logo-union-sport-&-cycleAprès plus de neuf mois de concertation et d’échanges, l’Union sport & cycle a été créée ce matin à l’Accor Hôtel Arena de Paris Bercy. Ce nouveau syndicat professionnel se substitue aux trois fédérations professionnelles historiques du secteur  : la Fifas, qui regroupait les industriels français des articles de sport, la FPS, qui représentait principalement les entreprises spécialisées dans le commerce des articles de sport et du cycle, et Univélo, qui représentait les intérêts de l’industrie du cycle. 

L’Union Sport & Cycle regroupe 1 400 entreprises du secteur économique des articles et équipements de sport, de loisirs et du cycle et de la mobilité, totalisant plus de 500 marques, 11 milliards de chiffre d’affaires et 80 000 salariés. Elle est gouvernée par trois co-présidents. Pierre Gogin, jusqu’à présent président délégué de la FPS devient premier président de l’Union Sport & Cycle, Eric Daligault, directeur général de l’entreprise d’aménagements ludiques et sportifs Kompan et Jérôme Valentin, directeur général de Cycleurope, sont coprésidents. Virgile Caillet en est le délégué général, fonction qu’il exerçait jusqu’à présent à la Fifas.

Un interlocuteur de référence


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Capture d’écran 2016-07-12 à 12.34.58
A l’occasion de la première édition du salon Sport-Achat à Nantes, qui se déroulera les 18 et 19 septembre prochain, le ministère de la ville de la jeunesse et des sports, en partenariat avec la FIFAS et la FPS, organisent, le 19 septembre, un forum professionnel des sports et loisirs de nature.

Ce forum organisé autour de la thématique “Quelles pratiques ? Quels pratiquants ? Des données à la stratégie ?”  sera organisé en deux temps:

  1. Présentation des résultats du premier baromètre 2016 des sports et loisirs de nature en France (étude commandée par le PRNSN, Pôle de Ressources National des Sports de Nature, la FIFAS et la FPS, avec la participation des Universités de Lyon et Brest)
  2. Deux tables rondes permettront d’alimenter les réflexions issues de l’étude:
    • L’offre touristique des sports de nature: des retombées socio-économiques de poids
    • Urbanisation des activités et des sites: la mutation des pratiques en marche

Informations et inscriptions: sidonie.folco@sports.gouv.fr ou caroline.lanot@fifas.com

okAvec ses 5 courses qui ont 7 500 compétiteurs (dont la moitié d’étrangers), l’Ultra-Trail du Mont-Blanc (UTMB) 2016, qui se termine ce week-end, confirme une nouvelle fois que le trail est devenu une discipline à part entière.  La dernière étude running de la Fifas décrypte ce marché en plein essor.

On peut considérer qu’il y a actuellement environ 800 000 pratiquants du trail en France, ce qui représente 10% des runners. Le nombre d’épreuves a lui aussi significativement augmenté puisqu’on en dénombre près de 1 000 en France en 2016 (970 pour être précis), soit une augmentation de 15% par rapport à l’année précédente.

Un panier moyen élevé 

Le panier moyen du “traileur” est de 536 € par an. Ce chiffre relativement élevé s’explique par le prix du matériel et par celui des inscriptions en course. Les chaussures représentent plus d’un tiers du budget (37%) alors que les frais de course prennent un plus d’un quart (28%) de cette somme. En 2015, sur les 8,5 millions de paires de chaussures de running vendues, 1 million étaient des chaussures de trail, soit 11% du marché.

Par ailleurs, le trail reste majoritairement une pratique masculine puisque 74% des pratiquants sont des hommes. On peut également ajouter que c’est une discipline de “maturité” dans le sens où 57% des traileurs ont plus de 35 ans.

L’assemblée générale de la Fifas, qui s’est tenue mardi 21 juin 2016 à Lyon, a vu son conseil d’administration accueillir trois nouveaux membres :

Pour le collège “Biens d’équipement de la personne” : Alban Le Pellec, European Strategic Accounts Director Wolverine World Wide et Olivier Pantel, general manager Kettler France.
Pour le collège “Biens d’équipements pour collectivité” : Carole Marcou, dirigeante Pro Urba.
Ce qui porte à 18 le nombre d’administrateurs siégeant au Conseil toujours présidé par Michel Zany.

