Le projet des Liv-Lab Sport, ces espaces innovants visant à “réinventer le sport pour les publics les plus éloignés de la pratique”, lancé par le ministère des Sports fin mars dernier,  fera l’objet d’une réunion de mise en relation entre tous les acteurs, a expliqué Dimitri Grygowski, directeur adjoint du cabinet de Laura Flessel, lors d’une récente réunion de la commission “Sports de forme” de l’Union sport & cycle. (suite…)

« Nous allons créer avec Laura Flessel, dans le cadre de la filière, un portail numérique unique pour répertorier les appels d’offres des Grands événements sportifs français et internationaux », a déclaré le ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Lemaire, en ouverture de l’événement “Financement exSport”, organisé le 26 juin 2018 à Bercy. Ce portail doit être opérationnel à la fin de l’année 2018. Le marché du sport représente environ 40 milliards d’euros en France, soit près de 2 % du PIB. Entre 2016 et 2025, le marché mondial des grands événements sportifs s’élèvera lui à près de 255 milliards d’euros, hors Jeux olympiques et paralympiques. Un tiers de ces marchés pourrait être capté par des entreprises étrangères au pays d’organisation – soit un potentiel de 77 milliards d’euros.

Les lauréats 2018

Le nouveau millésime du label « Ville Active & Sportive » est lancé. Les villes participantes ont quatre mois, du 15 juin au 15 octobre 2018, pour envoyer leur candidature au Conseil national des villes actives et sportives (CNVAS).

Comme pour les millésimes précédents, toutes les villes de France métropolitaine et d’Outre-mer, sans distinction de taille et de situation géographique, peuvent demander l’obtention de ce label national, créé par le ministère des sports, l’Association Nationale des élus en charge du sport (Andes) et l’Union sport & cycle. « Dans leur dossier de candidature, nous attendons des villes qu’elles présentent toutes leurs actions en faveur du développement et de la promotion de l’activité physique et sportive », détaille Marc Sanchez, président du CNVAS et de l’Andes. L’attention du comité de labellisation portera notamment sur la cohérence de la politique sportive des villes avec les actions mises en avant dans leur dossier de candidature.

Un label pour trois ans

Le label, dont les millésimes duraient deux ans auparavant, passe sur un millésime de trois ans (2019-2021), afin de laisser le temps aux communes de mettre en place leur politique publique en faveur du sport et au CNVAS d’évaluer les évolutions et les actions mises en œuvre. Nadine Rollet, trésorière du CNVAS et membre de l’Union sport & cycle, souligne que « le label Ville active & sportive récompense les villes dont la politique publique s’attache à toucher tous les publics présents sur le territoire ». Cette orientation s’inscrit pleinement dans l’objectif de développement des pratiques sportives pour toutes et tous et tout au long de la vie porté par le ministère des Sports.

La FDJ, parrain officiel du label

Dès cette année, le CNVAS a choisi de s’associer à FDJ, premier partenaire du sport français, qui devient ainsi le parrain officiel du label « Ville active & sportive » pour trois ans. FDJ accompagnera le développement du label qui prendra une nouvelle ampleur : des réunions territoriales semestrielles animeront dès 2018 un réseau déjà fort de 300 villes labellisées. Ce label « récompense les collectivités de toutes tailles, des collectivités qui ont toutes, à leur niveau, des ambitions pour leur sport auprès des habitants, et l’objectif de FDJ est de soutenir le développement du sport pour tous dans les territoires. Nous nous retrouvons parfaitement à travers ce label et nous espérons pouvoir contribuer à son rayonnement » précise Laetitia Olivier, directrice de la communication et du développement durable de FDJ.

Pour plus d’informations sur le label « Ville Active & Sportive », cliquez ici

Alors que la Coupe du Monde approche à grand pas, le gouvernement français a décidé de faire un geste pour encourager la pratique du football dans les écoles françaises. (suite…)

Arnaud Jean

Arnaud Jean, 46 ans, a été élu président de l’Union Française des Œuvres Laïques et d’ Éducation Physique (Ufolep), samedi 14 avril 2018, lors de l’assemblée générale nationale qui s’est tenue à Bar-le-Duc (Meuse). Il succède à Philippe Machu, qui assumait cette fonction depuis 18 ans et reste élu du comité directeur national.

