panneaux solaires

A l’occasion de la Climate Week, qui s’est déroulée du 24 au 30 septembre 2018 dans la ville de New York, le leader européen de la distribution d’articles de sport a annoncé son adhésion à l’initiative mondiale RE100. Celle-ci réunit 144 entreprises engagées à utiliser de l’électricité d’origine renouvelable afin d’accélérer le passage à une économie à faible émission de carbone.

Decathlon s’engage ainsi à s’approvisionner à 100 % en électricité provenant de sources renouvelables d’ici 2026 grâce à la production et à l’achat d’énergie renouvelable. L’engagement couvre l’ensemble des sites commerciaux et logistiques de Decathlon à travers le monde. Le distributeur français, fondé en 1976, est présent en ligne et en magasin dans 51 pays avec plus de 1400 magasins, dont 315 en France (au 30/6/2018).

Préserver l’environnement pour pérenniser la pratique sportive

Decathlon est le plus grand distributeur français à avoir rejoint l’initiative RE100. L’engagement concerne les sites dont Decathlon est propriétaire ainsi que locataire. Actuellement, 70% de sa consommation d’électricité est générée par la France, l’Espagne, l’Italie et la Chine. Certains sites bénéficient déjà d’une production solaire sur site en Europe et les premières installations en Chine et en Inde ont été réalisées cette année. Selon Emma Woolley, chef de projet “Energies renouvelables” de l’entreprise française, « cet engagement s’inscrit parfaitement dans la vision 2026 de notre entreprise, qui a été co-écrite avec nos coéquipiers et qui met l’accent sur la réduction de notre impact environnemental. En agissant pour lutter contre le changement climatique, nous contribuons à protéger l’environnement naturel des pratiquants de sport. Nous espérons que notre engagement inspirer des démarches similaires à d’autres entreprises. » L’entreprise vend principalement des articles de sport de ses propres marques et couvre plus de 70 sports.

Un club d’entreprises influentes

Menée par The Climate Group, une organisation à but non lucratif associant chef d’entreprises et dirigeants gouvernementaux, en partenariat avec CDP, un organisme d’analyse de la performance environnementale des entreprises et collectivités publiques, RE100 est une initiative internationale rassemblant les entreprises les plus influentes engagées pour une énergie 100% renouvelable. « En basculant ses activités mondiales vers de l’électricité 100 % renouvelable, Decathlon prouve à ses clients que le développement durable est au cœur de ses activités. C’est exactement le genre de leadership que nous avons besoin de voir pour réduire rapidement les émissions », commente Sam Kimmins, directeur de l’initiative RE100. Les membres du RE100, parmi lesquels figurent des sociétés du Global Fortune 500, totalisent un chiffre d’affaires de plus de 2,75 milliards de dollars US et opèrent dans un large éventail de secteurs – des technologies de l’information à la construction automobile. Leur objectif est d’envoyer un signal fort aux décideurs politiques et aux investisseurs, afin d’accélérer la transition vers une économie à faible émission de carbone.

 

La division textile de Gore vient de fixer ses objectifs environnementaux pour 2020. Le fabricant de membranes, désireux d’une chimie plus durable, s’engage notamment à éliminer les PFC, préoccupants pour le grand public.

Son rapprochement de Greenpeace n’y est pas étranger, W.L Gore et Associés est désireuse d’une économie plus verte. Parmi ses principaux combats : l’homologation Bluesign pour 85% du volume de laminés destinés aux vêtements grand public ; la certification Oeko-Tex pour 100% des vêtements grand public ; et l’élimination des PFC, substances préoccupantes pour l’environnement et la santé.

