solinski-medef-sport-essonneUne centaine de chefs d’entreprises ont participé, dans la soirée de jeudi 15 septembre 2016, aux premières Assises Sport/Entreprise de l’Essonne, organisées à Nozay (91), dans les locaux de Nokia. La réunion a retracé les enjeux du développement du sport en entreprise et recueilli les témoignages d’entrepreneurs, de spécialistes et d’athlètes essonniens, à l’initiative du comité Medef Sport du département et en partenariat avec Sport 2000, dont le siège est implanté dans le département.

Présidé par Jean-Pierre Mougin, vice-président du CNOSF et ancien champion de motocross, le comité Medef Sport Essonne a été créé il y a un an avec l’ambition de « mobiliser 50 chefs d’entreprises sur le développement de la pratique sportive en entreprise », a expliqué ce dernier. Les bénéfices du sport en entreprise sont connus : le sport est un facteur de bien-être individuel et de cohésion d’équipe et constitue une source de gains de productivité estimés par le CNOSF entre 2,5% et 9% par salarié. Attention, a toutefois souligné Dominique Carlac’h, présidente nationale du comité Sport du Medef, pour qu’elle réussisse,  « la pratique ne doit pas être obligatoire mais venir d’une démarche volontariste de la part du salarié et du chef d’entreprise. Il faut aussi éviter l’ostracisation » des publics non ou peu sportifs.

Un rôle de prévention santé

« L’important, c’est que les salariés se retrouvent, de l’ingénieur à l’employé, pour partager une activité », a complété Marc Lacroix, secrétaire du comité interentreprises du site Nokia de Nozay, qui propose 7 activités non compétitives, tandis qu’une association sportive gère par ailleurs une quinzaine de sports de compétition. Outre sa dimension loisirs, le sport en entreprise peut également jouer un rôle plus assumé de prévention santé, comme c’est le cas chez Safran Aircraft Engines, qui s’apprête à proposer aux ouvriers de son site de Corbeil-Essonne des séances encadrées d’échauffements et d’étirements, afin de lutter contre les lombalgies, après un test prometteur à Gennevilliers.

Des PME moins bien armées

Ces pratiques exemplaires restent cependant encore peu développées. Dans les PME en particulier, explique Sylvie Lavisse, présidente d’une société de formation qui emploie un coach pour offrir des séances de stretching et body combat aux salariés de ses établissements, il faut avoir le sport dans la peau pour surmonter les obstacles tels que l’absence de locaux adaptés à la pratique ou la méconnaissance des contraintes réglementaires… Face à ces difficultés, Stéphane Solinski, directeur général de Sport 2000, appelle à la création « d’un kit clé en main pour les PME, sous forme d’un portail unique d’information et de services d’aide à la conduite du projet. » Une attente qui connaîtra un début de réponse avec le lancement d’un site dédié le 22 novembre prochain, aux Assises européennes Sport et Entreprise organisées le 22 novembre prochain au CNOSF à Paris.