Les ministres Nicolas Hulot et Elisabeth Borne ont présenté ce matin les premières mesures de la loi d’orientation pour les mobilités (LOM), en faveur de la mobilité propre et la qualité de l’air. Si le projet évoque les mobilités actives ou douces, il repousse la présentation du plan vélo à septembre 2018.

L’Union sport & cycle, partie prenante à la concertation autour du plan vélo, initié à la clôture des Assises de la mobilité en décembre 2017, a immédiatement réagi : ” En tant qu’entreprises de la filière économique du sport, des loisirs, du cycle et de la mobilité active, nous plaidons pour la mise en œuvre d’une stratégie nationale, inscrite dans la durée, en faveur de la promotion de l’utilisation du vélo comme moyen de déplacement au quotidien, à l’instar de nombreux voisins européens.” L’organisation professionnelle, qui regroupe les entreprises de l’industrie et du commerce des sports, des loisirs et de la mobilité, tient néanmoins à souligner “ l’importance des mesures annoncées par le gouvernement, en faveur d’infrastructures sécurisées (pistes cyclables, parkings, etc.), de mesures incitatives notamment pour les trajets domicile-travail et de projets comme le lancement d’un appel à programmes dans le cadre des certificats d’économie d’énergie.” dans le cadre de la loi sur les mobilités, mais elle déplore “que ces mesures restent à ce jour à l’état de bonnes intentions et que le flou persiste sur le financement des mesures et sur l’engagement réel de l’Etat aux côtés des collectivités pour développer un plan vélo aussi ambitieux qu’annoncé.” Le conseil d’orientation des infrastructures avait préconisé de consacrer une enveloppe de 350 millions d’euros sur quatre ans au développement des mobilités actives et la Fédération des usagers de la bicyclette revendique 200 millions d’euros par an pendant la même période pour mettre la France à niveau par rapport à ses homologues européens en matières de mobilité douce. Mais bien plus que de nouvelles dépenses, le plan vélo est, insiste l’Union sport & cycle, “un véritable investissement pour l’avenir (…). Les gains en termes de santé publique, de lutte contre le réchauffement climatique et la pollution des centres urbains, de mobilité des personnes, et notamment des demandeurs d’emploi doivent être évalués et pris en compte“. L’Union sport & cycle plaide pour la mise en place de mesures concrètes soutenues par un investissement fort et significatif de l’État.

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