Horizon 2023

Laissant une forte empreinte sur l’environnement, l’entreprise entend supprimer définitivement le PFC en deux étapes : d’abord une première d’ici 2020 avec une élimination des PFC sur environ 85 % des produits (vestes, chaussures, gants et accessoires) puis une seconde ayant pour ambition de les éliminer complètement des articles grand public à l’horizon 2021-2023. Pour atteindre cet objectif, Gore va mettre en place un important programme d’innovations et notamment collaborer avec les fournisseurs de sa division textile pour éliminer les PFC présents dans les agents tensioactifs utilisés pour produire le PTFE.

« Le fait de distinguer clairement le PTFE des PFC va permettre de résoudre une ambiguité de longue date sur la façon de différencier les matières inoffensives des matières inquiétantes. Nous sommes actuellement en train de développer plusieurs matières mais nos connaissances techniques actuelles indiquent que, par sa performance et sa durabilité unique, c’est le PTFE qui répond le mieux à un grand nombre d’utilisations finales, notamment les plus exigeantes », plaide Bernhard Kiehl, responsable du développement durable de la division textile de Gore. L’arrivée en magasin des premiers traitements sans PFC est prévue à l’automne-Hiver 2018.

 

 

 

 

 

 

 

 

journee-ramassage-montagneInitiative de l’association Mountain Riders, les Mountain Days visent à rendre la montagne propre tout en sensibilisant la population sur l’impact de la société sur la planète. Zoom sur le bilan de cette opération de grande ampleur pour l’année 2016.

La présence de déchets n’est pas réservée qu’au seul milieu urbain. La montagne est aussi une victime de ce fléau. Pour y remédier, Mountain Riders a organisé 62 journées de ramassage cette année, réparties entre les Alpes, les Pyrénées, le Jura, le Massif Central mais aussi la forêt de Fontainebleau. Résultat, quelques 5300 volontaires ont collecté 38 tonnes de déchets en montagne. Soit une moyenne de 7,2 kg de déchets ramassés par volontaire contre 9,9 kg en 2013, ce qui tendrait à indiquer que le nombre de déchets jetés en montagne se réduit. Mais cette baisse est difficilement interprétable car le nombre de volontaires est passé de 7300 à 5300 et le nombre de journées de ramassage est moindre qu’en 2015.

Logo-decathlon_283x70Le Rapport développement durable 2015 de Decathlon fait le point sur les principales réalisations du groupe et décrit de nouveaux engagements pour améliorer la qualité de vie des citoyens et réduire son impact sur l’environnement.

 « Chez Decathlon, nous avons la conviction que ce qui est bon pour l’humain et l’environnement a un impact positif à court, moyen et long terme pour notre réussite économique et le développement durable de notre entreprise », commente Isabelle Guyader, directrice développement durable de Decathlon. Avec, comme principale source d’inspiration, les Objectifs de développement durable des Nations Unies, présentés en septembre 2015, l’enseigne d’articles de sport concentre plus particulièrement sa politique sur les quatre points décrits ci-dessous.

Promotion du travail décent

En ce qui concerne les conditions de travail, 887 audits ont été realisés dans les usines sous-traitantes du groupe en 2015. Pour pouvoir construire durablement avec ses fournisseurs, Decathlon a développé une stratégie de partenariats avec des sous­traitants, avec pour objectif de fabriquer 80% de ses volumes de production avec 100 partenaires d’ici 2023.

Contribution à la lutte contre le changement climatique

Sur la question du changement climatique, Decathlon a pour objectif de stabiliser ses émissions de CO2 d’ici 2019, en les ramenant au niveau de 2014 (5,2 millions de tonnes équivalent CO2).

Management de l’eau

Conscient du fait que la santé dépend, entre autres, d’un accès à une eau de bonne qualité, Decathlon évalue ses sous-­traitants qui rejettent de l’eau dans l’environnement naturel afin d’assurer que ces opérations s’effectuent conformément aux directives environnementales de l’International Finance Corporation. Pour la fin de l’année 2016, tous les sous­-traitants concernés suivront ce processus de contrôle.

