Dominique Lamouller (FFCT) et Yvon Breton (AG2R La Mondiale)

Dominique Lamouller (FFCT) et Yvon Breton (AG2R La Mondiale)

AG2R La Mondiale, sponsor de l’équipe cycliste éponyme, et la Fédération française de cyclotourisme (FFCT) ont signé un partenariat.

Ce partenariat se traduit notamment par l’intégration de 340 parcours cyclistes au sein de l’application Vivons Vélo d’AG2R, soit près de 4 par département. Sélectionnés par la FFCT,  ces itinéraires géolocalisés sont destinés à tous les types de pratiquants, qui peuvent les sélectionner en fonction de la distance, du niveau de difficulté ou encore du type de sortie (boucle, itinéraire, événements). Vivons Vélo organise par ailleurs un samedi par mois des rassemblements en partenariat avec la FFCT dans 16 villes de France.

Développement du cyclisme handisport

Outre la promotion de la pratique du vélo “en tant qu’activité physique bénéfique pour la santé“, le partenariat AG2R-FFCT comporte un volet handisport, au termes duquel le groupe mutualiste va soutenir les actions visant à “développer la mixité handi-valide des pratiquants dans les clubs FFCT“, communique AG2R La Mondiale. A l’approche du Tour de France, l’application sera par ailleurs  complétée par une rubrique listant et permettant de trouver les clubs FFCT ainsi que d’une fonction de partage sur Facebook.

Soutien à l’Institut Pasteur décuplé pendant le Tour

Lancée il y a un an, “pour inciter les Français à pratiquer le vélo“, rappelle Yvon Breton, directeur général délégué d’AG2R La Mondiale, l’application Vivons Vélo compte aujourd’hui 20000 utilisateurs. “La participation de coureurs d’AG2R La Mondiale à sa conception est un des éléments du succès de l’application“, a précisé Yvon Breton ce matin, au cours d’un conférence de presse sur le composition de l’équipe pour le Tour de France, au cours de laquelle Vincent Lavenu, manageur de l’équipe AG2R La Mondiale a notamment précisé que le coureur Romain Bardet, en serait cette année le leader unique.

L’une des particularités de Vivons Vélo est que les distances parcourues par les utilisateurs de l’application génèrent des dons d’AG2R aux recherches de l’Institut Pasteur sur les maladies neuro-dégénératives. Une participation qui sera décuplée pendant la durée du Tour, passant de 1€ pour 10 km  à 1€ pour 1 km. AG2R espère ainsi que la contribution de Vivons Vélo, qui atteint actuellement 18500€, dépasse 40000€ à l’issue du Tour de France.

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La conférence de presse de l’InterKoalitionVélo&Co,                 à la Maison du Vélo de Paris, le 16/12/2015.

A deux jours de la réunion de lancement du deuxième Plan d’action pour les mobilités actives (PAMA), le collectif « #InterKoalitionVelo&Co » s’est constitué pour demander au gouvernement une véritable stratégie en faveur de la pratique du vélo et de la marche à pied.

L’indemnité qui fâche

C’est le feuilleton de l’indemnité kilométrique vélo qui a créé le déclic. La mesure, jugée insuffisante en l’état par les partisans du vélo, a été à l’origine de la création du collectif « #InterKoalitionVelo&Co », qui rassemble une vingtaine d’associations d’usagers et de militants pro-vélo, ainsi que la Fédération française de cyclotourisme, les Moniteurs cyclistes français, la FPS et Univélo, qui représentent les fabricants et distributeurs de cycle. Si les entreprises de la filière ont rejoint le collectif, c’est qu’elles sont convaincues qu’il faut « soutenir toutes les actions concrètes favorables à l’usage du vélo », explique Pierre Gogin, président délégué de la FPS, qui ajoute : « Les entreprises sont choquées par l’attitude des pouvoirs publics. Limiter l’indemnité kilométrique vélo, pour nous, c’est quasiment du green-washing ! ».

