Le Forum Sporcoll a réuni, du 6 au 8 février 2018 à Montpellier, élus locaux, agents territoriaux, représentants du mouvement sportif, associations sportives et professionnelles (dont l’Union sport & cycle), pour débattre des enjeux et évolutions des politiques sportives territoriales. Des acteurs qui ne cachent pas leurs interrogations face à la raréfaction des moyens et aux mutations de la pratique sportive.

En préambule à la plénière d’ouverture, Samir Boudjemaa, directeur général de TV Sports Events, organisateur de SportColl, a rappelé que l’objectif du Forum étant d’apporter des solutions aux problèmes quotidiens des élus et acteurs du mouvement sportif dans la mise en place de leurs politiques sportives, il était essentiel de pouvoir réunir au même moment et dans un même lieu un pool d’experts compétents pour traiter des différents sujets, tels que la mutation des pratiques sportives, la réhabilitation ou la construction d’équipements, le développement économique par le sport, ou le déséquilibre homme-femme dans le monde sportif…

Trois millions de sportifs supplémentaires, mais comment ?

Mais ce sont des questions bien concrètes qui interpellent les acteurs publics locaux. Après quatre années consécutives de baisse, l’annonce du maintien du niveau des dotations aux collectivités territoriales dans le budget 2018 n’a pas suffi à calmer leurs inquiétudes. Et si Dimitri Grygowski, directeur adjoint du cabinet de la ministre des Sports, Laura Flessel, a rappelé que l’État s’était engagé, avec la réforme du CNDS, à conquérir 3 millions de pratiquants supplémentaires d’ici 2020, Joël Bruneau, maire de Caen et référent sport à France Urbaine (qui regroupe les métropoles et agglomérations), s’est chargé de tempérer cet objectif en précisant que « la pratique sportive ne se décide pas et ne se développe pas d’en-haut. » Résoudre les inégalités territoriales, a-t-il rappelé, exige personnel d’encadrement et équipements sportifs à l’échelon local.

La baisse de contrats aidés pointée du doigt

Membre du bureau exécutif de l’Association des petites villes de France (APVF), Stefan Rossignol, également maire de La Grande Motte (34) a insisté sur le rôle crucial des bénévoles et souligné l’importance des moyens financiers nécessaires aux plans de rénovation des équipements. « Nous avons l’obligation de trouver des leviers et des solutions alternatives pour rénover des équipements vieillissants, capables d’accueillir ces trois millions de pratiquants supplémentaires, espérés et attendus », a ajouté Marc Sanchez, Président de l’Andés, qui a pointé du doigt la baisse des contrats aidés….

Virgile Caillet (Union sport & cycle) au Forum Sportcoll 2018

La pratique libre, un défi pour les collectivités et les clubs

Pour le vice-président de l’Association nationale des directeurs d’installations et des services des sports (Andiis), Nicolas Rouquairol, il y a urgence à traduire en plans d’actions les politiques sportives des élus sur le terrain, tout en gardant une certaine parité entre licenciés et pratiquants « libres », et entre chaque discipline pratiquée. Virgile Caillet, délégué général de L’Union sport & cycle, a rebondi sur cette affirmation, après avoir rappelé que L’Union qui représente le monde des entreprises du sport : « Certes l’activité physique et sportive des français se maintient avec plus de 29 millions de pratiquants réguliers. Mais attention ! Aujourd’hui, on désire pratiquer quand on veut, où l’on veut, comme on veut et avec qui l’on veut », a-t-il souligné avant d’interpeller les élus sur les conséquences directes d’une telle mutation dans les modes et les lieux de pratique : « Cette démocratisation et cette libéralisation de la pratique sportive de demain engendrent des problématiques nouvelles et inédites pour les clubs et les fédérations mais aussi pour les entreprises de la filière et pour les collectivités locales ».