Production et consommation

Decathlon, acteur important sur le marché du coton, s’engage à utiliser exclusivement du coton produit de manière durable pour les produits des Marques Passion du groupe (coton recyclé, coton issu de l’agriculture biologique ou coton issu de la Better Cotton Initiative).

L’enseigne encourage enfin ses clients à une consommation plus responsable dans ses magasins au moyen d’un système d’affichage environnemental, pour le moment appliqué à 300 produits textiles. Les résultats sont disponibles sur le site e­commerce de l’enseigne.

Ellen MacArthur FoundationLe groupe américain Nike a annoncé son engagement dans la fondation Ellen MacArthur, qui a pour mission d’accélérer la transition vers l’économie circulaire.

L’économie circulaire est un concept d’économie qui fonctionne en boucle, faisant des déchets des uns les matières premières pour d’autres. Son objectif est de produire des biens et services tout en limitant fortement la consommation et le gaspillage des matières premières et des sources d’énergies non renouvelables.

AdidascorporateLogo2006Le groupe Adidas a annoncé l’arrêt immédiat de l’utilisation de sacs plastique au sein de ses points de vente du monde entier. Une opération qui éliminera environ 70 millions de sacs plastique par an, dans le but de réduire l’impact environnemental de la marque.

Cette annonce a été faite à l’occasion de la journée de la Terre. Les sacs en plastique seront remplacés par des sacs en papier. Une transition sur laquelle le groupe travaille depuis un an et qui s’inscrit dans le programme de réduction des déchets toxiques imaginé par la marque, comme l’a expliqué Roland Auschel, membre du comité exécutif et responsable des ventes monde : ” la suppression des sacs plastique entre dans notre plan stratégique environnemental, à l’horizon 2020. Nous avons formé notre personnel sur l’importance de fédérer nos consommateurs autour de ce projet. A l’avenir, nous demanderons aux clients si ils ont vraiment besoin d’un sac en papier, au lieu d’en donner un systématiquement comme nous le faisions auparavant “.

Logo-TribordTribord, marque propre de Decathlon, vient de lancer des chaussons de surf en poudre d’huîtres recyclées. Egalement destinés aux pratiquants du stand-up-paddle et de la planche à voile, ces derniers combinent confort et adhérence. Cela faisait plus de 18 mois que la marque travaillait sur ce nouveau produit.

Ces chaussons, conçus au pays basque, ont été réalisés en collaboration avec une entreprise bretonne spécialisée dans le recyclage des coquilles de la filière ostréicole. D’abord séchées, concassées et broyées, elles sont ensuite mélangées à du thermoplastique SEBS, puis transformées en granules. Au total, chaque chausson contient 15 % de poudre d’huîtres recyclées. ” Ce produit existait depuis longtemps dans nos versions PVC. Nous avons décidé en 2011, de modifier son composant en utilisant uniquement de l’élastomère. C’était un premier pas, mais très vite nous avons souhaité aller plus loin, en développant un produit d’avantage respectueux de l’environnement sans altérer les propriétés d’adhérence du produit ” explique Edouard Du Doré, chef de produit Tribord.

Les chaussons Tribord sont disponibles dès à présent dans les points de vente et sur le site internet de Décathlon, au prix de 9,99 €.

chausson et granules

1382046302--5Imaginé par Patagonia, l’événement Worn Wear sillonnera l’Europe afin de présenter son programme dédié à la prolongation de la durée de vie de nos vêtements. Une initiative ayant pour but de sensibiliser les consommateurs à la protection de l’environnement. 

Une tournée européenne dans plus de 50 villes et 5 pays est prévue. A chaque étape, Patagonia réparera ainsi gratuitement fermetures éclair, accrocs, boutons, tirettes… et  apprendra aux visiteurs à réparer leurs habits d’eux-mêmes.

