La cérémonie de remise des panonceaux « Villes actives et sportives » s’est déroulée au cours de la soirée du jeudi 1er février, sous les dorures de la Salle des Illustres du Capitole, l’hôtel de ville de Toulouse (31). En présence de Laura Flessel, ministre des sports, de Bernard Lapasset, président d’honneur du Comité d’organisation des Jeux Olympiques Paris 2024 et de Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse – ville qui vient d’obtenir un label « trois lauriers » – 120 élus ont reçu leur panonceau au terme de cette deuxième édition, ce qui porte à 315 le nombre de « Villes actives et sportives » en France.

La première ville « 4 lauriers »

Attribué par le ministère des Sports, en partenariat avec l’Union sport & Cycle et l’Association nationale des élus du sport (Andés), le label « Ville active et sportive » est attribué aux collectivités qui encouragent la pratique sportive sur leur territoire. Un jury de professionnels est chargé de le délivrer en suivant une procédure d’évaluation rigoureuse. L’an dernier, pour la première édition, trois niveaux de qualifications avaient été définis, matérialisés par le nombre de « lauriers » figurant sur le panneau. Cette année, la barre d’excellence a été remontée d’un cran, avec la possibilité de décerner quatre lauriers. Seule la ville d’Angers a atteint ce niveau, avec brio : c’était sa première candidature.

Six villes montent en grade

Les communes détentrices du label peuvent en afficher le panneau où bon leur semble sur leur territoire pendant deux ans. Parmi les 120 collectivités distinguées (cliquer ici pour consulter la liste complète), six avaient déjà obtenu le panonceau et se sont représentées pour passer dans la classe supérieure : Saint-Saulve (59) et Sanary-sur-Mer (83) ont décroché leur 3è laurier, Gargenville et Les Mureaux (78), Xertigny (88), Noisy-le-Sec (93) et L’Isle Adam (95). Au global, le millésime 2019-20 des Villes actives et sportives, compte 40 villes de niveau 1, 65 de niveau 2, 14 de niveau 3 et 1 de niveau 4. « Souvent, en matière de politique sportive, nous avons le nez dans le guidon. Pour nous, le premier intérêt du label Villes actives et sportives a été de nous contraindre à nous poser la question : « Quelle est la valeur du sport sur mon territoire ? », a témoigné Patrick Appere, élu en charge des sports de la ville de Brest (29), qui a engrangé trois lauriers l’an dernier. Et de compléter : « Nous avons tendance à minorer le sport dans les politiques globales. L’obtention du label donne plus de poids à nos paroles au moment de poser les enjeux et de parler budget ! ».

« Faire du sport une priorité nationale »

Au nom de la branche des entreprises du sport, le délégué général de l’Union sport & Cycle, Virgile Caillet a déclaré : « Ce soir nous sommes tous réunis autour d’un intérêt commun : la promotion des activités physiques et sportives. Au delà des enjeux commerciaux, toutes les entreprises de l’Union sont convaincues des bienfaits de la pratique sportive pour notre société. Les communes en sont les premiers maillons. » Pour les municipalités, obtenir le label « permet de valoriser le travail accompli par les adjoints municipaux en charge du sport et le personnel du service des sports », a de son côté précisé Marc Sanchez, président de l’Andès, après avoir rappelé que « les communes sont le premier financeur public du sport » en France et souligné l’engagement de l’Andès à « faire du sport une priorité nationale ».

L’héritage de Paris 2024, c’est maintenant

Bernard Lapasset, au nom du Comité d’organisation de Paris 2024, a insisté sur la dimension nationale de l’événement que seront les Jeux Olympique de Paris 2024. « Nous sommes très heureux de dire que les Jeux Olympiques seront, certes à Paris, mais aussi sur l’ensemble des territoires. Nous portons un héritage des JO qui commence aujourd’hui. Il nous revient d’écrire ensemble une nouvelle page du sport français ».

Accueillie comme une star par les élus, trop heureux d’approcher et de serrer la main d’une ministre-championne, Laura Flessel, ministre des Sports, a inscrit dans la même continuité Jeux Olympiques et sport pour tous, insistant sur le plan « 100 % Sport » du ministère à destination des quartiers carencés, avant de lancer : « L’an prochain, nous voulons mobiliser les communes sur le thème des Jeux Olympiques de 2024. Et fixons-nous l’objectif de 2024 Villes actives et sportives à l’horizon 2024 ! »

 

A l’occasion du 100è congrès des maires et présidents d’intercommunalités, le 22 novembre 2017, Laura Flessel, ministre des Sports, a annoncé la création d’un comité de pilotage sur la gouvernance du sport. (suite…)

Le Réseau français des villes santé de l’OMS a lancé un appel au gouvernement pour qu’il s’engage en faveur du sport santé sur ordonnance dans le cadre du Projet de loi de financement de la sécurité sociale, qui sera discuté dans les prochaines semaines. 

Dans une déclaration publiée à l’issue des deuxièmes Assises du sport santé sur ordonnance organisées à Strasbourg, ces 12 et 13 octobre 2017, ces 60 collectivités locales (lire encadré ci-dessous), rappellent que “le dispositif sport-santé sur ordonnance peut désormais être généralisé à l’ensemble du territoire”, grâce à la publication des décrets d’application de la loi de modernisation du système de santé de 2016. Or ces villes considèrent avoir “pris leurs responsabilités dans la mise en place de ce dispositif “, qui permet aux médecin de prescrire des activités physiques adaptées aux patients atteints d’affections de longue durée.

