SPORTSelon une étude commandée par l’Office de l’harmonisation dans le marché intérieur (OHMI), la vente d’articles de sport contrefaits coûte chaque année 492 M€ à l’industrie européenne du secteur  (hors chaussures, vêtements et cycle), soit 6,5 % de l’ensemble des ventes* de l’UE 28. 

En France,  le coût direct de la contrefaçon est estimé à 82 M€. Ce qui fait de l’Hexagone, qui pèse 15% de la production européenne sur le périmètre produits étudié, le premier pays atteint en valeur. Son pourcentage de perte, 6,8% de la production nationale, est supérieur à la moyenne de l’UE, bien au dessus des taux des principaux marchés européens (3,7% en Allemagne  et 4,9% au Royaume-Uni, 5,3 % en Italie mais 15,7% en Espagne). La Fédération française des industries sport & loisirs (FIFAS), a réagi en appelant à « une mobilisation sans faille » des pouvoirs publics à la veille de la Coupe du monde de rugby et avant l’Euro et les JO de 2016, tout en appelant les consommateurs à la vigilance face aux «  dangers et risques liés à l’utilisation de matériels sportifs non conformes ».

2 800 emplois en moins

Si le coût de la contrefaçon reste inférieur à celui mesuré dans les deux autres secteurs précédemment étudiés par l’OHMI (9,7 % dans les vêtements-chaussures-accessoires et 7,8% dans les cosmétiques), le manque à gagner se traduit par la perte de près de 2 800 emplois directs pour l’industrie européenne des articles de sport (6,5 % du total des emplois sur les produits étudiés). Les pays les plus atteints sont la Roumanie (416 postes), l’Italie (393) et le Royaume-Uni (373). La France, avec un coût de 283 postes (5,8%), se situe en dessous de la moyenne. Enfin, les effets indirects de la contrefaçon sont estimés à l’échelle européenne à 360 M€ de consommations industrielles en moins, plus 150 M€ de recettes fiscales perdues, et à près de 5 800 emplois.

* valeur en prix d’usine, chiffres 2012.