Logo_ville sportive

Le logo “Ville active et sportive”

Une convention  de partenariat a été signée, mercredi 1er juin au Salon des Maires, afin de  créer un label national destiné à valoriser et récompenser les villes et collectivités locales qui proposent des activités physiques et sportives “innovantes, de proximité et accessibles au plus grand nombre“.

La convention a été signée par le Ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, la Fédération française des industries sport et loisirs (Fifas) et l’Association nationale des élus en charge du sport (ANDES) .

Cette idée est née des enseignements de l’étude “Aménagements ludiques et sportifs, quelle place dans la ville ?“, réalisée conjointement par le ministère, la Fifas et l’ANDES en octobre 2015. Selon celle-ci, 75 % des Français s’expriment en faveur de la création d’un dispositif qui mettrait en valeur les “villes sportives”.

Le label nommé “Ville active et sportive” sera attribué pour une durée de deux ans par une commission technique composée d’experts et de représentants d’organisations professionnelles et publiques.

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La convention a été signée par Thierry Braillard, Marc Sanchez (président de l’ANDES) et Eric Daligault (FIFAS)

FFBAD_Euro2016_40x60_BATEn pleine période des championnats d’Europe, qui se déroulent en France du 26 avril au 1er mai, la Fédération Française de Badminton (FFBad) et la FIFAS ont révélé quelques chiffres sur la pratique du Badminton en France.

Ceux-ci montrent notamment que la majorité des joueurs sont très assidus puisque sur les 183 827 licenciés répartis sur 1900 clubs, 95% avouent pratiquer leur sport au moins une fois par semaine. Près d’un licencié sur deux est dans un club depuis plus de dix ans et le badminton, premier sport scolaire, compte environ 500 000 pratiquants en France.

Pour un joueur licencié, le panier moyen est de 280€ par an. Ces derniers privilégient par ailleurs largement les sites spécialisés pour acheter leurs chaussures et leurs raquettes, qu’ils changent en moyenne une fois tous les deux ans. En revanche c’est Décathlon qui est le plus prisé pour l’achat du textile (29% des licenciés contre 27% pour un achat dans un magasin spécialisé).

Globalement les hommes ont un budget plus élevé que les femmes (environ 25€ de plus) notamment en ce qui concerne l’achat de volants. Les licenciés dépensent chaque année 11 M€ dans l’achat de volants.

Segment extrêmement porteur, le marché du running arrive aujourd’hui à maturité et voit les habitudes de consommation évoluer. S’appuyant sur sa dernière enquête nationale, la Fédération française des industries sports & loisirs (FIFAS) a analysé les modes de pratiques et habitudes de consommation des coureurs afin d’en dégager les principales tendances du marché.

La France compte 8,5 millions de pratiquants de course à pied, parmi lesquels 19 % prennent part à des compétitions. Des chiffres qui portent les ventes des articles de sport dédiés à la course. Ainsi 8,2 millions de paires de chaussures sont vendues par an (pour 500 M€) tandis que le marché de l’habillement et des accessoires atteint les 850 M€.

Une féminisation rapide de la pratique

Les femmes se familiarisent avec le runing. On en compte aujourd’hui plus de 600 000 en France (dont 32 % pratiquent depuis moins de 2 ans). 29 % d’entre-elles courent pour “leur apparence” alors qu’un peu plus de la moitié recherchent la convivialité (42 % courent avec des ami(e)s).

Une donnée que l’on retrouve dans le développement des courses ludiques (Mud Day, Color Run…). En effet 52 % des participants sont à la recherche de cette convivialité. 38 % y voient l’occasion de développer l’esprit d’équipe. Logique lorsque l’on sait que ces événements attirent davantage les jeunes (19-25 ans) et les femmes. Les coureurs chevronnés sont cependant de plus en plus intéressés par ces événements. 40 % d’entre eux ont déclaré avoir l’intention de participer à une course ludique dans les prochains mois (58 % chez les moins de 30 ans).