Membre du comité directeur de l’Ufolep depuis 2016, Arnaud Jean a travaillé huit ans au sein de l’équipe technique nationale avant de rejoindre en 2010 le ministère des Sports, où il est aujourd’hui adjoint à la cheffe du bureau de la communication. Avant son élection, Arnaud Jean était secrétaire général de l’Ufolep depuis 2016, ainsi que président du comité Ufolep du Loiret et de la fédération départementale de la Ligue de l’enseignement dans le même département. Il est également engagé dans la vie de sa commune d’Ingré, près d’Orléans, dont il est le 1er adjoint au maire. Arnaud Jean a précisé que sa présidence s’inscrirait « dans la continuité et la stabilité » et s’est fixé pour priorité la dynamisation fédérative. Il a également rappelé le rôle que l’Ufolep, fédération multisport de la Ligue de l’Enseignement, doit occuper dans le développement de la pratique sportive : « L’Ufolep est prête à répondre au défi de la sédentarité et à la feuille de route de la ministre des Sports, qui vise 3 millions de pratiquants supplémentaires. »

Un comité copiloté par la Directrice des Sports et par le Directeur Général de la Santé en vue de l’élaboration d’une stratégie nationale du sport-santé a été instauré le 12 avril dernier. Il s’appuie sur les recommandations d’un rapport conjoint entre l’Inspection générale des affaires sociales et de l’Inspection générale de la jeunesse et des sports, évaluant les « actions menées en matière d’activité physique et sportive à des fins de santé » remis le jour même à la ministre de la Santé et des Solidarités et la ministre des Sports.

Ce rapport, demandé l’été dernier, s’inscrit dans la démarche de promotion de l’activité physique engagée par le gouvernement. Il constitue donc une base de travail pour lever les freins au développement de l’activité physique à des fins de prévention primaire mais aussi comme « thérapeutique non-médicamenteuse ». La mission, qui a relevé les très nombreuses initiatives menées sur le territoire, insiste sur la nécessaire reconnaissance du rôle de l’activité physique en matière de santé par un “copilotage” renforcé au niveau national.

Recenser l’offre de sport sur ordonnance

S’agissant du « sport sur ordonnance », la mission préconise le recensement et la visibilité accrue de l’offre d’activités physiques dans un objectif de qualité en agissant notamment sur le contenu des formations des professionnels de santé et du sport. Quant aux « maisons sport-santé », engagement de la ministre des Sports conformément à sa feuille de route, la mission suggère de les créer à partir des réseaux de coordination ou des structures de santé pluridisciplinaires existant au niveau local, sur la base d’un cahier des charges précis et partagé.

Cliquer ici pour consulter le rapport


La cérémonie de remise des labels “Ville active & sportive”, décernés par 
 l’Association nationale des élus du sport, le ministère des Sports et l’Union sport & cycle, se tiendra le 1 février 2018 à Toulouse. (suite…)

Le Premier Ministre Edouard Philippe a annoncé la composition du gouvernement. Le ministère des sports, qui se confirme être de plein exercice, est confié à la championne d’escrime Laura Flessel. 

C’est donc une sportive de haut niveau, la plus médaillée des escrimeuses françaises, qui portera les couleurs du Sport au gouvernement. Une qualité sans doute importante en une année où la candidature de Paris aux JO de 2024 doit se décider. Laura Flessel, 45 ans, née à Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, spécialiste de l’épée, quintuple médaillée olympique, six fois championne du monde et une fois championne d’Europe, a été porte-drapeau de l’équipe de France aux Jeux Olympiques de Londres en 2012, avant de mettre à fin à sa carrière sportive. Ministre issue de la “société civile”, elle est membre du Conseil économique social et environnemental depuis 2010, au titre de la cohésion sociale et territoriale et de la vie associative, et membre du Conseil national du sport en tant que personnalité qualifiée. Entre les deux tours de l’élection présidentielle, elle a signé l’appel à voter Macron de la part d’une soixantaine d’athlètes et personnalité du monde du sport.

Label Ville active sportiveLe ministère de la Ville, de la jeunesse et des sports, l’Union sport & cycle et l’Association nationale des élus en charge du sport (ANDES) dévoileront, le 7 février 2017 dans le cadre du Forum Sportcoll à Montpellier, en présence de Thierry Braillard, secrétaire d’Etat aux Sports, la liste des communes ayant obtenu un Label « Ville Active & Sportive » pour les années 2017-2018.