Pour tous les publics

Cette tournée débutera simultanément le 15 avril au Royaume-Uni et en Allemagne, et se poursuivra en mai en France, aux Pays-Bas et en Italie. Elle fera halte dans de nombreux magasins, sur des événements sportifs, marchés ou encore dans les universités afin de toucher le public le plus large possible. Les ateliers de réparation mobiles Worn Wear seront équipés de machines à coudre industrielles Juki et seront ouverts à quiconque apportera un vêtement nécessitant réparation, quelle que soit la marque.

Cet événement trouve tout son sens dans la philosophie de Patagonia, dont les produits sont garantis à vie. Créée en 2013 aux Etats-Unis, Worn Wear est une extension de la communication amorcée par Patagonia en 2011 (“n’achetez pas cette veste”) à l’occasion du Black Friday. Selon le groupe britannique Wrap, utiliser un vêtement rien que neuf mois de plus permet de réduire les empreintes carbone, déchets et eau correspondantes de 20 à 30 %.

 

La cérémonie des Ecosport Awards vient de se terminer à l’INSEP. Animée par Denis Brogniart et marquée par la présence du Secrétaire d’Etat chargé des sports Thierry Braillard, la soirée a récompensé les entreprises les plus concernées par la maîtrise de leur impact environnemental. Découvrez ci-dessous les lauréats de cette première édition:
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– Sympatex remporte le prix  de l’éco-conception de chaussure et textile.
– Notox remporte le prix de l’éco-conception de matériel et accessoire.
– Co-rider remporte le prix de la sensibilisation des pratiquants.
– Tri-vallées remporte le prix du recyclage et de la fin de vie produit.
– Decathlon remporte le prix du bâtiment durable.
– Vaude remporte le prix du management durable.
Enfin le prix spécial du jury a été accordé à la marque française Picture organic clothing.

Voici un retour détaillé et exclusif, sur les marques et produits lauréats, qui paraîtra également dans le Filière Sport n°37 du 25 janvier prochain:


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En application de l’article 73 loi de transition énergétique,  les sacs de caisse à usage unique en matière plastique ne pourront plus être mis à disposition de la clientèle à partir du 1er janvier 2016. 

Un décret doit préciser les caractéristiques des sacs concernés. Dans l’attente de sa publication, la FPS recommande par précaution à ses adhérents de suspendre le référencement de tous les sacs en matière plastique (biodégradable ou non) d’une épaisseur inférieure à 50 microns et de contenance inférieure à 25 litres.

L'autoroute à vélo de Nantes

L’autoroute à vélo de Nantes

Après la difficile adoption de l’amendement sur les flottes de vélo, en novembre dernier, une deuxième mesure incitant les salariés à aller au travail à bicyclette, l’indemnité kilométrique vélo, vient d’être édulcorée par le gouvernement.

Contre l’avis du gouvernement, les députés avaient instauré dans la loi sur la transition énergétique une indemnité kilométrique forfaitaire, exonérée de l’impôt sur le revenu et de cotisations sociales. Un amendement gouvernemental au projet de budget rectificatif 2015, voté mardi mardi 1er décembre à l’Assemblée nationale, a introduit deux limites à cette disposition. D’une part, l’indemnité kilométrique vélo est facultative pour les entreprises, d’autre part, la prise en charge des frais réellement engagés par les salariés est plafonnée à 200€ par an et par salarié. Ce qui en limite la portée et a suscité les protestations des députés favorables à l’incitation à l’usage du vélo…

 

 

 

 

 

 


Filiere_REP_et_recyclageA l’approche de la conférence COP21 sur le climat, la commission Environnement du Conseil du Commerce de France (CdCF), qui rassemble les fédérations professionnelles du commerce, a publié 12 propositions pour améliorer le recyclage et la valorisation des déchets.

Ces propositions sont regroupées dans un document qui vient d’être communiqué à Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie, du développement durable et de l’énergie, par Gérard Atlan, président du CdCF et Pierre Gogin, président de la commission Environnement du CdCF et de la FPS. Elles portent pour l’essentiel sur l’amélioration des filières dites “REP” (Responsabilité élargie du producteur).