Une pratique de plus en plus digitale

Si les applications et les coachs virtuels sur téléphone se sont multipliés, les coureurs partagent également davantage leur passion sur les réseaux sociaux. 74 % des 19-25 ans ont déclaré publier du contenu en rapport avec leur pratique sur internet.

L’attente en matière de conseils via les sites internet spécialisés (71 % pour les moins de 30 ans) et auprès des vendeurs en magasin (46 % chez les femmes) est également de plus en plus forte.

Enfin, le show-rooming est à la mode. 14 % des runners déclarent essayer systématiquement les produits en magasin avant d’effectuer leurs achats sur internet.


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Capture d’écran 2016-02-24 à 12.11.20Pour sa quinzième édition, le salon des professionnels du sport se tient du 7 au 9 mars à Lyon Eurexpo. Au rendez-vous cette année, 320 exposants – dont Filière Sport (stand A07) – et un programme fourni de conférences.

Cette nouvelle session consacre donc la montée en puissance des conférences sur le salon, avec huit tables-rondes réparties sur les trois jours (lire ci-contre), inaugurées par un « Etat des lieux sur le poids économique du sport en France » réunissant les différentes fédérations du secteur et le secrétaire d’Etat aux Sports, Thierry Braillard.

LE PROGRAMME:

Lundi 7 mars à 10h00
Etat des lieux sur le poids économique du sport en France
Présentation des premiers chiffres du marché du sport 2015 avec un focus sur les chiffres sell-in du ski.
Intervenants :
Thierry Braillard, secrétaire d’État chargé des Sports – Ministère des Sports
Pierre Gogin, président délégué de la FPS
Magali Tézenas, déléguée Générale de Sporsora
Michel Zany, président de la FIFAS, PDG de Cornilleau
Animation : Virgile Caillet, délégué général de la FIFAS

14h00
Rencontre innovation textile & sport: Le corps connecté : la quantification de soi et le sport 2.0.
Intervenants :
Naïma Alahyane Rognon, directrice du département Design & Création, Alain Bensoussan Avocats
Christophe Ducamp, Quantified Self France
Damien Hars, responsable digital e-Commerce Groupe Rossignol
Philippe Guermonprez, chef du service Textile intelligent, Institut français du textile-habillement
Yann Micheli, fondateur de Puls@care
Animation : Sophie Bramel, journaliste spécialisée dans les textiles intelligents

16h00
Sport et Mode, une complicité payante
Animée par Pascal Monfort, directeur de création et rédacteur en chef mode du magazine Sport & Style.

Mardi 8 mars à 9h15
Quel rôle pour les marketplaces dans la stratégie digitale des marques de l’outdoor ?
Intervenants :
Philippe Corrot, PDG de Mirakl
Benoit Laval, fondateur et PDG de Raidlight/Vertical
Joël Doux, gérant de Outdoor Editions – Spirit Outdoor
Animation : Jean-François Loison, responsable Marketplace Outdoor Editions.

11h00
Développement des pratiques alternatives sur le ski : premiers chiffres en avant-première d’une étude FIFAS/FPS auprès de la population française
Intervenants :
Virgile Caillet, délégué général de la FIFAS
Vincent Vittoz, fondeur français, champion du monde de poursuite en 2005
Johann Personnaz, dirigeant de Sunset
Laurent Reynaud, Domaines Skiables de France (sous réserve)
Animation : Frédéric Tain, rédacteur en chef de Sport Guide.

14h00
Du designer au détaillant, comment le monde connecté redistribue les rôles de chacun dans la conception produit.
Intervenants :
Hacène Lahreche, directeur des opérations chez Creative Valley
Fabrice Jonas, fondateur du webmagazine Modelab
Animation : Florence Bost, designer textile spécialisée dans l’intégration de nouvelles technologies, auteure du livre « Textile, innovations et matières actives

16h00
Tendance lieux de pratiques  et modes de pratiques du sport
Intervenants :
Marc Sanchez, président de l’Association nationale des élus en charge du sport
Thierry Bedos, Ministère des Sports, Pôle Ressources national des Sports de Nature
André Giraud, vice-président délégué de la Fédération française d’Athlétism e
Animation : Patrick Bayeux, cofondateur des Presses universitaires du sport et rédacteur en chef de la revue Acteurs du sport.

