PumaL’équipementier sportif Puma et la Société financière internationale (IFC), membre du Groupe de la Banque mondiale, ont signé un partenariat ayant pour but d’attribuer des financements qui récompensent les normes sociales et environnementales des fournisseurs de Puma dans les pays émergents.

Ce programme, qui est à la fois une première pour Puma et le premier signé par une marque européenne avec IFC, offrira aux fournisseurs des incitations financières afin d’améliorer leurs normes environnementales, sanitaires, sécuritaires et sociales. Dans un premier temps, il sera déployé au Bangladesh, au Cambodge, en Chine, en Indonésie, au Pakistan et au Vietnam.

Trésorerie à conditions préférentielles

IFC proposera une tarification différenciée du financement du fonds de roulement à court terme qui obtiennent un score élevé dans l’échelle de notation des fournisseurs de Puma. Cette réduction sera accordée après vérification de la conformité de leurs engagements par rapport aux normes sociales et environnementales définies par l’équipementier. Ball Planet, un fournisseur chinois de ballons de football avec des sites de production en Chine, est le premier fournisseur à rejoindre le programme.  « L’accès à des financements abordables reste un défi, explique Ken Hong, directeur général de Ball Planet Industrial Ltd. Ce programme nous permettra non seulement d’améliorer notre cash-flow, mais nous incitera financièrement à progresser sur nos normes environnementales, sanitaires, sécuritaires et sociales. Ce qui au final nous permettra de réduire nos coûts d’exploitation. » Ball Planet est partenaire de Puma depuis 2010.

Un fonds richement doté

« Ce programme permet à nos fournisseurs de bénéficier de l’excellente réputation et de la situation financière solide de Puma », ajoute Lars Soerensen, directeur général de Puma. Puma et IFC ont lancé cette initiative en partenariat avec GT Nexus, plateforme Cloud de commerce international. IFC finance les fournisseurs de vêtements et de chaussures à travers son programme Global Trade Supplier Finance (GTSF), fondé en 2010 et doté de 500 millions de dollars.

Bruno Alves, président de la FESI

Bruno Alves, président de la FESI

Intervenant en ouverture des « Tables rondes de l’industrie du sport » organisées par la FIFAS, jeudi 15 mai à Paris, Bruno Alves, président de la Fédération européenne des industries du sport (FESI), a souligné que le secteur est « une activité économique en croissance et qui contribue au bien-être et à la santé des citoyens ». Cette particularité, a-t-il complété, confère à la branche une importance stratégique qui commence à être prise en compte par les autorités européennes.

Malgré la crise économique, « l’industrie du sport a poursuivi son expansion depuis 2008 », souligne Bruno Alves. Un tout récent rapport de la Commission européenne chiffre à 61 milliards d’euros la consommation de sport au sein de l’Union. Surtout, ce rapport établit que le sport a un effet d’entraînement positif sur d’autres branches : son impact sur la construction est estimé à 3 Md € en Europe (principalement du fait de la construction et la rénovation d’équipements sportifs) et on estime entre 12 et 15 millions le nombre de voyages touristiques principalement liés au sport, un nombre qui devrait croître dans les prochaines années.

Programme de soutien en projet

En conséquence, révèle Bruno Alves, « la Commission européenne a décidé de soutenir un programme de mesures politiques » en faveur du développement du secteur. Celui-ci, en cours de discussion, envisagerait des mesures telles que l’aménagement des taux de TVA pour les produits et services de sport, le soutien financier à la R&D, la promotion des exportations et la protection de la propriété intellectuelle. Le président de la FESI a appelé les entreprises françaises à contribuer activement à son élaboration.

 Mobiliser les députés européens

Mais au delà des enjeux économiques, le facteur santé est sans doute celui qui devrait le plus soutenir l’expansion de la filière sport dans les années à venir, estime le président de la FESI. Selon un autre rapport européen, 40 % des ressortissants de l’Union ne pratiquent pas d’activité physique. Lutter contre ce fléau constitue « une fantastique opportunité pour notre industrie », explique Bruno Alves. Cela supposera toutefois  de conjuguer les forces du secteur sport avec celles d’autres branches, telles que l’éducation, les transports, la santé ou l’urbanisme. C’est pourquoi la FESI milite pour la création, après les prochaines élections européennes, d’un groupe de travail sur l’activité physique au sein du Parlement européen.

 

ISPO-AWARD

Le salon Ispo, qui ouvrira ses portes à Münich le 3 février prochain, a publié la liste des produits ayant obtenu un Award. Les voici par catégorie : 

Sports d’action : les lunettes de protection Burton M2 avec leur monture dotée huit aimants permettant de  changer les verres.

Outdoor : la corde d’escalade à double diamètre Edelrid Snipe 9.8/10 mm, réalisée selon un procédé de fabricationc spécifique appelé Enduro Tec.

Ski : les skis de freeride Katana de Völkl, de construction “full rocker” recouverts d’une fibre de carbone ultra-légère.

Performance : l’appareil de cardiotraining Alpha de Mio Global, dont le bracelet remplace la ceinture cardiaque.

Produit asiatique de l’année (nouvelle catégorie) : la veste B1XG1 de Black Yak, pour son design, son système de régulation de température et son étanchéité.

Outre les Awards par produits, l’Ispo a décerne un prix pour la campagne de l’année, obtenu cette année par la campagne multicanal du 150è anniversaire de Mammut et des prix dans le domaine du marketing, ainsi qu’une catégorie dédiée aux nouvelles marques, les Ispo Brandnew, qui récompenses les entreprises de moins de cinq ans n’ayant jamais exposé à Münich. Pour ces dernières, le jury a décidé cette année de délivrer un prix ex-aequo à tous les participants aux Ispo Brandnew, que l’on peut découvrir en cliquant sur le lien ci-dessous.