En conclusion de la rencontre “Emocs” du sport en entreprise, qui s’est tenue à La Défense le 27 septembre 2018, huit organisations européennes du sport se sont engagées à créer un label européen “Active Workplace” (“entreprise active”).

Les cosignataires, parmi lesquelles les Fédérations du sport en entreprise européenne et française, la Fédération européen des industries du sport (Fesi) et l’association Sport & Citoyenneté et la Fédération, constatent que la mulplication des labels locaux, nationaux ou régionaux, non réglementés, en matière de sport en entreprise, nuit à la visibilité et à la crédibilité des politiques engagées par les entreprises et pouvoir publics. “Les entreprises actives ont besoin d’un moyen fiable pour montrer à leurs actionnaires, investisseurs, employés potentiels et autorités publiques qu’elles prennent ce problème au sérieux“, énonce l’appel. Ses initiateurs s’engagent en conséquence à mettre en place un groupe de travail avec tous les acteurs concernés pour commencer à travailler à la création d’un label européen unique pour les lieux de travail “actifs”. Celui-ci doit présenter une proposition de labellisation, des critères et des spécifications finaux avant le 31 décembre 2019.

Le label sera construit autour de cinq principes :

  • La crédibilité, assurée par un ensemble d’exigences minimales obligatoires et d’outils d’évaluation de reporting.
  • La proportionnalité, obtenue grâce à des exigences adaptées à la taille, à la localisation et au secteur d’activité des entreprises.
  • La transparence des critères, qui seront établi en concertation avec les différentes parties prenante concernées.
  • L’évolutivité, permettant d’adapter le label à toutes les entreprises sans discrimination.
  • La durabilité des actions mises en oeuvre.

 

 

Un panel représentatif de 1000 salariés et 300 dirigeants de France ont participé au baromètre Generali / OpinionWay pour le groupe de réflexion et d’action «Vitalité, Sport & Entreprise». Plébiscité par ceux qui l’ont adopté, le sport en entreprise présente un fort potentiel de développement.

 Selon ce sondage, un quart des salariés ont accès à une offre d’activité physique et sportive en entreprise, parmi lesquels 10 % pratiquent et 15 % ne sont pas intéressés. Parmi les salariés qui ne disposent pas d’une telle possibilité, 35 % aimeraient bien que leur employeur leur en propose. Minoritaire dans l’Hexagone, la pratique du sport en entreprise dispose donc d’un fort potentiel… À condition de convaincre les chefs d’entreprise de satisfaire cette attente : les trois-quarts d’entre eu ne l’envisagent pas !

Les dirigeants pro-sport sont unanimes

Pour autant, l’étude révèle de nombreux arguments favorables au développement du sport en entreprise, arguments que Bertrand Pulman, professeur de sociologie à la Sorbonne Paris Cité et à l’EHESS et coprésident de Vitalité, Sport & Entreprise, a synthétisés lors des rencontres sport bien-être en entreprise, ce jeudi 27 septembre 2018 à La Défense, en quatre points. En premier lieu, « les dirigeants d’entreprises engagés dans une démarche d’activités physiques et sportives sont satisfaits à 100 %, dont 65 % de très satisfaits : c’est l’argument le plus puissant qui soit pour convaincre ce qui ne le sont pas. »

Une possibilité plébiscitée par les salariés pratiquants

Deuxième enseignement, les salariés qui pratiquent le sport affichent le même contentement (94 % de taux de satisfaction). Attention, souligne toutefois l’enseignant, « l’idée que le sport est bon pour la santé ne vient pas au premier plan. Il faut donc faire très attention aux messages que l’on envoie et déployer d’autres arguments, comme par exemple des outils rétributifs sur les effets de la pratique d’activités physiques et sportives. »

Accompagner les entreprises réfractaires

Troisième enseignement : « il existe une importante marge de progression potentielle » puisque 75 % des entreprises françaises ne propose aucune activité physique et sportive à leurs salariés. Le manque d’infrastructures adéquates est le principal frein. « La mutualisation des équipements est une des pistes possibles », en déduit Bertrand Pulman. La perspective des JO de 2024, considérée par les dirigeants comme un levier de management et de communication par les dirigeants, pourraient les motiver à chercher des solutions.

Tenir compte des attentes des salariés

Enfin, le quatrième enseignement est que ce même potentiel existe aussi chez les salariés. Il y a une demande des salariés exclus du sport en entreprise. Quant à ceux qui disposent d’une offre au sein de leur entreprise, mais qui n’en font pas usage, leur premier argument est que les activités proposées ne leurs plaisent pas. « Dans ce cas, il est souhaitable d’élargir le type d’activités proposées, explique le professeur. Il est important d’interroger les salariés sur ce qu’ils souhaitent et de prendre des mesures pour les encourager ». Chez Generali par exemple, les salariés qui se fixent des objectifs d’amélioration de leur « capital santé » reçoivent des bons cadeaux de partenaires de l’assureur.

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Vitalité, Sport et Entreprise