Cette première édition est parrainée par Tony Estanguet, coprésident de la candidature Paris 2024, qui a participé aux conclusions du comité de labellisation. Ce comité, composé d’experts et de représentants d’organisations professionnelles et publiques a labellisé 175 villes.

Le label « Ville active & sportive » vise à valoriser et récompenser les villes et collectivités locales qui “proposent une offre d’activités physiques et sportives innovante, de proximité et accessible au plus grand nombre” et “contribuent par ce biais à l’animation et l’attractivité de leur territoire, au renforcement du lien social, au tourisme et au bien-être des concitoyens”. Il est attribué pour une durée de deux ans sur la base de 4 critères : la motivation de la candidature ; la présentation du projet sportif ; l’état des lieux sportifs du territoire ; la politique sportive et les initiatives innovantes.

En marge de la remise des labels « Ville active et sportive », le ministère, l’Union sport & cycle et l’ANDES dévoileront les principaux enseignements de la dernière étude « Sport dans la ville » réalisée par BVA et qui dévoilera les attentes des Français en matière d’offre sportive locale.

 

logo Paris 2024Le conseil d’administration du Centre national pour le développement du sport (CNDS), réuni le  30 novembre 2016, a validé deux programmes de développement de la pratique sportive sur l’ensemble du territoire. 

Une enveloppe de 20 millions d’euros sera réservée au plan« Héritage de la candidature de la France pour l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024 », un plan qui sera versé au dossier 3 de la candidature appelé à être déposé au Comité international olympique le 3 février prochain. La moitié sera destinée à la construction de nombreux « équipements sportifs de proximité innovants » sur l’ensemble du territoire. Le reste sera réparti entre l’accompagnement des associations sportives locales (4 M€) notamment dans le domaine du sport santé, la détection et la préparation de la Génération 2024 du haut-niveau olympique et paralympique Français (4 M€) et au développement du rayonnement international de la France en matière sportive (2 M€).

Une enveloppe pour l’Outre-mer et la Corse

Conformément aux engagements pris dans le cadre du projet de loi de finances 2017, le CNDS a également adopté un programme de soutien de 10 millions d’euros par an aux territoires ultramarins et à la Corse. Ce programme privilégiera les opérations légères de rénovation et les nouveaux équipements de proximité. Un montant qui sera complété par 10 millions d’euros supplémentaires sur le budget du ministère de l’Outre-mer.

 

Capture d’écran 2016-06-20 à 15.40.07Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, a officiellement lancé l’Observatoire de l’économie du sport, jeudi 9 juin 2016, au terme d’une conférence organisée à Bercy, au cours de laquelle les premiers travaux et l’organisation de l’Observatoire ont été rendus publics.

Institué dans le cadre de la création de la Filière de l’économie du sport, qui rassemble les différents acteurs du secteur, l’Observatoire est désormais « pleinement opérationnel, a déclaré le ministre. C’est le lieu d’expérimentation de méthodes de travail nouvelles au travers de la mutualisation des études. Nous voulons en faire une démarche inclusive pour tous les acteurs de la chaîne de valeur des industries du sport ». Doté d’un conseil scientifique, l’Observatoire regroupe les informations sur le marché et les rend publiques sous différentes formes : tableaux de bord, études et travaux de recherche, notes d’analyse et de nombreux indicateurs accessibles en accès libre sur son site. « Il y a un déficit de connaissance et de collaboration entre les acteurs de ce marché, l’Observatoire va venir alimenter la filière de l’économie du sport. Les mutations en termes de pratique vont avoir une incidence directe et pour cela, il faut avoir les décodeurs », a commenté Virgile Caillet, délégué général de la Fifas, qui fait partie du comité de pilotage de l’Observatoire aux côtés d’autres fédérations, institutions sportives et pouvoirs publics (Direction des sports, ANDES, Insep, CNOSF, FPS, etc.)

Cinq familles de consommateurs

Véritable « acte de naissance » de l’Observatoire, une étude prospective, a été réalisée avec la direction générale des entreprises. Très fouillée, elle


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Capture d’écran 2016-01-14 à 16.42.38“Pour que la montagne reste un plaisir” ! Voilà le titre de la campagne de communication lancée par le ministère de la ville, de la jeunesse et des sports en collaborations avec ses partenaires (FPS, FFS, DSF, météo France etc) afin de sensibiliser les pratiquants des sports d’hiver aux bons réflexes avant et pendant un séjour au ski.