17 millions de tonnes de déchets

Créatrice de la Responsabilité élargie du producteur, qui impose aux fabricants, importateurs et distributeurs de contribuer au retraitement des déchets provenant de leurs produits, la France compte en effet 22 “filières REP” de collecte et de traitement, dont 14 sont obligatoires. Elles concernent 17 millions de tonnes de déchets par an. Les contributions annuelles des entreprises pour ces filières REP représentent 1,2 milliard d’euros, dont la moitié est acquittée par les commerçants.

Demande de transparence

Parmi les propositions du CdCF, figurent une demande d’harmonisation et de transparence dans les modalités de contrôle des entreprises contributrices, une meilleure représentation du commerce dans la gouvernance, ainsi que l’exonération de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères pour les entreprises qui assurent elles-mêmes la collecte et la gestion de leurs déchets.

Gore texLa “marque ingrédient” américaine Gore-Tex, spécialisée dans les tissus imperméables et respirants, annonce vouloir investir 15 millions de $ sur les cinq prochaines années afin de limiter son impact environnemental et l’utilisation des matières perfluorées.

Les matières perfluorées plus souvent mentionnées sous l’appellation anglo-saxonne PFC, sont reconnues pour leurs caractéristiques imperméables, rendant la pénétration de l’humidité et des graisses plus difficile dans les fibres qu’elles composent, enjeu important dans le secteur sport. Cependant, d’après plusieurs études, les PFC seraient également des perturbateurs endocriniens. Elles agiraient de façon négative sur la sécrétion d’hormones par le corps humain, avec des effets négatifs possibles à long terme.

Premiers essais non concluants

Face au débat grandissant sur l’utilisation de ces composés dans le textile, la marque Gore-Tex a décidé de limiter son utilisation, tout en essayant de garantir à ses client une déperlance efficace et durable. Les premiers essais se sont avérés non concluants puisque l’utilisation de matières non fluorées entraine une diminution rapide de la qualité de la déperlance.

Trouver de nouvelles alternatives

Face à ce constat, la marque américaine annonce vouloir trouver des alternatives aux PFC qui lui permettraient de garantir à ses clients une qualité de déperlance égale à ce qu’elle propose actuellement. Cette recherche s’inscrit dans un plan global pour lequel Gore-Tex investira 15 millions de $ de R&D sur les cinq prochaines années afin de limiter également l’impact environnemental de ses produits et de sa production.

ECOSPORTSous le haut patronage du Ministère de la ville, de la jeunesse et des sports et de l’environnement et du Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, les Ecosport Awards récompenseront les meilleures initiatives des entreprises du sport en matière de préservation de l’environnement.

Ils distingueront les actions des fabricants et distributeurs d’articles de sport en matière d’éco-conception des produits et des bâtiments, de recyclage, de transport, de management responsable et de sensibilisation des pratiquants.

Décernés par un jury présidé par Catherine Destivelle et constitué de personnalités du monde du sport, d’acteurs et experts en développement durable et de journalistes spécialisés, les Ecosport Awards seront remis à l’INSEP à Paris, concomitamment à la prochaine conférence intergouvernementale Paris Climat 2015/COP 21, qui se tiendra du 30 novembre au 11 décembre 2015.

A l’initiative des prix Ecosport, la FPS a associé à la démarche un large éventail de personnalités du monde du sport, d’experts et d’associations environnementales (Mountain Riders, du Flocon à la Vague…), de médias (L’Equipe Mag et Filière Sport sont partenaires) et d’organisations et fédérations du secteur, telles que la FIFAS (Fédération française des industries sport & loisirs) ou Outdoor Sport Valley, Eurosima et enfin l’INSEP. Objectif : en faire un challenge pour toute la profession.

Informations & inscriptions sur : ecosportawards.com

La Fédération Professionnelle des Entreprises du Sport et des Loisirs (FPS), qui regroupe les marques et enseignes de sport a installé sa nouvelle Commission RSE (Responsabilité Sociale et Environnementale), le 17 octobre dernier à Paris.

