image-sun-valley-f17-copieLa marque de vêtements de ski Sun Valley arrête d’utiliser le duvet naturel dans ses collections automne-hiver 2017. Cette décision est motivée par des considérations environnementales, la marque se disant “sensibilisée à la question de l’usage à outrance d’une matière naturelle animale“. Elle a également décidé d’écarter les membranes PTFE, très critiquées par Greenpeace.

Pour crédibiliser ce coup d’arrêt, Sun Valley adopte un nouveau slogan, Time to be smart. « Nous ne sommes pas et nous ne serons jamais une marque écolo. Il est temps, cependant, de s’habiller intelligemment, traduit Edouard Terzibachian, PDG de Sun Valley, qui précise : « Cette démarche s’inscrit dans une politique globale écoresponsable. Elle répond aux attentes de nos détaillants et à la demande des consommateurs ». Elle résulte aussi du constat selon lequel le duvet est aujourd’hui devenu « un basique répondant à une logique industrielle, avec toutes les dérives que cela implique ». Précurseur du détournement de produits techniques pour un usage quotidien, Sun Valley entend ainsi continuer à se différencier.

Des tarifs inchangés

L’entreprise réfléchit ainsi depuis plusieurs saisons à un produit de substitution pour le duvet. Mais elle refusait de


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Modèles Odlo hiver 2016-17Sur un marché du vêtement de ski en baisse, les marques de sports d’hiver rebondissent en créant des vêtements polyvalents, qui peuvent être portés aussi bien pour le ski qu’à la ville. L’analyse chiffrée de la société d’études de marchés NPD Group.

En 2015, le textile ski (hors doudounes) a représenté en France un chiffre d’affaires de 250 millions d’euros, selon la société d’études de marchés NPD. Un résultat en recul de 5 % par rapport à l’année précédente, qui s’explique par deux facteurs : la relative absence de la clientèle russe en début d’hiver et l’enneigement faible des stations à Pâques 2015 et surtout Noël 2016. Celle-ci n’a été que partiellement compensée par le regain de fréquentation des classes moyennes françaises et des touristes anglais en stations.

Prix en hausse, volumes en baisse

Renaud Vaschalde, expert Sport pour The NPD Group en Europe commente : «le marché du skiwear est plus centré sur la femme (36% du chiffre d’affaires total) et sur l’enfant (22%) que le marché du sport en général. A l’image de ce que l’on observe dans d’autres secteurs de la consommation, le marché a ralenti sur le segment jeunes adultes avec une baisse du poids de la tranche des 20-34 ans (passé de 36% en 2010 à 31% en 2015), pour qui le ski reste une activité onéreuse par rapport à leur pouvoir d’achat réel.» Côté prix, on constate une légère augmentation des tarifs pratiqués, qui peut s’expliquer par la baisse de l’euro, qui a renchéri les importations en dollar. Les tickets à plus de 100€ représentent 66% des ventes totales de blousons et combinaisons de ski sur le dernier trimestre 2015 contre 62% l‘année précédente. Conséquence de cette hausse de prix : les volumes de vêtements de ski vendus ont baissé.

L’équipement moyen revient à 190€ pour l’achat d’un blouson de ski (100 €), un pantalon de ski (60€) et des gants de ski (30€). Principalement constitué des vêtements et sous-vêtements spécifiques à la pratique des sports d’hiver, ce dernier englobe les blousons de ski (40% des ventes), les pantalons et les combinaisons (environ 13% chacun), les sous-vêtements (environ 5%) et les accessoires tels que les chaussettes, les bonnets, les gants et les moufles (29%).

Détournement de l’usage sportif

Il est toutefois difficile aujourd’hui de définir précisément la frontière entre le prêt-à-porter et l’équipement sportif, tant le sportswear envahit notre quotidien. La doudoune est le produit emblématique de cette tendance : 80% des doudounes de marques de sport sont aussi portées au quotidien. De même, 40% des anoraks de ski sont aussi utilisés hors des pistes. L’offre des fabricants s’adapte pour exploiter ce détournement des produits sportifs à un usage quotidien. Une tendance qui s’est encore vérifiée à l’ISPO 2016, où


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