Mercredi 9 mars à 11h00
Escalade – Alpinisme, analyse sur l’évolution: premiers chiffres en avant-première d’une étude menée auprès des licenciés de plusieurs fédérations de l’univers de la montagne.
Intervenants :
Pierre-Henri Paillasson, directeur général de la Fédération française de Montagne et d’Escalade 
Jean-Philippe Frey, chargé de mission économique à la FPS
Emmanuel Moreau, chef de marché Sport France Petzl
Fédération Française des Clubs Alpins de Montagne
Animation : Emmanuel Gravaud, journaliste Outdoor Experts

photo Medef

Le programme du Comité Sport du Medef a été présenté par sa présidente Dominique Carlac’h au cours d’un «business lunch Fifas», en présence de Geoffroy Roux de Bézieux, vice-président du Medef et de professionnels du secteur, jeudi 4 février au siège de l’organisation patronale.

Après avoir chiffré les bénéfices de l’encouragement à la pratique sportive sur la productivité dans une étude appelée «  Goodwill » publiée en septembre dernier, le Medef passe à la pratique. La promotion du sport-santé est en effet le premier des cinq axes de travail 2016 cités par la présidente du Comité Sport du Medef, Dominique Carlac’h. L’étude Goodwill a montré que l’encouragement à la pratique « se traduit toujours, même s’il s’agit d’activité physique externe à l’entreprise, par des gains de productivité, a-t-elle rappelé. Nous avons donc la conviction que nous pouvons “mettre un tigre dans le moteur” mais il faut que cela reste non obligatoire pour les chefs d’entreprises, pour qui il n’est pas question de transformer l’entreprise en centre de loisirs ». Cette année, le Comité Sport du Medef va donc multiplier les rencontres avec les patrons d’entreprises de toutes tailles afin, d’une part, de recenser les meilleures pratiques – qui seront partagées dans un second temps – et, d’autre part, de les inciter à mettre en place ou expérimenter des politiques en faveur de l’activité physique et sportive.

Logo_du_medefEncourager l’entrepreneuriat dans le secteur sport

A côté de ce travail en profondeur et au long cours, le Medef poursuivra ses différentes actions dans quatre autres directions. L’une d’entre elle consistera à emmener « l’équipe de France économique » (les entreprises) aux JO de Rio pour y mettre en avant leur capacité d’innovation et leurs engagement de développement durable, dans la perspective de la candidature de Paris aux JO 2024. Autre axe, favoriser l’entrepreneuriat dans le monde du sport : l’organisation a approché les fédérations d’Athlétisme et de Boxe sur le sujet du « parcours du sportif entrepreneur ». Le syndicat soutient par ailleurs l’innovation dans le sport en oeuvrant pour la mise en relation de start-up avec de grandes entreprises et par une convention signée avec le Tremplin. Enfin, le Medef participe à la Filière stratégique de l’économie du sport mise en place par le gouvernement, aux côtés de la FPS et de la Fifas. En conclusion de la rencontre, Geoffroy Roux de Bézieux, qui outre ses fonctions au Medef est entre autres actionnaire de Chullanka, a souligné la volonté du syndicat patronal de considérer le sport comme une filière économique à part entière, et de mettre en valeur l’innovation dans le secteur.

Gérard Pouet (4è en partant de la droite, au premier rang) entouré des partenaires et collaborateurs du CNPC

Gérard Pouet (4è en partant de la droite, au premier rang) entouré des partenaires et collaborateurs du CNPC

Vendredi 18 décembre, Gérard Pouet a réuni ses équipes, relations professionnelles et amis au siège du CNPC, à Pau, à l’occasion de son départ de la direction opérationnelle de l’organisme de formation du secteur sport.

