Constatant que les freins à la prescription médicale de l’activité physique restent nombreux et puissants, la Haute Autorité de Santé (HAS) vient de publier un guide intitulé « Promotion, consultation et prescription d’activité physique et sportive pour la santé » à l’intention des médecins.

Si le « sport sur ordonnance  » est entré dans la loi depuis deux ans, sa mise en oeuvre reste balbutiante. On sait ainsi que les médecins « sont encore mal informés de l’impact réel de l’activité physique sur la santé, notamment chez les patients atteints d’une pathologie chronique. D’autre part, ils disposent de peu d’outils pratiques pour les aider à mener une consultation médicale centrée sur l’activité physique. De plus, ils s’interrogent ou craignent les risques d’évènements cardiovasculaires graves liés à l’activité physique pour leurs patients atteints d’une ou plusieurs maladies chroniques ou âgés. Le manque de temps en consultation pour aborder ce sujet et le manque de structuration du parcours de santé autour de cette prescription d’activité physique sont également souvent mis en avant par les médecins », liste ainsi la HAS.

Celle-ci a donc réalisé un guide qui propose :

  • un socle de connaissances générales sur l’activité physique et la sédentarité et leurs impacts sur la santé ;
  • le déroulé d’une consultation dédiée à l’activité physique ;
  • des outils pratiques (un questionnaire d’aptitude à l’activité physique, une grille d’évaluation du risque d’évènements cardiovasculaire graves liés à l’exercice, des outils d’évaluation de la condition physique et de l’état de motivation en cabinet, etc.).

En complément de ce document, la HAS propose une première série de 6 référentiels d’aide à la prescription d’activité physique par pathologie pour  : le surpoids et l’obésité, le diabète de type 2, l’hypertension artérielle (HTA), la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), la maladie coronaire stable et les accidents vasculaires cérébraux (AVC).