Présentée par Marie Martinod, vice-championne olympique de ski half-pipe, cette campagne a pour but de diminuer le nombre d’interventions des secours durant la saison, qui étaient de 42 821 en 2014/2015. Parmi elles, une très large majorité est due à des comportements à risques ou une mauvaise appréhension des situations (accidents de ski), la mauvaise utilisation des remontées mécaniques ne représentant, elle, qu’une trentaine d’interventions par an.

Pour cela, des outils sont mis à disposition des skieurs pour rappeler les bonnes pratiques à tenir:

De nombreuses animations, signalétiques, messages et conseils de prévention seront également mis en place durant toute la saison dans les stations françaises.

Photo 09-03-2015 09 28 33Invité à un petit déjeuner organisé par la FIFAS au salon Sport-Achat, Thierry Braillard, secrétaire d’Etat aux Sports, a annoncé que le projet de créer une “filière de l’économie du sport” ainsi que celui d’Observatoire du Sport sera officiellement lancé par le gouvernement le 24 avril prochain.

La filière économique sera chargée de faire des propositions dans trois domaines : les équipements sportifs de proximité, les grands équipements structurants, pour lesquels, la France est, selon Thierry Braillard, “au niveau de la Lettonie” et les événements sportifs et services associés. L’Observatoire de l’économie du sport vise à créer des bases statistiques afin de “permettre aux acteurs publics et privés de données fiables sur le secteur“.

Au cours des échanges qui ont suivi son introduction, le secrétaire d’Etat aux Sports a par ailleurs rappelé la volonté du gouvernement d’impliquer plus les entreprises dans le soutien au sport de haut niveau. Un club de 60 entreprises vient ainsi d’être constituer pour soutenir les “médaillables” aux Jeux Olympiques de Rio dans leur préparation sportive et dans celle de leur après-carrière. Quelque 150 athlètes sont déjà concernés. De même, le ministère souhaite que les collectivités locales et entreprises de la montagne complètent l’Etat (qui subventionne à hauteur de 4 millions d’euros la Fédération française de ski) dans le soutien aux sportifs de haut niveau dans les disciplines des sports d’hiver.

 

Thierry Braillard©Hervé HamonAlors que l’événement « Sentez-vous Sport », visant à sensibiliser aux bienfaits d’une activité physique et sportive régulière, s’achève ce week-end par de nombreuses animations grand public et des opérations portes ouvertes au sein du patrimoine sportif (Insep, Roland Garros…), Thierry Braillard, secrétaire d’Etat aux Sports, confie à Filière Sport sa vision des enjeux du secteur sport.

Filière Sport  – Après une éclipse l’an dernier, le ministère des Sports (ainsi que celui de l’Education) se sont associés cette année à l’opération Sentez-vous sport. Qu’en attendez-vous ?

Thierry Braillard L’objectif  est  de sensibiliser le grand public sur la nécessité de pratiquer une activité physique, en s’adressant en priorité à ceux – souvent les plus fragiles – qui pâtissent le plus du manque d’activité. S’agissant du sport à l’école, la Ministre de l’éducation nationale compte s’appuyer sur la réforme des rythmes  scolaires  pour développer la pratique sportive dans l’enceinte éducative ; mais également au monde de l’entreprise, en assurant la promotion d’activités physiques au travail.

La visibilité de cette manifestation est-elle suffisante auprès du public ?

De 200 000 visiteurs  en 2010, nous sommes à 1 million de visiteurs attendus en 2014 sur 7 jours de célébration, pour 1 500 événements. L’opération a connu un très beau succès. Il faut continuer en ce sens. Nous souhaitons oeuvrer pour que cette initiative puisse, à terme, se transformer en semaine européenne du sport.

 « Le ministère souhaite accompagner les fédérations sur de nouveaux services encourageant la pratique loisir »

Le nombre de licenciés des fédérations sportives agréées a progressé de 2,6 % en 2012-2013. Ce bilan vous paraît-il satisfaisant ?