Innover dans la conception et la gestion des équipements

A ce défi de la révolution des pratiques, s’ajoute l’enjeu de la rénovation du parc d’équipements sportifs. On recense officiellement 270 000 équipements sportifs en France (hors équipements de proximité), dont 85 % appartiennent aux communes et 42 % ont plus de 40 ans, a rappelé Virgile Caillet, avant de dévoiler les premiers chiffres d’un « Baromètre de la commande publique » en matière d’équipements sportifs, que l’Union sport & cycle est en train de finaliser. Selon cette étude, la part du sport et des loisirs plafonne à 5 % de la dépense publique depuis six ans, avec un recul de 13 % sur les rénovations et de 36 % sur les travaux neufs ! « Entre ce parc vieillissant et le bouleversement des pratiques, il y a vous, collectivités locales et territoriales, qui avez une équation à résoudre, une équation à effet ciseaux entre des moyens qui se concentrent ou se raréfient et l’urgence à rénover, mettre aux normes et installer de nouveaux équipements »,  a alerté Virgile Caillet. Conséquence : « Ou nous sortons nos mouchoirs en priant pour une intervention financière hypothétique de l’État, ou nous saisissons cette opportunité formidable, dans la dynamique de réforme de la gouvernance du sport français et dans la perspective des Jeux Olympiques de Paris 2024 ! », a-t-il conclu, non sans avoir indiqué de nouvelles pistes : implanter des concepts innovants d’espaces sportifs légers ou modulables, mettre sur pied des partenariats public privé pour la gestion des équipements ou encore partager les usages de ces derniers avec d’autres activités…

Dominique Demoinet Hoste, à Montpellier

Implanté à Montpellier, à proximité de l’aéroport et du siège social d’Asics France, le nouveau centre de distribution Asics pour l’Europe du Sud sera inauguré en fin d’année 2019. Il sera le deuxième site principal de la marque d’articles de sport en Europe, après le centre allemand ouvert en août 2014 qui couvre l’Europe du nord.

Automatisation et création d’emploi

Selon Alistair Cameron, directeur général d’Asics Europe Moyen-Orient Afrique (EMOA) : « Le centre de distribution du sud est en ligne avec la nouvelle stratégie de transformation commerciale d’Asics qui vise à développer sa croissance dans la région EMOA d’ici 2020. À  la fois durable et avant-gardiste, il bénéficiera aux consommateurs et aux partenaires de distribution d’Asics, renforçant notre engagement en faveur d’un excellent service client. » Point de distribution de l’intégralité des gammes de chaussures, de vêtements et d’accessoires des marques Asics, Asics Tiger et OnitsukaTiger, le centre s’étendra sur 38 000 m², soit une surface nettement supérieure au centre de distribution actuel (26 000 m²). Il servira la France, l’Espagne et le Portugal et pour la première fois, l’Italie. Ce centre intègre des outils d’automatisation et solutions de tri et de préparation des produits. En outre, ce projet sera porteur de création d’emploi permettant à Asics de doubler son effectif permanent d’ici 2020.

Bâtiment durable

Afin de mettre en pratique son engagement environnemental et sa responsabilité d’entreprise, Asics a par ailleurs travaillé en partenariat avec Nexity pour créer un établissement certifié BREEAM, une méthode d’évaluation de la performance environnementale des bâtiments, des projets et des infrastructures. Le nouveau centre disposera d’une politique de gestion de la biodiversité à long terme, de systèmes de récupération d’eau de pluie, d’une configuration architecturale destinée à réduire l’empreinte carbone, d’un système de gestion des déchets pendant la construction et utilisera les toits et l’aire de stationnement pour la production d’énergie solaire renouvelable.

En raison de la crise politique en Ukraine, initialement désignée pour organiser le championnat d’Europe de basketball, la FIBA Europe a décidé de lui retirer l’organisation du tournoi et a désigné comme pays co-organisateurs la France, la Croatie, l’Allemagne et la Lettonie. Deux sites ont été retenus pour la France : Montpellier Arena, qui accueillera le premier tour, tandis que l’Arena du Stade Pierre Mauroy, à Villeneuve d’Ascq, près de Lille, abritera le tour final. La compétition se déroulera en septembre 2015.