La tournée Worn Wear organisée par la marque d’articles de sport Patagonia se poursuit les prochaines semaines dans les Alpes (voir dates ci-dessous). Cette opération, lancée en 2013, propose aux consommateur de réparer et d’apprendre à réparer fermetures éclairs, accrocs, déchirures, boutons, tirettes… Dans une interview filmée à Filièresport, Clément Messange, manageur merchandising Europe de Patagonia, explique comment l’expérience a conduit la marque à concevoir vêtements différemment… 

Conçu pour être réparé

Fort de cette expérience, les designers de la marque californienne conçoivent en effet désormais les vêtements en fonction des zones d’usure et de déchirures constatées comme l’explique Clément Mesange : « Dès la conception nous minimisons le nombre de coutures qui pourraient fragiliser le produit, tandis que chaque empiècement est démontable afin de faciliter la réparation. » (voir interview vidéo). Cette nouvelle manière de concevoir est réellement effective sur la collection PowSlayer confectionnée avec un tissu 100 % Gore-Tex Pro recyclé.

30 000 pièces par an

Worn Wear a été créé en 2013 par Patagonia afin d’encourager ses clients à prendre soin de leurs vêtements, en les lavant correctement et en les faisant réparer. L’objectif est que les vêtements restent en circulation aussi longtemps que possible. Ainsi les clients demeurent fidèles à la marque et minimisent leur impact écologique (consommation d’eau et émission de Co2). Patagonia répare environ 30 000 pièces par an et emploie 45 personnes aux États-Unis et en Europe pour ce programme de recyclage.

Alexis Blanc

Les dates de la tournée

4 – 6 avril Derby de la Meije, La Grave France
7 – 8 avril Patagonia Verbier Suisse
19 – 21 avril Snell Sports et Patagonia, Chamonix France
27 – 29 avril Black Shoes, Tignes France

 

A compter du mois de janvier 2017, Jill Dumain remplacera Peter Waeber au poste de directeur général de Bluesign technologies, société de conseil en production de textile éco-responsable. Cela fait suite à la décision de Peter Waeber de se retirer à la fin de l’année.

Après une carrière de près de 27 ans chez Patagonia où elle a occupé le rôle de directeur de la stratégie environnementale, Jill Dumain rejoint ensuite l’association américaine de l’industrie outdoor, en tant que membre du conseil de direction. Depuis 2011, elle était présidente du comité consultatif de Bluesign. Peter Waeber, présent dans l’entreprise depuis sa création en 2000, devient membre du comité consultatif de Bluesign.

1382046302--5Imaginé par Patagonia, l’événement Worn Wear sillonnera l’Europe afin de présenter son programme dédié à la prolongation de la durée de vie de nos vêtements. Une initiative ayant pour but de sensibiliser les consommateurs à la protection de l’environnement. 

Une tournée européenne dans plus de 50 villes et 5 pays est prévue. A chaque étape, Patagonia réparera ainsi gratuitement fermetures éclair, accrocs, boutons, tirettes… et  apprendra aux visiteurs à réparer leurs habits d’eux-mêmes.

Pour tous les publics

Cette tournée débutera simultanément le 15 avril au Royaume-Uni et en Allemagne, et se poursuivra en mai en France, aux Pays-Bas et en Italie. Elle fera halte dans de nombreux magasins, sur des événements sportifs, marchés ou encore dans les universités afin de toucher le public le plus large possible. Les ateliers de réparation mobiles Worn Wear seront équipés de machines à coudre industrielles Juki et seront ouverts à quiconque apportera un vêtement nécessitant réparation, quelle que soit la marque.

Cet événement trouve tout son sens dans la philosophie de Patagonia, dont les produits sont garantis à vie. Créée en 2013 aux Etats-Unis, Worn Wear est une extension de la communication amorcée par Patagonia en 2011 (“n’achetez pas cette veste”) à l’occasion du Black Friday. Selon le groupe britannique Wrap, utiliser un vêtement rien que neuf mois de plus permet de réduire les empreintes carbone, déchets et eau correspondantes de 20 à 30 %.

 

F16_Photo rights expire July 1, 2017: Belinda Baggs. Beach break along The Great Ocean Road, Anglesea, Victoria, Australia

L’an dernier, la marque d’articles de sports outdoor Patagonia lançait la première combinaison de surf intégrant 60% Yulex, un caoutchouc naturel permettant de remplacer le très polluant néoprène. Elle annonçait alors son ambition de passer à terme à 100%. Ce sera chose faite à l’automne 2016.

La gamme comptera 21 modèles de combinaisons de surf d’origine végétale sans néoprène et toujours avec du caoutchouc naturel, pour les hommes, les femmes et les enfants. Son matériau miracle, le Yulex, est la première alternative au néoprène, « une matière issue du pétrole, une ressource non renouvelable, dont la fabrication requiert énormément d’énergie », explique Hub Hubbard, responsable de la gamme Combinaisons de surf chez Patagonia.