Eviter l’empilement des mesures

Le collectif n’entend pas se limiter à la question de l’indemnité vélo. Il demande en effet aux pouvoirs publics « non pas un empilement de mesures sans fil conducteur mais une action à long terme », explique Olivier Schneider, jeune président de la Fédération française des usagers de la bicyclette (FUBicy) et bouillant animateur de l’InterKoalition. Encourager la pratique demande en effet la mise en œuvre d’une politique coordonnée qui concerne aussi bien les trajets domicile-travail que les transports publics ou l’apprentissage du vélo, etc. Bref, cela suppose que « le vélo soit considéré comme un mode de transport à part entière », résume Jean Macheras, président de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports.

Proposition d’appel à projets

Le collectif souhaite en conséquence qu’un pilotage interministériel de la politique de mobilités actives soit maintenu. Et pour s’assurer que le prochain PAMA débouche sur du concret, il propose « le lancement d’un appel à projets pour développer les mobilités actives, financé par un fond national pour soutenir le développement d’infrastructures et d’aménagements », a précisé Lorelei Limousin, du Réseau action climat France, également membre du collectif. Ce fond serait doté par l’Etat de 200 millions d’euros. Ce qui peut paraître beaucoup en temps de disette budgétaire. Mais « 200 millions d’euros, c’est en fait très peu par rapport aux coûts des politiques de transports en général. De plus, le retour sur investissement sera élevé », plaide Olivier Schneider. L’idée est de cofinancer les politiques cyclables et de marche à pied dans une dizaine de villes pilotes de caractéristiques différentes. Elles serviraient dans un second temps d’étalon pour d’autres collectivités locales désireuses de se lancer.

Dévoilé la semaine dernière par le ministre des Transports, le plan mobilités actives propose une série de mesures pour encourager l’usage du vélo : expérimentation d’une indemnité kilométrique pour les salariés se rendant au travail à bicyclette, généralisation de la possibilité de rouler à contresens dans les zones 30, augmentation du montant des amendes pour stationnement sur une piste cyclable, droit de franchir une ligne blanche pour doubler un vélo, etc. Il a été accueilli avec bienveillance mais sans grand enthousiasme par les représentants professionnels interrogés par Filière Sport. Témoignages.

Jean-Marie Darmian, président du Club des Villes et Territoires Cyclables :

« Nous considérons que ce plan est une plateforme de négociation en vue de progrès ultérieurs, plutôt qu’une véritable stratégie nationale en faveur de l’usage du vélo. Il contient quelques avancées. Ainsi, il évoque pour la première fois officiellement l’indemnité kilométrique vélo, même si elle n’est envisagée qu’à titre expérimental et dans des entreprises volontaires. Mais la France a toujours du retard et les bienfaits du vélo, en termes d’effets sur la santé, d’impact sur l’environnement et de partage de l’espace public ne sont pas assez valorisés. »

 Dominique Lamouller, président du Comité de Promotion du Vélo (CPV) et de la Fédération Française de Cyclotourisme (FFCT) :

« Alors que rien de concret n’était sorti des précédentes consultations, ce plan dénué de « scoop » a au moins le mérite d’énoncer quelques mesures précises en matière d’aménagements et de sécurité ou d’indemnisation des salariés. Et la réaction virulente des associations d’automobilistes me conforte dans cette opinion… Cela dit, nous prendrons le temps, au CPV comme à la FFCT, d’étudier en détail le projet avant de nous prononcer. Pour le cyclotourisme, c’est bien d’accélérer la réalisation de voies vertes et pistes cyclables mais attention de ne pas enfermer le cycliste dans un ghetto : il faut aussi que les mentalités évoluent pour un meilleur partage de la route. Dans tous les cas, nous resterons attentifs à la mise en application du plan ».

Pierre Gogin, président de la FPS (Fédération Professionnelle des Entreprises du Sport et des Loisirs) :

« Toutes ces mesures vont dans le bon sens, celui du développement de la pratique du vélo dans notre pays. La France a beaucoup de retard en la matière. La FPS soutient ce plan ».