La CPAM et le CNDS sollicités…

Pour les villes sport santé, l’Etat doit donc désormais s’engager à un financement pérenne du sport santé sur ordonnance. Elles souhaitent notamment que les directions régionales de la Jeunesse et des Sports “flèchent des crédits vers le sport-santé via le CNDS (Centre national pour le développement du sport, NDLR”). “L’assurance maladie, qui grâce au sport-santé va pouvoir réduire ses dépenses pour les malades chroniques, doit être présente dans le tour de table des financeurs”, énonce le réseau des villes sport santé. Le coût social de la prise en charge des malades en affection longue durée “est de 90 milliards d’euros par an en France“. Les études montrent que l’activité physique et sportive ainsi que la réduction de la sédentarité permettent de diminuer de façon majeure les risques des maladies chroniques et leurs conséquences.

Des engagements à concrétiser

Lors des 2è Assises sport santé sur ordonnance,  Laura Flessel, ministre des Sports, a confirmé son engagement en faveur du sport santé, sans s’engager sur les questions de financement. Par ailleurs, le Président de la République, Emmanuel Macron, a annoncé le projet de créer 500 maisons du sport santé en France et “s’est engagé à rembourser le prix des licences sportives pour les patients en affection longue durée”, argumentent les collectivités, qui se déclarent “attentives” à la concrétisation de ces annonces.

LES SOIXANTE VILLES “SPORT SANTE”

Listes des membres du groupe de travail des villes sport-santé sur ordonnance (en gras, les villes présentes  à Strasbourg) :

Agglomération bergeracoise, Amiens, Angers, Besançon, Biarritz, Blagnac, Boulogne-sur-mer, Bourgoin Jallieu, Brest, Brive la Gaillarde, Cabries-Calas, Caen, Carcassonne, Cavalaire sur Mer, Chalon-sur-Saône, Charenton-le-Pont, Château-Thierry, Cherbourg en Cotentin, Colombes, Couderkerque-Branche, Courcouronnes, Douai, Evry, Fontainebleau, Fort-de-France, Gif sur Yvette,  Grand Nancy,  Illkirch Graffenstaden,  La Croix Valmer,  La Rochelle,  Le Cres,  Le Grand Chalon, Lille, Marseille, Metz, Miramas, Mont de Marsan, Montreuil, Mulhouse, Nantes, Narbonne, Nice, Nice Métropole, Orléans, Paris, Perpignan, Reims, Rennes, Romans-sur-Isère, Saint-Paul de la Réunion, Saint Pierre de la Réunion, Saint-Quentin-en-Yvelines, Sète, Strasbourg, Tarbes, Toulouse, Val de Reuil, Valence, Valenciennes Métropole, Villeurbanne.

 

 

 

En présence de Laura Flessel, actuelle ministre des Sports, Denis Masseglia, président du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), a dévoilé les nouveautés de la 8ème édition du programme Sentez-vous Sport, qui se déroulera du 23 septembre au 1er octobre 2017.

L’objectif de cette opération annuelle est d’inciter le plus grand nombre de Français à pratiquer une activité physique régulière et appropriée. La 7ème édition avait touché plus de 5 millions de personnes et impliqué 24 disciplines sportives. Cette année, Sentez vous sport prend une tonalité particulière, puisqu’elle interviendra peu de temps après la désignation de la ville hôte des Jeux Olympique de 2024 : décision le 13 septembre prochain.

Camille Lacourt (photo Albanu)

Camille Lacourt et Nantenin Keïta ambassadeurs

Sentez vous sport 2017 aura pour parrain et marraine, le nageur Camille Lacourt, quatre fois champion de monde, et la championne d’athlétisme Nantenin Keïta, médaille d’or du 400 mètres aux derniers Jeux Paralympiques de Rio.

Un Pass’sport associant pratique et invitation à un événement

Principale innovation de Sentez vous sport 2018, une offre Pass’sport mettra par ailleurs en relation les français avec les associations, clubs qui proposent des initiations gratuites en septembre. Après avoir essayé cinq sports de leur choix, les utilisateurs du Pass auront droit à deux places pour un événement sportif ! Deux régions serviront de test pour 2017 à savoir la Bretagne et l’Occitanie.

La fédération de cardiologie impliquée

A l’occasion de cette édition 2017, le CNOSF et la Fédération Française de Cardiologie ont signé un accord de partenariat en vue de sensibiliser le grand public au rôle fondamental de l’activité physique sur la santé. La FFC sensibilisera donc son réseau durant la semaine « Sentez-vous Sport ». Prolongement de celle-ci, les « Assises Sport et Entreprises » et la remise des Trophées Sentez-Vous Sport auront lieu le mardi 21 novembre.

 

 

 

 

 

 

 

Le Premier Ministre Edouard Philippe a annoncé la composition du gouvernement. Le ministère des sports, qui se confirme être de plein exercice, est confié à la championne d’escrime Laura Flessel. 

C’est donc une sportive de haut niveau, la plus médaillée des escrimeuses françaises, qui portera les couleurs du Sport au gouvernement. Une qualité sans doute importante en une année où la candidature de Paris aux JO de 2024 doit se décider. Laura Flessel, 45 ans, née à Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, spécialiste de l’épée, quintuple médaillée olympique, six fois championne du monde et une fois championne d’Europe, a été porte-drapeau de l’équipe de France aux Jeux Olympiques de Londres en 2012, avant de mettre à fin à sa carrière sportive. Ministre issue de la “société civile”, elle est membre du Conseil économique social et environnemental depuis 2010, au titre de la cohésion sociale et territoriale et de la vie associative, et membre du Conseil national du sport en tant que personnalité qualifiée. Entre les deux tours de l’élection présidentielle, elle a signé l’appel à voter Macron de la part d’une soixantaine d’athlètes et personnalité du monde du sport.