Le Réseau français des villes santé de l’OMS a lancé un appel au gouvernement pour qu’il s’engage en faveur du sport santé sur ordonnance dans le cadre du Projet de loi de financement de la sécurité sociale, qui sera discuté dans les prochaines semaines. 

Dans une déclaration publiée à l’issue des deuxièmes Assises du sport santé sur ordonnance organisées à Strasbourg, ces 12 et 13 octobre 2017, ces 60 collectivités locales (lire encadré ci-dessous), rappellent que “le dispositif sport-santé sur ordonnance peut désormais être généralisé à l’ensemble du territoire”, grâce à la publication des décrets d’application de la loi de modernisation du système de santé de 2016. Or ces villes considèrent avoir “pris leurs responsabilités dans la mise en place de ce dispositif “, qui permet aux médecin de prescrire des activités physiques adaptées aux patients atteints d’affections de longue durée.

La CPAM et le CNDS sollicités…

Pour les villes sport santé, l’Etat doit donc désormais s’engager à un financement pérenne du sport santé sur ordonnance. Elles souhaitent notamment que les directions régionales de la Jeunesse et des Sports “flèchent des crédits vers le sport-santé via le CNDS (Centre national pour le développement du sport, NDLR”). “L’assurance maladie, qui grâce au sport-santé va pouvoir réduire ses dépenses pour les malades chroniques, doit être présente dans le tour de table des financeurs”, énonce le réseau des villes sport santé. Le coût social de la prise en charge des malades en affection longue durée “est de 90 milliards d’euros par an en France“. Les études montrent que l’activité physique et sportive ainsi que la réduction de la sédentarité permettent de diminuer de façon majeure les risques des maladies chroniques et leurs conséquences.

Des engagements à concrétiser

Lors des 2è Assises sport santé sur ordonnance,  Laura Flessel, ministre des Sports, a confirmé son engagement en faveur du sport santé, sans s’engager sur les questions de financement. Par ailleurs, le Président de la République, Emmanuel Macron, a annoncé le projet de créer 500 maisons du sport santé en France et “s’est engagé à rembourser le prix des licences sportives pour les patients en affection longue durée”, argumentent les collectivités, qui se déclarent “attentives” à la concrétisation de ces annonces.

LES SOIXANTE VILLES “SPORT SANTE”

Listes des membres du groupe de travail des villes sport-santé sur ordonnance (en gras, les villes présentes  à Strasbourg) :

Agglomération bergeracoise, Amiens, Angers, Besançon, Biarritz, Blagnac, Boulogne-sur-mer, Bourgoin Jallieu, Brest, Brive la Gaillarde, Cabries-Calas, Caen, Carcassonne, Cavalaire sur Mer, Chalon-sur-Saône, Charenton-le-Pont, Château-Thierry, Cherbourg en Cotentin, Colombes, Couderkerque-Branche, Courcouronnes, Douai, Evry, Fontainebleau, Fort-de-France, Gif sur Yvette,  Grand Nancy,  Illkirch Graffenstaden,  La Croix Valmer,  La Rochelle,  Le Cres,  Le Grand Chalon, Lille, Marseille, Metz, Miramas, Mont de Marsan, Montreuil, Mulhouse, Nantes, Narbonne, Nice, Nice Métropole, Orléans, Paris, Perpignan, Reims, Rennes, Romans-sur-Isère, Saint-Paul de la Réunion, Saint Pierre de la Réunion, Saint-Quentin-en-Yvelines, Sète, Strasbourg, Tarbes, Toulouse, Val de Reuil, Valence, Valenciennes Métropole, Villeurbanne.

 

 

 

En France, la noyade est à l’origine de près de 500 décès accidentels chaque été. Le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de la santé publique vient de publier une étude sur la capacité à nager de 15-75 en France métropolitaine.  (suite…)