelle que d’ici à 2015, l’industrie textile mondiale devrait produite plus de 400 milliards de mètres carrés de tissus par an.

 

 

 

Puma-biodegradable-chaussuresLa marque Puma lance InCycle, sa première collection de chaussures et T-shirt biodégradables. Celles-ci ont reçu la certification « Cradle to Cradle CertifiedCM Basic ».

« Les chaussures et le T-shirt de basket biodégradables InCycle ont été analysés dans le cadre du premier bilan de pertes et profits de PUMA relatifs aux produits environnementaux, publié en octobre 2012. Les résultats démontrent que l’impact environnemental de ces deux produits a été réduit d’un tiers par rapport à leurs homologues traditionnels », explique Reiner Hengstmann, directeur mondial de PUMA Safe. Cette collection s’inscrit dans le parcours d’apprentissage pour améliorer le caractère écologique des produits Puma.

La marque a développé la collection en collaboration avec l’organisme EPEA, dont la mission est d’aider les entreprises à répondre aux critères du Cradle to Cradle Products Innovation Institute afin de développer des produits conçus de manière écologique et intelligente. L’institut environnemental Cradle to Cradle Products Innovation Institute, a pour mission d’offrir un programme d’amélioration continue de la qualité et guide les fabricants et les concepteurs de produits pour la création de composants sûrs et non toxiques pour la planète. Cradle to Cradle évalue les produits selon cinq facteurs liés au développement durable : 1) utilisation de matériaux sûrs et non toxiques ; 2) conception en vue de la réutilisation des matériaux, notamment le recyclage et le compostage ; 3) énergie renouvelable et gestion du carbone ; 4) attitude responsable envers l’eau ; et 5) responsabilité sociétale.

Les produits de la collection InCycle de PUMA sont recyclés à l’aide de l’un des deux procédés, le “Cycle Technique” et le “Cycle Biologique”.  Les matériaux du Cycle Biologique sont décomposés par des micro-organismes pour former des nutriments biologiques. Devenus biodégradables, ils retourneront à la terre. Les matériaux qui circulent dans le Cycle Technique, comme des métaux, des textiles ou des plastiques, peuvent ensuite être réutilisés pour fabriquer de nouveaux produits.

 

La plateforme Ademe-Afnor a adopté le référentiel d’affichage environnemental des vélos présenté par le groupe de travail « sport » animé par la FPS.


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C’est peut-être le slip de bain du futur ! Speedo, qui ambitionne de valoriser 100% de ses déchets, soutient un projet de développement de la biotechnologie dans la fabrication de textile. Le procédé : utiliser des enzimes pour la fixation des couleurs et le flocage du tissu, avant et après la découpe du tissu au laser.

Financé par le Britain’s Arts and Humanities Research Council, le projet est porté par un groupe de jeunes diplômés des universités De Montfort and Loughborough. Ces jeunes ingénieurs veulent montrer que ce procédé réduit l’utilisation de produits chimiques et la consommation d’eau et d’énergie.

La manifestation de sensibilisation à la protection de l’eau a de nouveau mobilisé des milliers de personnes autour d’épreuves sportives et d’opérations de sensibilisation.

La Cinquième édition de l’Odyssée du Flocon à la Vague devait s’achever le 20 octobre dernier par un grand pique-nique bio sur la promenade de Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantique) et deux heures de découverte d’activités sportives sur la plage, en présence des sportifs parrains de l’événement emmenés par le footballeur Bixente Lizarazu et le snowboarder Mathieu Crépel. « Challenge sportif au service de l’environnement », l’Odyssée s’est déroulée en quatre étapes réparties de mars à octobre : Pic du Midi, Biarritz et l’océan, Portet-sur-Garonne et Bidart-Saint-Jean-de-Luz. Quatre rendez-vous, trois fleuves, 4 milieux naturels traversés, avec, à chaque étape, des épreuves sportives et des ateliers ludo-pédagogique réunissant plus d’une quarantaine de sportifs de haut niveau, 50 partenaires et quelque 15 000 visiteurs dont 1 500 scolaires.

L’eau doit être préservée pour que la mer reste un terrain de jeu” 

Un succès populaire. « Notre chance, c’est que les sportifs ont totalement mordu : la plupart sont issus de la glisse mais il y a des exceptions comme Bixente Lizarazu, Guy Forget ou Luc Alphand », se félicite Bernard Crépel, président de l’association Du Flocon à la Vague. L’autre recette du succès, c’est l’esprit bon enfant de cette manifestation : « nous ne voulons surtout pas être des donneurs de leçons, poursuit-il. L’eau doit être préservée pour que la mer reste un terrain de jeu ». Mais cela n’empêche pas l’association de se contenter de prêcher la bonne parole. Elle assure aussi la promotion d’un outil de calcul de « l’empreinte H20 », équivalent pour l’eau du bilan carbone qui mesure les impact d’une consommation sur la ressource en eau et en termes de pollution. Cette méthode est notamment proposée aux entreprises qui veulent sensibiliser leurs salariés sur la question.

En photo :
Bernard Crépel, président de Du Flocon à la Vague