Jusqu’ici exclus du dispositif national d’aide aux véhicules peu polluants, les vélos à assistance électrique (VAE) auront eux-aussi leur bonus sous forme d’une aide de 20% du prix d’achat du VAE, plafonnée à 200 €.

Déjà mise en oeuvre par certaines collectivités locales, cette aide peut désormais entrer en vigueur à l’échelon national. Elle ne sera toutefois pas cumulable avec une aide similaire d’une autre collectivité publique. Un décret, paru au Journal officiel le 18 février 2017, acte cette mesure. Pour Virgile Caillet, délégué général de l’Union sport & cycle, ” le bonus écologique pour l’acquisition d’un VAE va contribuer au développement des mobilités actives. Il s’agit de la première mesure concrète en faveur du vélo de niveau national. C’est un bon début et l’Union sera évidemment impliquée dans sa mise en place.

La mesure “marque une étape importante pour la reconnaissance du vélo en tant que mode de déplacement à part entière et comme solution de mobilité durable “, se félicite de son côté un collectif d’organisations non gouvernementales, dont la Fédération des usagers de la bicyclette (Fub). En effet, la moitié des usagers du VAE qui ont bénéficié d’une aide locale à l’achat d’un VAE ont fait ce choix en remplacement de la voiture, selon l’étude de l’Ademe sur les services vélo. Or la moitié des trajets automobiles font moins de 3 kilomètres et pourraient pour le plupart être parcourus au moyen d’un équipement de mobilité active moins polluant, tel que le VAE.

Appel au volontarisme

Se déclarant convaincues que cette mesure


Pour lire la suite de cet article, vous devez être abonné…

Pour vous abonner cliquez ici

Déjà abonné ? Connectez vous ici :

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

La conférence de presse de l’InterKoalitionVélo&Co,                 à la Maison du Vélo de Paris, le 16/12/2015.

A deux jours de la réunion de lancement du deuxième Plan d’action pour les mobilités actives (PAMA), le collectif « #InterKoalitionVelo&Co » s’est constitué pour demander au gouvernement une véritable stratégie en faveur de la pratique du vélo et de la marche à pied.

L’indemnité qui fâche

C’est le feuilleton de l’indemnité kilométrique vélo qui a créé le déclic. La mesure, jugée insuffisante en l’état par les partisans du vélo, a été à l’origine de la création du collectif « #InterKoalitionVelo&Co », qui rassemble une vingtaine d’associations d’usagers et de militants pro-vélo, ainsi que la Fédération française de cyclotourisme, les Moniteurs cyclistes français, la FPS et Univélo, qui représentent les fabricants et distributeurs de cycle. Si les entreprises de la filière ont rejoint le collectif, c’est qu’elles sont convaincues qu’il faut « soutenir toutes les actions concrètes favorables à l’usage du vélo », explique Pierre Gogin, président délégué de la FPS, qui ajoute : « Les entreprises sont choquées par l’attitude des pouvoirs publics. Limiter l’indemnité kilométrique vélo, pour nous, c’est quasiment du green-washing ! ».

Eviter l’empilement des mesures

Le collectif n’entend pas se limiter à la question de l’indemnité vélo. Il demande en effet aux pouvoirs publics « non pas un empilement de mesures sans fil conducteur mais une action à long terme », explique Olivier Schneider, jeune président de la Fédération française des usagers de la bicyclette (FUBicy) et bouillant animateur de l’InterKoalition. Encourager la pratique demande en effet la mise en œuvre d’une politique coordonnée qui concerne aussi bien les trajets domicile-travail que les transports publics ou l’apprentissage du vélo, etc. Bref, cela suppose que « le vélo soit considéré comme un mode de transport à part entière », résume Jean Macheras, président de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports.

Proposition d’appel à projets

Le collectif souhaite en conséquence qu’un pilotage interministériel de la politique de mobilités actives soit maintenu. Et pour s’assurer que le prochain PAMA débouche sur du concret, il propose « le lancement d’un appel à projets pour développer les mobilités actives, financé par un fond national pour soutenir le développement d’infrastructures et d’aménagements », a précisé Lorelei Limousin, du Réseau action climat France, également membre du collectif. Ce fond serait doté par l’Etat de 200 millions d’euros. Ce qui peut paraître beaucoup en temps de disette budgétaire. Mais « 200 millions d’euros, c’est en fait très peu par rapport aux coûts des politiques de transports en général. De plus, le retour sur investissement sera élevé », plaide Olivier Schneider. L’idée est de cofinancer les politiques cyclables et de marche à pied dans une dizaine de villes pilotes de caractéristiques différentes. Elles serviraient dans un second temps d’étalon pour d’autres collectivités locales désireuses de se lancer.