Exit le gayule

Alors que les premières combinaisons intégraient un caoutchouc dérivés du gayule, une plante tropicale, les modèles 100% sans néoprène utilisent du caoutchouc d’hévéa provenant  d’une plantation certifiée FSC par la Rainforest Alliance, une certification indépendante qui garantit que le mode d’exploitation ne contribue pas à la déforestation. A cette condition, le caoutchouc d’hévéa constitue l’alternative la plus performante au néoprène, explique Patagonia. Le caoutchouc naturel est associé à 15 % de caoutchouc synthétique sans néoprène pour une meilleure résistance à l’ozone et aux UV, afin de satisfaire aux exigences de Patagonia en termes de solidité et de durabilité.

Une innovation mise à disposition des concurrents

En utilisant du caoutchouc naturel, Patagonia réduit jusqu’à 80 % les émissions de CO2 nécessaires à la fabrication de combinaisons traditionnelles en néoprène. Patagonia et Yulex vont partager leur innovation avec d’autres sociétés “dans le but d’inspirer le reste de l’industrie du surf à s’orienter vers de meilleures matières, moins nocives pour l’environnement“, communique l’entreprise californienne. La nouvelle gamme de combinaisons sortira tout d’abord en Australie en mars 2016 avec un choix de 6 modèles. Les 21 combinaisons de la collection seront ensuite disponibles dès juillet 2016 en Amérique du Nord, en Europe et au Japon.

LOGO PATAGONIALa marque d’articles de sports outdoor Patagonia a annoncé plusieurs arrivées et promotions au sein de son équipe européenne.

Après avoir été directeur des ventes pour la catégorie outdoor – zone EMEA,  directeur Italie et responsable des ventes pour les marchés émergents pour The North Face et directeur des ventes Europe chez Reef, Gianluca Pandolfo rejoint Patagonia en tant que directeur des ventes Europe, responsable du réseau de revendeurs Patagonia en Europe.

Alex Weller a quant à lui été recruté par Patagonia au poste de directeur marketing Europe, après avoir été responsable communication – zone EMEA chez Converse, travaillé pour Microsoft et en agence pour le compte de Vans et Levi’s. Alberto Zanini, ex-The North Face, rejoint son équipe marketing comme responsable visual merchandising Europe.

Patagonia a également engagé Mihela Hladin au poste de responsable des initiatives environnementales et sociales. Fondatrice et responsable de Greennovate, une société de conseil spécialisée dans l’éducation sur le développement durable au sein des écoles et des universités chinoises, elle sera chargée d’aider à réduire l’empreinte écologique de Patagonia, de développer et de gérer le programme de subventions environnementales de la marque en Europe, et de faire preuve de leadership sur les questions environnementales.

Enfin, Andrea Tomasini prendra les rênes du réseau de magasins Patagonia en Europe. Il sera chargé de développer un plan de développement en Europe, tout en supervisant les opérations des magasins existants et en épaulant leurs activités de merchandising, planification et distribution.

 

Ryan Gellert est désormais responsable du développement de la marque sur l’ensemble des marchés européens et au Moyen-Orient. (suite…)

Rose Marcario PatagoniaA partir du 7 février prochain, Rose Marcario, pdg de Patagonia Works, maison mère de Patagonia, prendra également la présidence du conseil d’administration et la direction de la marque. Elle remplacera Casey Sheahan.

Avant de rejoindre Patagonia en 2008, Rose Marcario a travaillé quinze ans à des postes de direction, en charge des fusion-acquisitions ou de conseils en finances et placements. Elle a également fait connaître son engagement environnemental en collaborant activement avec des organisations telles que le Joshua Tree National Park Association et le Mojave Desert Land Trust.

 

Vincent Stanley, co-auteur du livre "Un Business responsable". (crédit photo: Filière Sport)

Vincent Stanley, co-auteur du livre “Un Business responsable”. (crédit photo: Filière Sport)

« Un Business responsable », édité aux Etats-Unis par Patagonia Books, la société d’édition de la marque américaine, paraitra le 14 octobre en France, aux Editions Vuibert. Edition française de « The Responsible Company : what we’ve learned from Patagonia’s first 40 years », co-écrit par Yvon Chouinard, fondateur et propriétaire de la marque et Vincent Stanley, responsable marketing de la marque, le livre est un condensé d’expériences vécues par les auteurs depuis le lancement de Patagonia. Le livre se veut court et pragmatique, esquissant les clés pour développer un business responsable, en adéquation avec les modes de vie et technologies actuelles. « Nous sommes une entreprise ordinaire, créée par des gens ordinaires. Nous ne sommes pas une entreprise de la Silicon Valley mais nous avons acquis de la confiance. Avec ce livre, je pense que nous pouvons expliquer comment fonctionne notre business model pour montrer qu’une entreprise peut être rentable sans avoir à vendre l’entreprise à un grand groupe et sans perdre ses valeurs d’origine » explique Vincent Stanley.