Le directeur général du CNPC quittera en effet ses fonctions le 31 décembre prochain pour prendre ce qu’il qualifie de « retraite consulaire mais pas encore professionnelle ». A la tête de « l’école du commerce du sport » depuis sa création, Gérard Pouet, va désormais se « consacrer à faire ce (qu’il) aime faire : formation, consulting et conférences sur la distribution et ses évolutions, sur le management et l’importance du rôle, de la qualité et de la motivation des hommes dans les circuits de vente… Une grande page se tourne, cette décision n’était pas forcément facile à prendre après 33 ans à la tête du groupe mais nécessaire à 61 ans. »

Témoignages de Pierre Gogin et Patrick de Stampa

Au cours de cette réunion, Pierre Gogin, président de la FPS, partenaire institutionnel du CNPC, et Patrick de Stampa, président de la Chambre de commerce et d’industrie de Pau Béarn, actionnaire du CNPC, ont tenu à remercier le directeur général du CNPC et évoquer les grands moments de beau parcours.

Si le discours de Pierre Gogin était emprunt de beaucoup d’émotion et d’humour, l’essentiel était dit : « Le CNPC Sport, créé par un appel d’offres des deux fédérations professionnelles du secteur, s’est incroyablement développé et ce bien évidemment grâce à Gérard. Il a su établir une relation de confiance avec nos professionnels, fidéliser des collaborateurs et formateurs d’excellent niveau et organiser toute une batterie de formations et de qualifications pour toujours coller aux attentes des entreprises et des salariés. Maintenant, il s’agit pour nous, FIFAS et FPS de pérenniser ce bel outil. »

Après avoir offert à Gérard Pouet, une makila, le bâton de marche des bergers basques, Patrick de Stampa a expliqué que « Gérard Pouet a mené le CNPC à une sorte de point culminant, à partir duquel il doit aujourd’hui se refonder pour devenir encore plus fort, plus développé sur les territoires, voire à l’international. », Comme le directeur général du CNPC l’expliquait en septembre dans le magazine Filière Sport le centre de formation devrait abandonner son statut d’organisme consulaire pour devenir un organisme de branche. « Gérard sera en partie un de nos guides dans cette ambition », conclut Patrick de Stampa.

SPORTSelon une étude commandée par l’Office de l’harmonisation dans le marché intérieur (OHMI), la vente d’articles de sport contrefaits coûte chaque année 492 M€ à l’industrie européenne du secteur  (hors chaussures, vêtements et cycle), soit 6,5 % de l’ensemble des ventes* de l’UE 28. 

En France,  le coût direct de la contrefaçon est estimé à 82 M€. Ce qui fait de l’Hexagone, qui pèse 15% de la production européenne sur le périmètre produits étudié, le premier pays atteint en valeur. Son pourcentage de perte, 6,8% de la production nationale, est supérieur à la moyenne de l’UE, bien au dessus des taux des principaux marchés européens (3,7% en Allemagne  et 4,9% au Royaume-Uni, 5,3 % en Italie mais 15,7% en Espagne). La Fédération française des industries sport & loisirs (FIFAS), a réagi en appelant à « une mobilisation sans faille » des pouvoirs publics à la veille de la Coupe du monde de rugby et avant l’Euro et les JO de 2016, tout en appelant les consommateurs à la vigilance face aux «  dangers et risques liés à l’utilisation de matériels sportifs non conformes ».

2 800 emplois en moins

Si le coût de la contrefaçon reste inférieur à celui mesuré dans les deux autres secteurs précédemment étudiés par l’OHMI (9,7 % dans les vêtements-chaussures-accessoires et 7,8% dans les cosmétiques), le manque à gagner se traduit par la perte de près de 2 800 emplois directs pour l’industrie européenne des articles de sport (6,5 % du total des emplois sur les produits étudiés). Les pays les plus atteints sont la Roumanie (416 postes), l’Italie (393) et le Royaume-Uni (373). La France, avec un coût de 283 postes (5,8%), se situe en dessous de la moyenne. Enfin, les effets indirects de la contrefaçon sont estimés à l’échelle européenne à 360 M€ de consommations industrielles en moins, plus 150 M€ de recettes fiscales perdues, et à près de 5 800 emplois.