Cette Commission traite, au niveau collectif, des enjeux de développement durable des entreprises du secteur sport. Composée de spécialiste des questions de RSE dans les entreprises, la Commission a établi sa feuille de route :

–       Favoriser le travail collaboratif et les échanges d’expériences afin de contribuer à l’amélioration de l’information et de l’expertise RSE des sociétés du secteur sport.

–       Valoriser les démarches de développement durable des entreprises par des actions de communication et la création d’évènements (type colloques, prix…) et de documentations.

–       Etre force de propositions et partager les bonnes pratiques en matière de conditions de travail dans la chaine de fabrication d’articles de sport.

–       Suivre l’avancement des travaux de la Convention Sport et Environnement signée en 2011 par la FPS et le Ministère de l’Environnement et celui des Sports : éco-conception, affichage environnemental, recyclage et filières REP, transports et logistique, sensibilisation des pratiquants de sports.

B.Prudhomme & Y.PlaudLe 15 octobre 2013, la Vallée de Chamonix Mont-Blanc a reçu le label Flocon Vert pour ses actions en faveur du développement durable. D’une durée de trois ans, le label a été décroché en avril dernier par les stations des Rousses, dans le Jura, et Villars, en Suisse. Gouvernance, transport, énergie, aménagement, eau, déchet, social, territoire, tout est passé au crible pour distinguer les destinations touristiques ayant une politique de développement durable de pointe. L’idée étant d’inciter les vallées à agir pour la préservation de l’environnement, sur le modèle du “Pavillon Bleu” pour les communes et ports de plaisance.

Pour la Vallée de Chamonix, le jury a particulièrement apprécié la politique de transports dont le système de libre circulation qui permet à l’ensemble des habitants, résidents secondaires et visiteurs de se déplacer librement sur lʼensemble des lignes de bus et de train entre Servoz et Vallorcine grâce à une carte dʼhôte ou de résident. Ces transports permettent notamment un accès aux différents domaines skiables.

Composé de Mountain Riders, de la Fondation pour l’Education à l’Environnement en Europe (FEEE) et de la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et lʼHomme (FNH), le Comite de labellisation se réunit deux fois par an et se prononce sur lʼattribution du “Flocon vert” au vu de “lʼAnalyse durable” sur les points faibles et les points forts de la candidature et d’un audit sur le terrain. Ce dernier est ensuite renouvelé pour vérification.

Vincent Stanley, co-auteur du livre "Un Business responsable". (crédit photo: Filière Sport)

Vincent Stanley, co-auteur du livre “Un Business responsable”. (crédit photo: Filière Sport)

« Un Business responsable », édité aux Etats-Unis par Patagonia Books, la société d’édition de la marque américaine, paraitra le 14 octobre en France, aux Editions Vuibert. Edition française de « The Responsible Company : what we’ve learned from Patagonia’s first 40 years », co-écrit par Yvon Chouinard, fondateur et propriétaire de la marque et Vincent Stanley, responsable marketing de la marque, le livre est un condensé d’expériences vécues par les auteurs depuis le lancement de Patagonia. Le livre se veut court et pragmatique, esquissant les clés pour développer un business responsable, en adéquation avec les modes de vie et technologies actuelles. « Nous sommes une entreprise ordinaire, créée par des gens ordinaires. Nous ne sommes pas une entreprise de la Silicon Valley mais nous avons acquis de la confiance. Avec ce livre, je pense que nous pouvons expliquer comment fonctionne notre business model pour montrer qu’une entreprise peut être rentable sans avoir à vendre l’entreprise à un grand groupe et sans perdre ses valeurs d’origine » explique Vincent Stanley.