Je me méfie de la satisfaction car elle fait le lit de l’immobilisme politique. Mais cette progression est encourageante. Cela démontre que l’intérêt des Français est toujours réel pour le sport. D’ailleurs une récente étude a démontré que la part de leur budget consacré au sport est constante, malgré la crise économique. Pour avoir une idée plus précise, il faut  regarder sur le long terme : de 2001 à 2010, la pratique sportive (encadrée et non encadrée) a progressé de 5 points. En 2010, 89% des français étaient concernés par une pratique sportive. Mais la pratique d’un sport a lieu  de plus  en plus souvent en dehors de toute structure. Or on sait aussi que l’accompagnement par des structures adaptées offre des garanties en termes de sécurité de la pratique et renforce les effets bénéfiques du sport. Pour encourager la pratique loisir, le ministère des Sports souhaite accompagner les fédérations dans la mise en place  de  nouveaux  services  pour les licenciés.

Thierry Braillard

“Le lien entre le monde fédéral et le système scolaire est un enjeu majeur” 

 Pourtant, selon l’INPES, 40 % de jeunes ne font pas de sport en dehors du cadre scolaire. Comment augmenter la pratique chez les jeunes ? 

L’Etat a un rôle à jouer en matière de développement de la pratique sportive chez les jeunes car le sport est un facteur de l’émancipation de l’individu, et joue un rôle clé en matière d’insertion sociale. Au delà de la question du sport à l’école, le lien entre le monde fédéral et le système scolaire est un enjeu majeur.  Il faut accompagner davantage les associations sportives et mobiliser les collectivités sur la question du sport dans le cadre du projet éducatif de territoire, en lien avec tous les acteurs : mouvement sportif, services de l’Etat et collectivités territoriales.

Quel rôle les entreprises, et plus particulièrement les marques et les enseignes / magasins de sport, peuvent-ils jouer dans la gouvernance du sport ?

C’est une question pertinente, car essentielle.  Dans ce contexte de crise, le sport demeure un secteur économique en croissance continue et qui embauche, même en période de crise. Le ministère  prend en compte cette évolution et se donne les  moyens de mieux appréhender, encourager et développer l’économie du sport. Pour cela, nous dialoguons de manière continue avec les entreprises,  en premier lieu le MEDEF, qui a un comité sport. Nos fédérations sportives ont besoin d’approfondir leur collaboration avec les entreprises du secteur pour poursuivre leur développement. A terme, la place de l’entreprise dans le sport se dessinera naturellement.

Qu’attendez-vous du Conseil national du Sport, créé en 2013 et qui regroupe les différents acteurs du secteur sport, dont les entreprises ?

C’est un outil essentiel car il permet d’associer l’ensemble des parties prenantes de ce secteur. Si je prends un exemple, les collectivités territoriales participent désormais aux réflexions concernant le sport de haut niveau. Le CNS n’a qu’un an, c’est à nous collectivement de le faire vivre et de tirer les bénéfices de ce nouvel espace de dialogue.

« La  France a une ambition olympique légitime mais si on y va,  ce sera pour gagner »

Le projet de grande loi sur le sport envisagée préparée par Valérie Fourneyron n’étant plus d’actualité, quelles sont les priorités d’action du Ministère et vos objectifs en tant que secrétaire d’Etat ?

Le statut social du sportif professionnel,  la réforme du contentieux sportif, la réflexion sur le « supportérisme », vous le voyez, ce ne sont pas les sujets à enjeux qui manquent.  Nous nous y attelons avec détermination, certains pouvant déboucher sur des initiatives législatives.  Bien évidemment, il nous faut aussi  favoriser l’excellence sportive et nos athlètes de haut niveau, dans la perspective des Jeux Olympiques de Rio en 2016.

Thierry Braillard INSEPAprès une Coupe du Monde qui a permis à l’Equipe de France de football de renouer avec son public, comment se présente l’Euro 2016 ?

Nous serons fin prêts pour l’Euro, qui constitue une formidable opportunité d’accentuer le rayonnement international du sport français, en termes d’équipements comme de performances sportives.  Cet événement doit, au delà, impulser une dynamique qui profitera à l’ensemble du pays, nous y travaillons avec détermination.

La candidature de la France aux Jeux Olympiques de 2024 est-elle toujours envisagée ?

Des groupes de travail  ont été lancés en mai dernier,  associant largement les différentes parties prenantes (mouvement sportif, Etat, collectivités territoriales, monde de l’entreprise…). Ils  rendront  leurs conclusions à la fin de l’année.  La  France a une ambition olympique légitime mais si on y va,  ce sera pour gagner. A nous de ne pas reproduire les erreurs  des  candidatures passées. La démarche engagée me semble la bonne.

Recueilli par O.C.