* valeur en prix d’usine, chiffres 2012.

FPS ET FIFAS
Ce vendredi 24 avril a été annoncé officiellement, par Emmanuel Macron, ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique et Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, le lancement de la “Filière de l’économie du sport” .

Cette filière, qui rassemblera les acteurs publics et économiques de l’univers du sport, constituera une plateforme de concertation, d’échanges et de préconisations afin de mieux répondre aux besoins des pratiquants et consommateurs de sport, de rendre le sport français plus performant sur le plan économique et de mieux structurer son offre globale à l’export. Sollicitées par les Ministères concernés, la FIFAS et la FPS, sont impliquées au cœur de ce dispositif, pour y représenter les professionnels et des industriels du sport au sein du Comité de pilotage de la Filière !

Grande première pour le secteur du sport, la mobilisation de 4 membres du gouvernement pour le lancement officiel de la Filière traduit l’importance et l’intérêt que portent désormais les pouvoirs publics à la filière économique du sport dans son ensemble. Ce dispositif s’inscrit dans la perspective des nombreux événements internationaux que la France va accueillir dans les années à venir et la probable candidature de Paris pour l’organisation des Jeux Olympiques en 2024.

“La FPS et la FIFAS saluent l’initiative du gouvernement  et se réjouissent de cette prise de conscience que le sport représente un formidable levier de croissance à l’avenir, au-delà de son rôle essentiel de lien social, de cohésion nationale et de santé public”, concluent les deux organisations dans un communiqué commun.

Photo 09-03-2015 09 28 33Invité à un petit déjeuner organisé par la FIFAS au salon Sport-Achat, Thierry Braillard, secrétaire d’Etat aux Sports, a annoncé que le projet de créer une “filière de l’économie du sport” ainsi que celui d’Observatoire du Sport sera officiellement lancé par le gouvernement le 24 avril prochain.

La filière économique sera chargée de faire des propositions dans trois domaines : les équipements sportifs de proximité, les grands équipements structurants, pour lesquels, la France est, selon Thierry Braillard, “au niveau de la Lettonie” et les événements sportifs et services associés. L’Observatoire de l’économie du sport vise à créer des bases statistiques afin de “permettre aux acteurs publics et privés de données fiables sur le secteur“.

Au cours des échanges qui ont suivi son introduction, le secrétaire d’Etat aux Sports a par ailleurs rappelé la volonté du gouvernement d’impliquer plus les entreprises dans le soutien au sport de haut niveau. Un club de 60 entreprises vient ainsi d’être constituer pour soutenir les “médaillables” aux Jeux Olympiques de Rio dans leur préparation sportive et dans celle de leur après-carrière. Quelque 150 athlètes sont déjà concernés. De même, le ministère souhaite que les collectivités locales et entreprises de la montagne complètent l’Etat (qui subventionne à hauteur de 4 millions d’euros la Fédération française de ski) dans le soutien aux sportifs de haut niveau dans les disciplines des sports d’hiver.

 

Virgile_Caillet©Sophie_DescolasVirgile Caillet, 48 ans, devient le nouveau Délégué Général de la FIFAS (Fédération Française des Industries du Sport & des Loisirs) à compter du 6 octobre prochain. Il remplacera à ce poste Catherine Trachtenberg, qui assurera en compagnie de Virgile Caillet une période de passage de relais jusqu’à la fin de l’année 2014.


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Bruno Alves, président de la FESI

Bruno Alves, président de la FESI

Intervenant en ouverture des « Tables rondes de l’industrie du sport » organisées par la FIFAS, jeudi 15 mai à Paris, Bruno Alves, président de la Fédération européenne des industries du sport (FESI), a souligné que le secteur est « une activité économique en croissance et qui contribue au bien-être et à la santé des citoyens ». Cette particularité, a-t-il complété, confère à la branche une importance stratégique qui commence à être prise en compte par les autorités européennes.

