Acteur majeur du football français avec plus de 4000 clubs (professionnels et amateurs) partenaires, Intersport se positionne aujourd’hui encore un peu plus comme le principal supporter du football français à travers un nouveau partenariat avec la Fédération française de football (FFF). 

L’enseigne française devient pour les quatre prochaines saisons le distributeur officiel des équipes de France de football (A, Féminines, Espoirs) et un partenaire privilégié du football amateur avec lequel “nous sommes très liés depuis de nombreuses années” affirme le président Intersport France et Belgique Jacky Rihouet. De cette alliance découleront des offres, des activations privilégiées et surprises pour les fans, que ce soit sur intersport.fr, dans l’un des 650 magasins de l’enseigne ou encore sur les réseaux sociaux. Outre son association avec la FFF, Intersport renforce sa visibilité avec nombres de partenariats pour la saison 2017-18, aussi bien en Ligue 1 qu’en Ligue 2, qui sont pour Jacky Rihouet, “des vitrines incroyables pour Intersport“. Pour ces partenariats, le distributeur ne s’arrêtera pas à la signalétique sur les terrains. Il  a vocation à offrir un maximum de contenu aux fans, via de nombreuses activations leur permettant de suivre sous un nouvel angle l’actualité de leur club favori tels que découverte des coulisses, vidéos, séances de test, places à gagner…

Source : Intersport France

 

BERNARD JOANNIN

Bernard Joannin

Remonté en Ligue 2 cette saison, le club de football d’Amiens présentera son nouvel effectif ce lundi 25 juillet 2016 à 18h30, puis jouera le 1er août son premier match de championnat, à domicile, contre Reims. Président du club et du groupe Prosport, le plus gros affilié français de l’enseigne Intersport, Bernard Joannin explique à Filièresport sa méthode et ses projets pour le club, ainsi que les leçons qu’il tire de cette expérience.

Filièresport – Que va changer la remontée d’Amiens SC en Ligue 2 ?

Bernard Joannin – Cela va d’abord améliorer la situation économique du club. En National, il n’y a pas d’équilibre économique possible du fait de l’absence de droits de télévision. C’est donc l’actionnaire qui doit compenser les dépenses. C’est un véritable problème auquel il conviendrait d’ailleurs de réfléchir en créant une 3ème division professionnelle à laquelle pourraient être attribués des droits TV ou sur d’autres médias… Mais on n’y est pas et pour l’heure, un club doit être L2 pour espérer avoir un business modèle solide, avec une part de recettes non variables issus des droits TV, permettant de générer un résultat net et d’investir.

Quel sera votre budget ?

L’an prochain, les droits TV nous permettrons de doubler notre budget, à 8 millions d’euros. Les montants en jeu peuvent surprendre mais c’est l’économie du foot qui est comme cela. Nous avons bâti un budget prudent, comme je le fais toujours dans toutes mes activités. Outre les droits TV, nous allons augmenter nos recettes commerciales, grâce au développement d’activités événementielles, telles que séminaires d’entreprises, tournois, etc., qui représentent plus d’un cinquième des recettes. Les entrées et abonnements sont prévues en légère augmentation car nous espérons gagner des spectateurs mais le prix d’entrée restera accessible, à 3 ou 4 € le match. Le football est un sport populaire, nous devons avoir une approche populaire.

Le match victorieux (1-0 à domicile) contre Belfort, le 3 juin 2016 a signé la montée d'Amiens en L2.

Le match victorieux (1-0 à domicile) contre Belfort, le 3 juin 2016, a signé la montée d’Amiens en L2.

Comment êtes-vous parvenu à remonter ?

Pendant ces années de relégation en National, les 44 actionnaires d’Amiens SC, dont je détiens 70 %, m’ont soutenu et permis de maintenir les structures d’un club professionnel, avec notre stade (loué à la municipalité) et son centre de formation. Il y un an, nous avons recruté un nouvel entraîneur, Christophe Pélissier (ex-Luzenac) et des joueurs, dans le cadre d’un plan bâti sur deux années. Nous sommes remonté au bout de la première année, in extremis. Nous avons en effet dû attendre la dernière journée pour confirmer notre place de 3è du National et avoir l’assurance de monter en L2, après une saison mouvementée avec la fermeture de notre stade pour raisons de sécurité et deux matchs gagnés dans les arrêts de jeu, l’un à la dernière seconde face à Strasbourg et l’autre à la dernière minute face à Fréjus !!!

Avez-vous pris la parole pour motiver les joueurs ?

A la veille du match contre Marseille Consolat, je les ai réunis et leur ai dit : « si on bat les premiers, cela prouvera que vous avez en vous la force d’être dans le tiercé pour passer en L2 ». Ils ont fait un match sérieux avec une défense solide, nous avons gagné 2-0, cela a été le déclic. A quoi tient une saison ? Il y a toujours une part de « réussite »… Dans le football, on peut être heureux pendant 90 minutes et plonger dans le désespoir en une demi-seconde.

Quels sont vos objectifs maintenant ?

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Le nouveau ballon officiel de la Ligue 2

Nous maintenir en Ligue 2, où nous allons être le petit poucet ! Et construire un club pérenne avec une structure solide au delà de ma personne. C’est le même principe que pour mon entreprise, Prosport, où j’ai en grande partie délégué la gestion à mon fils et aux cadres supérieurs, Odile Noiret, Ludovic Levoy et Damien Olivier. Au Club, le quotidien est géré par un vice-président actionnaire, Louis Mulazzi. L’encadrement reste stable : le contrat de Christophe Pélissier a été reconduit pour deux ans et nous continuons à travailler avec John Williams, conseiller du président et ancien agent de joueurs, pour le recrutement. Si tous les joueurs ont participé à notre montée en deuxième division, certains n’avaient pas la qualité de jeu suffisante pour s’y maintenir. Nous avons dû renouveler 20 % de l’effectif.

“Un club appartient autant au public qu’à ses actionnaires”

Que vous apporte le fait d’être président d’un club ? (suite…)