Le premier vélo Decathlon

Le premier vélo Decathlon

Cela fait trente ans que Decathlon a décidé de produire ses propres vélos. Une activité qui n’a cessé de progresser depuis, tant en termes de volumes que d’innovation. Lancé en 1999, son modèle phare, le B’Twin, est devenu la marque de cycle du groupe en 2006. Quatre ans plus tard ouvrait le B’Twin Village, siège de la marque, à Lille. Visite d’un des fleurons de la méthode Decathlon en matière de conception et d’innovation produits.

Un chaîne intégrée

« L’avantage du B’Twin village est de pouvoir réunir en un seul et même lieu l’ensemble des étapes de la fabrication d’un vélo, de l’idée à la sortie d’usine », confie Olivier Robinet directeur de la marque. Réunis dans des open-spaces lumineux et modernes, les ingénieurs de B’twin disposent d’un terrain de jeu idéal pour laisser parler leur imagination. Après avoir numérisé sur leur ordinateur un nouveau cadre, une nouvelle potence, un guidon ou un bidon, ils ont la possibilité de lui donner forme au sein de l’Atelier Prototypage et Innovation (API). L’ingénieur pourra ensuite s’assurer sur place que son prototype est adapté aux contraintes de fabrication, au consommateur et à sa sécurité.

Jusqu’à 80 tests de sécurité par vélo

Car au B’Twin village on ne lésine pas sur la sécurité. « Toutes les pièces détachées soumises à des tests normatifs avant d’arriver au B’Twin village sont de nouveau testées sur place » nous confie Christophe Lernould du laboratoire de tests, mitoyen à l’API. Des « machines de torture » vont tester la résistance des pièces détachées, de la peinture, en les soumettant aux sollicitations d’une utilisation classique mais aussi aux chocs, dans des environnements variés (sec, humide, salin…). Avant d’être commercialisé, un vélo B’Twin devra réussir jusqu’à 80 tests de sécurité. Après cela, les différentes pièces prennent la direction de l’usine pour être assemblées.

Produire près des lieux de vente

L’usine du B’Twin village, d’une superficie de 12 000 m2, où travaillent entre 180 et 240 opérateurs en fonction des saisons, produit chaque année 180 000 vélos, soit 5 % des 3,5 millions de vélos que fabrique la marque à travers le monde.  « Au B’Twin Village, nous assemblons un vélo loisir toutes les minutes et un vélo haut de gamme toutes les trois minutes » explique Joffrey Catteau responsable assemblage et maintenance de B’Twin. Le site livre 74 magasins répartis entre la moitié nord de la France et l’Europe du Nord. En effet, B’Twin a choisi d’assembler ses vélos sur les continents où ils sont vendus, afin de réduire ses coûts logistiques et de rester flexible. Quatre autres sites de production situés en Allemagne, en Italie, au Portugal et en Roumanie, fournissent ainsi 90 % des vélos vendus dans les autres pays d’Europe.

 

Le B'TWIN village, une usine de 12 000 m2

Le B’TWIN village, une usine de 12 000 m2

Une chaine de montage d'un vélo enfant

Une chaine de montage d’un vélo enfant

 

 

 

 

 

 

 

 

L'open Space ou travaille l'ensemble des collaborateurs B'Twin

L’open Space ou travaille l’ensemble des collaborateurs B’Twin

L'Atelier Prototypage et Innovation (API)

L’Atelier Prototypage et Innovation (API)

Un futur cadre en test de résistance

Un futur cadre en test de résistance

A partir de janvier 2013, l’athlète français Thierry Breuil, champion du monde par équipe de trail (2011) et la marque de running Kalenji, du groupe Oxylane, vont collaborer à deux niveaux : sponsoring et développement produit. Thierry Breuil portera en effet les couleurs de Kalenji pour une durée de quatre ans, tout en étant nommé chef de produit de la marque à temps plein afin de participer au développement des produits. Kalenji, qui est déjà sponsor du Trail de l’Aubrac (2012 – 2015), poursuit aussi son offensive dans cette discipline.