En fin d’ouvrage, une check list permet au chef d’entreprise ou étudiant en école de commerce désireux de se lancer dans l’entreprenariat, de suivre pas à pas les conseils et ainsi s’assurer le succès, tout en respectant ses salariés, ses clients et la nature.

Limiter la croissance

Lors de la présentation de son livre, le 8 octobre, à Paris, Vincent Stanley a insisté sur les dangers de la croissance d’une entreprise et la nécessité de garder une taille humaine pour s’assurer le succès. « Engager beaucoup d’employés d’un seul coup apporte le risque de ne pas les assimiler à la culture de l’entreprise » prévient-il. Un moyen également de garder l’entreprise au sein du giron familial. Une croissance qui se heurte malgré tout à la mondialisation puisque la marque produit ses vêtements essentiellement dans les pays asiatiques. « La production locale de vêtements ayant quasiment disparu des Etats-Unis dans les années 1990, nous sommes toujours impliqués dans une chaîne d’approvisionnement globale », se justifie-t-il, assurant toutefois ne pas se fournir dans des usines low cost, quel que soit le pays. Si la marque fait partie de la “sustainable apparel coalition”, qui rassemble les fabricants de textiles pour une meilleure traçabilité des matières premières, et produit des vêtements à partir de produits recyclés et de matières végétales issue de l’agriculture biologique, la majorité de sa production est effectuée en Chine, en Inde et au Bengladesh.

Vincent Stanley estime que le modèle qui a permis à Patagonia de réaliser un chiffre d’affaires de 600M€ l’année dernière est transposable dans tout type d’entreprise, y compris dans 90% des entreprises européennes. Selon lui, ces dernières se sont toutefois pas encore toutes assez engagées comme elles le devraient dans la préservation de l’environnement. Son livre leur donnera peut-être des idées pour s’améliorer?

Joël Clergiot

“Un business responsable: les leçons tirées des 40 ans d’expérience de Patagonia”, Yvon Chouinard et Vincent Stanley, préface de Tristan Lecomte (Editions Vuibert). A partir du 14 octobre 2013. 25€.

 

 

portrait_gabe_daviesA partir du 1er octobre 2013, Gabriel Davies prendra la direction de division surf de Patagonia Europe. Ancien militant écologiste en Angleterre aux côtés de l’association « surfers against sewage », surfer professionnel, il a travaillé 20 ans chez Quiksilver avant de rejoindre la marque américaine. Il devra notamment développer les ventes des produits de surf de la marque, notamment les combinaisons en Néoprène, dont la collection automne/hiver 2013 vient d’arriver en magasins.

 

 

Patagonia Toni karuvaaraLa pêche à la mouche, Patagonia y croit. Pour renforcer son équipe commerciale dédiée à ce sport, la marque américaine vient de nommer Toni Karuvaara directeur Europe pour cette activité. Ancien agent pour la marque en Finlande, dont il est originaire, Toni Karuvaara a pour objectif de faire de Patagonia le premier fournisseur de textile et produits haut de gamme pour la pêche. Il a pris ses fonctions le 1er juillet.

 

 

Joakim Gip a rejoint la marque d’articles de sport outdoor Patagonia au poste de directeur marketing Europe. Auparavant, il avait notamment exercé comme directeur marketing de Peak Performance, directeur marketing de H&M Etats-Unis et directeur marketing d’Ikea Amérique du Nord.

Le fabricant d’articles outdoor fondé par Yvon Chouinard lance un fond d’investissement qui aura pour objectif de financer les créations d’entreprises qui partagent ses valeurs de responsabilité sociale et environnementale. Ce fond, appelé « $20 Million & Change », permettra de lever entre 500 000 et 5 millions de dollars et se focalisera sur 5 domaines : le textile, l’alimentation, l’eau, l’énergie et les déchets.

Toujours en pointe en matière de préservation de l’environnement, la marque californienne Patagonia a conçu, en partenariat avec Yulex, une combinaison de surf composée (suite…)

Trop de produits chimiques dans les vêtements de plein air ! Le résultat d’une étude menée pour Greenpeace par deux laboratoires indépendants et publiée sur le site allemand de l’organisation écologique montre que les composés perfluorés (PFC), utilisés pour leur résistance à la chaleur, leur imperméabilité et leur capacité à repousser la poussière étaient dangereux pour la santé humaine et l’environnement.

Quatorze vêtements pour femmes et enfants de marques « outdoor » ont été testé aux PFC et autres produits toxiques. Les vêtements en Gore-Tex sont notamment montrés du doigt. Greenpeance exhorte alors « le secteur des vêtements de plein air à remplacer les produits chimiques dangereux par d’autres, respectueux de l’environnement ». Les marques The North Face, Jack Wolfskin, Mammut, Vaude, Marmot, Kaikkialla et Patagonia sont visées par cet avertissement. Selon l’organisation écologique, l’Allemagne est le plus grand marché européen pour ce type de produits, avec plus d’un milliard d’euros de ventes annuelles.