Alors que les arbitrages sur le futur “Plan vélo” sont en cours, plus de 200 Parlementaires ont signé une tribune intitulée “La France a besoin d’un grand plan vélo” dans Journal du Dimanche du 22 avril 2018. Ce coup d’éclat fait écho à la campagne de cartes postales adressées aux politiques orchestrée par la Fédération des usagers de la bicyclette (Fub), pour obtenir un “plan vélo sincère, structuré et financé” .  

Si la Fub “ne doute pas du soutien de la ministre” des Transports, Elisabeth Borne, l’organisation “s’inquiète du financement de ce plan : sans un budget sérieux, impossible d’atteindre les objectifs fixés“, communique-t-elle en effet. La Fub fait état de “signaux reçus selon lesquels le Premier ministre ne serait pas favorable” au projet. Dans le cadre des arbitrages de la loi Loi d’orientation sur les mobilités, qui ont lieu actuellement, la Fub propose de créer un fonds national vélo doté d’au moins 200 millions d’euros par an, de rendre l’indemnité kilométrique vélo (IKV) obligatoire et plus incitative et de recréer un bonus pour l’achat de vélos à assistance électrique équivalent à celui qui existait jusqu’à la fin du mois de janvier dernier. La campagne de la Fub a reçu le soutien de plus d’une vingtaine d’élus représentant toutes les tailles de villes et de toutes les sensibilités politiques. Parmi eux, Anne Hidalgo, maire de Paris ; Alain Juppé, maire de Bordeaux ; David Kimefeld, président du Grand Lyon ; Eric Piolle, maire de Grenoble ; Roland Ries, maire de Strasbourg, ou encore Johanna Rolland, maire de Nantes.