Malgré la crise économique, « l’industrie du sport a poursuivi son expansion depuis 2008 », souligne Bruno Alves. Un tout récent rapport de la Commission européenne chiffre à 61 milliards d’euros la consommation de sport au sein de l’Union. Surtout, ce rapport établit que le sport a un effet d’entraînement positif sur d’autres branches : son impact sur la construction est estimé à 3 Md € en Europe (principalement du fait de la construction et la rénovation d’équipements sportifs) et on estime entre 12 et 15 millions le nombre de voyages touristiques principalement liés au sport, un nombre qui devrait croître dans les prochaines années.

Programme de soutien en projet

En conséquence, révèle Bruno Alves, « la Commission européenne a décidé de soutenir un programme de mesures politiques » en faveur du développement du secteur. Celui-ci, en cours de discussion, envisagerait des mesures telles que l’aménagement des taux de TVA pour les produits et services de sport, le soutien financier à la R&D, la promotion des exportations et la protection de la propriété intellectuelle. Le président de la FESI a appelé les entreprises françaises à contribuer activement à son élaboration.

 Mobiliser les députés européens

Mais au delà des enjeux économiques, le facteur santé est sans doute celui qui devrait le plus soutenir l’expansion de la filière sport dans les années à venir, estime le président de la FESI. Selon un autre rapport européen, 40 % des ressortissants de l’Union ne pratiquent pas d’activité physique. Lutter contre ce fléau constitue « une fantastique opportunité pour notre industrie », explique Bruno Alves. Cela supposera toutefois  de conjuguer les forces du secteur sport avec celles d’autres branches, telles que l’éducation, les transports, la santé ou l’urbanisme. C’est pourquoi la FESI milite pour la création, après les prochaines élections européennes, d’un groupe de travail sur l’activité physique au sein du Parlement européen.

 

A compter de ce week-end, la Fédération française des industries sport et loisirs (Fifas) et le Comité national des professions du cycle (CNPC – Tous à vélo) mettront à disposition de tous leurs adhérents un guide des bonnes pratiques relatif à la distribution d’articles de sport et de cycles sur internet.

Impossible d’éviter la vente en ligne. Selon le baromètre Fevad-Médiamétrie/NetRating, la part de l’internet dans la consommation d’articles de sport était de 12% en 2012 et de 15% sur les six premiers mois de l’année 2013. De quoi faire réagir les fabricants de cycles, soucieux de leur image sur les sites internet marchands. Un guide des pratiques de vente en ligne d’articles de sport de cycles sera disponible dès ce week end sur le site de la Fifas et de la Fédération e-commerce et vente en ligne (Fevad).

Ce guide, composé de quatre chapitres, a pour objectif d’accompagner les e-commerçants dans la mise en valeur des produits et de garantir au cyberacheteur une expérience client satisfaisante. « Le consommateur ne doit pas être déçu par son achat. Cela passe par un accès facilité aux fiches descriptives de chaque produit mais aussi par des conseils sur la technicité des produits, comme on pourrait l’obtenir dans un magasin physique », explique Catherine Trachtenberg, déléguée générale de la Fifas. Comprenez : renforcer la confiance des consommateurs vis-à-vis des fabricants et préserver la valeur affective des marques.


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Bernard Joannin (Intersport) : "le category management est inéluctable dans le sport"

Bernard Joannin (Intersport) : “le category management est inéluctable dans le sport”

A en croire les participants à une table ronde organisée par la Fédération française des Industries Sport Loisirs (Fifas), le 25 juin dernier, et animée par Pierre-Louis Radius, le directeur général d’Amer Sports Europe du Sud, les conditions sont réunies pour permettre un essor du category management dans le commerce de sport. David Gire, directeur commercial France de Babolat, a ainsi rapporté les effets positifs de la mise en œuvre de cette forme de collaboration entre fournisseurs et distributeurs sur le rayon tennis de Go Sport, menée depuis 2010. L’enseigne, explique-t-il, « avait décidé que le tennis devenait stratégique mais ne savait pas s’en occuper ». Elle a donc « donné les clés du linéaire » à Babolat en matière d’assortiment,  de merchandising, formation et d’échanges de données. Résultat : « Ça coûte au départ en moyens humains et en coopération commerciale mais au bout du compte, ça rapporte. Et cela change la relation : on passe d’une réunion par an avec le distributeur à 12 réunions », relate David Gire. Des réunions où l’on ne parle pas de tarifs… Un vrai changement dans les relations fournisseurs distributeurs.

