M.-A. Mimeau (Forco)

Le Forco, organisme paritaire collecteur agréé (OPCA) des contributions des entreprises du commerce et de la distribution au titre de la formation professionnelle continue, a renouvelé son  conseil d’administration. Marie-Hélène Mimeau (FCD) est élue présidente du Forco, Christine Courbot (CFTC-CSFV) devient vice-présidente.

Dans le cadre de l’alternance paritaire, qui a lieu tous les 2 ans, le conseil d’administration du Forco a procédé au renouvellement de sa présidence.

Marie-Hélène Mimeau, représentante de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), a été élue présidente. Salariée du groupe Carrefour depuis 1992, elle a occupé différentes fonctions dans le domaine des ressources humaines et de la formation, en France et à l’international. Elle est aujourd’hui directrice du développement RH de Carrefour France, après avoir été directrice Formation France entre 2013 et 2016.

Salariée du groupe Auchan depuis 1979, Christine Courbot est secrétaire du comité d’entreprise, déléguée du personnel et membre du CHSCT. Elle est également vice-présidente de la CFTC-CSFV et négociatrice de branche.

Le Forco a collecté 359 millions d’euros de fonds pour la formation professionnelle et continue et au titre de la taxe d’apprentissage en 2017, auprès d’entreprises issues de 13 branches professionnelles, dont des entreprises de commerce de sport et de loisirs.

 

La composition du bureau du Forco

· Marie-Hélène MIMEAU (FCD), Présidente

· Christine COURBOT (CFTC-CSFV), Vice-présidente

· Hubert RAUWEL (CFE-CGC AGRO), Trésorier

· Fanny FAVOREL-PIGE (CDCF), Trésorière-adjointe

· Catherine DEBAUDRE (CDNA)

· Christian GAMARRA (CFDT)

· Renaud GIROUDET (FCD)

· Joëlle NOLDIN (FGTA-FO)

· Antoine SOLANET (FEH)

· Sylvie VACHOUX (CGT)

 

 

 

photoateliercycles

– par Pierre Gogin, président délégué de la FPS

A l’heure de la COP 21 et de la promotion des modes de transports alternatifs et propres, l’ordonnance n° 2015-1682 du 17 décembre 2015 portant simplification de certains régimes d’autorisation préalable est venu discrètement et inutilement supprimer une disposition pourtant vertueuse en matière de sécurité des cyclistes et de qualité de service.

De quoi s’agit-il ?

Depuis la loi n° 96-603 du 5 juillet 1996 et son article 16, l’entretien et la réparation des cycles au niveau professionnel ne pouvaient être effectués que par une personne qualifiée, par exemple disposant d’un certification de qualification professionnelle (CQP). Et pendant près de 10 ans, cette exigence a ainsi permis de professionnaliser les 10 000 emplois autour du vélo, métiers en forte progression assurant le minimum de sécurité et de qualité aux utilisateurs et consommateurs.

Avec l’ordonnance du 17 décembre, cette exigence de qualification minimale est désormais supprimée, son article 9 ne l’imposant plus qu’aux seuls véhicules à moteur : une décision totalement incompréhensible et qui présente en outre un réel risque pour la sécurité des consommateurs.

Un scandale sur le plan social

Tout d’abord, cette suppression est scandaleuse sur le plan social. Depuis 1996, des milliers de jeunes ont préparé et passé avec succès le fameux CQP leur permettant de travailler dans des commerces de cycles ou de sports. En revenant sur cette exigence, l’ordonnance vient, de fait, totalement et brutalement, dévaloriser leur diplôme, souvent le seul ! Inutilement qui plus est, puisque le CQP, à contrario peut-être d’un CAP, n’a jamais représenté un quelconque frein à l’exercice de réparateur de cycles.

En outre cette suppression va inévitablement à l’encontre de la sécurité des cyclistes. Avec 159 morts par an, un chiffre en augmentation de 8% depuis 2010, les cyclistes payent déjà un lourd tribut en matière de sécurité routière. Fortement exposés par les risques inhérents à leur cohabitation avec les véhicules motorisés (moins exposés), cette mesure, va engendrer un surplus d’accidents du fait de réglages mal effectués.

Des risques de montage défectueux

De nombreux professionnels du secteur nous alertent régulièrement sur des cas d’accidents provenant de réglages ou de montages défectueux effectués par les particuliers ou des non-professionnels. Il est vrai qu’un défaut de montage ou de réglage de freins ou de pédalier peut avoir des conséquences dramatiques. Et les opérations de réglage sont largement sous-estimées par les consommateurs, qui ignorent tout des spécifications techniques pour éviter tout risque. Une tendance d’ailleurs d’autant plus préoccupante que les montures se complexifient, comme en atteste le boom des vélos à assistance électrique (VAE), à la technicité autrement plus importante (présence de batterie et de moteurs) qu’un vélo « classique ».

Pour conclure, nous ne pouvons qu’être en phase avec le gouvernement quand il s’agit de simplifier la vie des entreprises ou favoriser l’emploi. Mais là, cette suppression d’une qualification minimale pour l’exercice de ce métier technique en plein développement est une grave erreur car inutile, anti-sociale et dangereuse.

Il est donc capital de corriger cette erreur.