En fin d’ouvrage, une check list permet au chef d’entreprise ou étudiant en école de commerce désireux de se lancer dans l’entreprenariat, de suivre pas à pas les conseils et ainsi s’assurer le succès, tout en respectant ses salariés, ses clients et la nature.

Limiter la croissance

Lors de la présentation de son livre, le 8 octobre, à Paris, Vincent Stanley a insisté sur les dangers de la croissance d’une entreprise et la nécessité de garder une taille humaine pour s’assurer le succès. « Engager beaucoup d’employés d’un seul coup apporte le risque de ne pas les assimiler à la culture de l’entreprise » prévient-il. Un moyen également de garder l’entreprise au sein du giron familial. Une croissance qui se heurte malgré tout à la mondialisation puisque la marque produit ses vêtements essentiellement dans les pays asiatiques. « La production locale de vêtements ayant quasiment disparu des Etats-Unis dans les années 1990, nous sommes toujours impliqués dans une chaîne d’approvisionnement globale », se justifie-t-il, assurant toutefois ne pas se fournir dans des usines low cost, quel que soit le pays. Si la marque fait partie de la “sustainable apparel coalition”, qui rassemble les fabricants de textiles pour une meilleure traçabilité des matières premières, et produit des vêtements à partir de produits recyclés et de matières végétales issue de l’agriculture biologique, la majorité de sa production est effectuée en Chine, en Inde et au Bengladesh.

Vincent Stanley estime que le modèle qui a permis à Patagonia de réaliser un chiffre d’affaires de 600M€ l’année dernière est transposable dans tout type d’entreprise, y compris dans 90% des entreprises européennes. Selon lui, ces dernières se sont toutefois pas encore toutes assez engagées comme elles le devraient dans la préservation de l’environnement. Son livre leur donnera peut-être des idées pour s’améliorer?

Joël Clergiot

“Un business responsable: les leçons tirées des 40 ans d’expérience de Patagonia”, Yvon Chouinard et Vincent Stanley, préface de Tristan Lecomte (Editions Vuibert). A partir du 14 octobre 2013. 25€.

 

 

Pour accélérer la mise en place d’une chaine de fabrication de ses produits plus respectueuse de l’environnement, Nike utilisera les outils de Bluesign Technologies.

« Un partenariat stratégique », c’est un ainsi que Bluesign Technologies a qualifié l’adhésion de Nike à son label, qui met en relation marques et fabricants éco-responsables. L’accord du groupe américain avec Bluesign doit permettre d’accélérer la mise en place d’une chaine de fabrication des produits respectueux de la nature.

800 usines concernées

La marque au swoosh donne ainsi à accès à plus de 800 usines dans près de 50 pays aux outils Bluefinder (indications sur les composés textiles durables) et Blueguide (liste de plus de 30 000 matières faites avec des produits chimiques recensés dans Bluefinder). Les listes élaborées par Blueguide et Bluefinder, régulièrement contrôlées, complètent la liste des substances à risque que Nike avait mise en place en 2001. Selon Bluesign Technologie, 60% de l’impact environnemental d’une paire de chaussures provient des matériaux utilisés.

 

 

A l’occasion du Forum entreprises organisé aujourd’hui par le Commissariat Général du Développement Durable, Delphine Batho, ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, a ouvert la perspective d’une généralisation de l’affichage environnemental.

L’expérimentation de l’affichage environnemental touche à sa fin. En application de la loi Grenelle I, 168 entreprises volontaires l’ont expérimenté entre le 1er juillet 2011 et le 1er juillet 2012 dans plusieurs secteurs de l’économie française, dont celui des articles de sport. A la suite de cette phase préparatoire, un rapport des consommateurs a été rendu en décembre 2012. Un autre sur l’expérimentation des entreprises a été remis 20 février 2013. Le rapport de la Direction Générale de Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) sera rendu prochainement.

Delphine Batho a affirmé l’ambition d’une généralisation à terme de l’affichage environnemental, après une première phase durant laquelle il pourrait être d’abord volontaire.