Un partage des tâches à définir

L’exemple de Go Sport et Babolat décrit la forme la plus aboutie de category management, celle où « un distributeur nomme un fournisseur capitaine de catégorie, lequel va gérer entièrement le rayon », explique Dominique Ferré du cabinet d’avocats Fidal. Il existe des formes moins élaborées, où le distributeur ne désigne pas de fournisseur chef de file et garde la main sur les décisions. Une formule qui a la préférence de Bernard Joannin, le patron du groupe Prosport (25 magasins Intersport en France) : « chez nous, le capitaine, c’est moi ! Le fournisseur légitime sur une catégorie au niveau mondial doit donner l’élan mais l’organisation, c’est le distributeur qui la donne. ». Déléguer la gestion d’un rayon comporte en effet un risque reconnu par Olivier Geoffroy-Château, category manager chez Black & Decker, invité à partager son expérience dans le bricolage : « Quand vous prenez les clés d’un rayon, vous êtes tentés de favoriser votre marque lorsque deux produits sont identiques et répondent au même besoin et au même prix… Mais il faut rester crédible et le distributeur en est conscient. »

Un outil de fidélisation

Ces réserves n’empêchent pas Bernard Joannin de considérer l’essor du category management comme « inéluctable » dans le sport. « Nous devons développer le category management autour de chaque univers. Cela nous oblige à nous tourner vers le désir du consommateur avant de penser rentabilité. » Cela suppose, certes, de « trouver le juste arbitrage entre les moyens mis en œuvre par le fournisseur et le distributeur, par exemple en faisant appel à des consultants. Mais les industriels et les distributeurs vont être obligés d’écrire cette histoire ensemble ». La clé d’entrée, confirme Olivier Geoffroy-Château, « c’est le shopper. Avant le chiffre d’affaires était le moteur du marché. Aujourd’hui, le category management est un outil de fidélisation et de différenciation ». Une réalité qui s’applique aussi au secteur du sport.

Des produits mythiques face à leurs copies

L’exposition « A vos marques, prêts, innovez ! », organisée par la Fédération française des Industries du Sport (Fifas) et l’Union des Fabricants (Unifab) a été inaugurée le 6 décembre dernier au Musée de la Contrefaçon, à Paris.

L’espace présente l’originalité de confronter d’authentiques produits de marques et des produits contrefaits. L’intérêt de cette cohabitation est de mettre en valeur l’apport des marques en termes création. Lors du vernissage, Christian Peugeot, président de l’Unifab, a souligné l’importance de cette cohabitation, qui permet de mettre en valeur « le côté positif de la propriété intellectuelle » et de montrer « à quoi servent les brevets ».

Michel Zany, président de la Fifas, a de son côté rappelé que « les articles de sport constituent une valeur sûre pour les faussaires », qui menacent « la capacité d’innovation » de l’industrie. Longtemps ambassadeur de Lacoste, Guy Forget, s’est remémoré le soutien « paternel » dont lui a témoigné René Lacoste, qui lui avait fourni la raquette « en forme de violon et de guitare » avec laquelle il gagna la Coupe Davis.

Avant de dénoncer l’immoralité de la contrefaçon, « aussi dangereuse et grave que le dopage ou les paris truqués ». Parmi les produits exposés, on retrouve ceux du Lacoste Lab de Lacoste, la mythique Nike Air Max, les cycles Mavic, Eden Park, etc. L’exposition couvre la pratique amateur (vêtements, chaussures, muscu…), les sports individuels, collectifs, de montagne, ainsi que le rallye et le cyclisme.