photo-piqPiq Sport Intelligence, start-up française spécialisée dans le sport connecté, a dévoilé lors d’une conférence de presse deux outils innovants. : une “intelligence artificielle (IA) autonome” capable de discerner les gestes des sportifs et un capteur haute performance pour collecter et transférer les informations.

Après deux ans de travail pour 67 employés et une levée de fonds de 13 millions d’euros, Piq est parvenu à « rendre l’intelligence dans le sport grâce à la technologie », selon Cédric Mangaud, cofondateur de la société. Il s’agit du premier système de compréhension autonome du geste sportif. Gaia est capable d’analyser et d’enregistrer les mouvements des sportifs, puis de les identifier de façon autonome avec une précision située autour des 98%. Pour rendre possible cette identification, l’IA a « appris à apprendre ». Les sportifs sous contrat avec les partenaires de Piq (Babolat, Rossignol, North et Mobitee) se sont entrainés avec le capteur haute performance de la start-up afin de permettre à Gaia d’avoir une référence étalon, indispensable à son auto-apprentissage.

L’analyse intelligente du mouvement grâce à la technologie

Si Gaia est capable d’optimiser les données, elle serait inutile s’il n’existait pas d’outil pour les mesurer. Le capteur Piq Robot est donc constitué de deux accéléromètres, d’un gyroscope, d’un altimètre et surtout d’un micro-processeur puissant qui n’analyse pas moins de 195 000 données par minute. Un petit écran situé sur le capteur permet ensuite d’avoir en direct des informations. Piq les appelle « winning factors ». Il s’agit des données positives qui divergent des mesures habituelles de nos performances. Piq a fait le choix totalement assumé de travailler sur les points forts des sportifs. L’écran indique donc votre « winning factor » du jour, comme par exemple un service plus rapide que d’habitude au tennis, et vous permet de le partager ou le comparer avec les autres utilisateurs de la technologie. Le but est de « créer le réseau social de la performance ».

Des ambitions locales et internationales

L’entreprise, qui a des locaux aux Etats-Unis, à Taiwan et en France commercialise aussi ses produits en Espagne, Allemagne, Japon et Australie. Si la start-up française souhaite gagner des parts de marché au niveau local, son ambition avouée est de conquérir l’Asie, très friande de ce genre d’innovation. Un premier pas devrait aider Piq à accélérer son ouverture vers l’Asie puisque la société sera présente au CES Las Vegas 2017 qui est le plus grand salon de l’innovation technologique au monde.