Pierre Gogin

Pour le 1er coprésident de l’Union sport & cycle, « La mobilité active et propre fait partie des bonnes réponses aux grands enjeux de la cité, de santé publique et de protection de l’environnement. »

Pour lire la Chronique de Pierre Gogin, parue dans Filièresport n°52 en version PDF, cliquer ici

Le président de séance, maire-adjoint d’une grande ville française en pointe sur les transports écologiques, donne la parole à Sylvie Banoun. La « coordinatrice interministérielle pour le développement de la marche et du vélo » se charge d’introduire la double problématique du jour : d’une part, celle de la place croissante de ces nouveaux engins de déplacement personnel (EDP) motorisés ou pas : skateboards, gyroskates, rollers, trottinettes, gyropodes, monocycles ; d’autre part, celle des nouvelles flottes libres de vélos en fort développement partout dans les grandes villes. Nous sommes fin novembre 2017 dans la Tour Séquoia du quartier de la Défense, au Bureau des politiques du déplacement rattaché au Ministère de la Transition écologique et solidaire et le débat qui s’ouvre, contrairement sans doute aux apparences, s’avère fondamentalement nouveau et aux enjeux majeurs : ceux des moyens de transport plus respectueux de l’environnement, du partage de l’espace, du respect d’autrui, de la sécurité des usagers mais aussi des accompagnements légaux voire fiscaux à mettre en place.

Cohabitation d’un genre nouveau

À part quelques accidents provoqués par les chars dans la Rome antique, l’humanité, en tout cas celle des villes, ne fut encore jamais confrontée à une telle cohabitation d’un genre nouveau et ô combien explosive entre les différents modes de déplacement d’homo sapiens : le roi-piéton lui- même automobiliste, déjà mutant de « l’hippomobiliste » du siècle précédent, désormais inquiet ou ulcéré – c’est selon – par la place croissante des nouveaux cyclistes et autres rouleurs sur bitume dont certains, les plus intrépides, se satisfont même d’une unique roue… Tout le reste ayant disparu grâce aux prodiges de l’innovation et de la miniaturisation des assistances électriques.

Débat aux enjeux majeurs que le tour de table saura bien révéler : depuis la représentante du ministère de l’Intérieur, ou de la sécurité routière, celle des collectivités locales, du club des villes cyclables, celui des usagers de la bicyclette, jusqu’aux experts en tout genre, en passant par les aveugles et paralysés de France, la RATP et la SNCF, les industriels et commerçants de ces nouveaux engins et du cycle avec l’Union sport & cycle et le soutien de la direction des entreprises… .

Quelques conclusions donc, notamment issues de notre droit positif en matière de sécurité routière (ce qui n’est pas autorisé est interdit !), s’imposent ou devront s’imposer.

Pour les Engins de déplacement personnel (EDP) :

1. La nécessaire sanctuarisation du trottoir. « Faire le trottoir » c’est d’abord être piéton, même si parfois pas que…(NDR : et contrairement à ce qu’imagine à l’instant le lecteur, pensons ici à mon petit- fils de 11 ans, allant à l’école en trottinette non motorisée et que j’espère bien voir assimilé à un piéton !)

2. Les limites réglementaires des EDP motorisés. Nécessairement bridés à 25 km/h (sinon hors catégorie), ils peuvent être assimilés à des cycles ou des vélos à assistance électrique. Ils vont sur la route mais pas sur l’autoroute ou la voie rapide. Du coup, la zone 30 semble bien faite pour eux !

Freefloating vs Vélib’ : la guerre des trottoirs aura-t-elle lieu ?

Pour les nouvelles flottes de vélos en libre-service, l’affaire semble plus complexe. Rappelons au lecteur pour qui le monde change trop vite, que ce nouveau système de location de vélo en forte croissance s’appuie sur le formidable développement de la digitalisation de nos modes de vie. Ce «free floating» (avec des opérateurs comme GoBee-bike, oBike, Indigo Wheel ou Ofo) débarque partout et rend déjà obsolètes ces stations de Vélib pourtant en pleine rénovation, suite à l’attribution de la concession parisienne à Smoovengo. Grâce à son application dédiée, votre smartphone scanne le QR code du vélo, à la technologie forcément sommaire, et dont la géolocalisation, sans station, est facilitée. Le vélo apparaît proche de votre emplacement et vous permet de le laisser où bon vous semble.

Oui mais voilà…

• Qui se charge du ramassage du vélo tombé en travers du trottoir, ou de l’éventuelle mise en fourrière ?

• Quelle responsabilité pour l’opérateur, pour l’usager, pour la collectivité ? • Quel devenir pour le fragile business model des stations Vélib ?

• Quelle place pour le commerce spécialisé et les loueurs/réparateurs patentés ? • Ces vélos bas de gamme sont-ils conformes aux exigences de sécurité (CE) ?

• Ces vélos fabriqués en Chine contournent-ils les taxes anti-dumping ?

• Quel encadrement juridique aux formidables données (identités, déplacements, coordonnées bancaires) recueillies auprès des utilisateurs numérisés ?

Le simple fait de poser ces questions laisse augurer des nécessaires contrôles ainsi que des innovations réglementaires ou financières, qu’elles soient nationales ou locales. Nul doute en tout cas que l’Union sport & cycle, sa commission cycle et mobilités actives et ses experts devront les suivre avec la plus grande vigilance.

Mais qui était Jean Bouin ? Réponse dans la nouvelle chronique de Pierre Gogin, coprésident de l’Union Sport & Cycle : 

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Gérard Pouet (4è en partant de la droite, au premier rang) entouré des partenaires et collaborateurs du CNPC

Gérard Pouet (4è en partant de la droite, au premier rang) entouré des partenaires et collaborateurs du CNPC

Vendredi 18 décembre, Gérard Pouet a réuni ses équipes, relations professionnelles et amis au siège du CNPC, à Pau, à l’occasion de son départ de la direction opérationnelle de l’organisme de formation du secteur sport.

Le directeur général du CNPC quittera en effet ses fonctions le 31 décembre prochain pour prendre ce qu’il qualifie de « retraite consulaire mais pas encore professionnelle ». A la tête de « l’école du commerce du sport » depuis sa création, Gérard Pouet, va désormais se « consacrer à faire ce (qu’il) aime faire : formation, consulting et conférences sur la distribution et ses évolutions, sur le management et l’importance du rôle, de la qualité et de la motivation des hommes dans les circuits de vente… Une grande page se tourne, cette décision n’était pas forcément facile à prendre après 33 ans à la tête du groupe mais nécessaire à 61 ans. »

Témoignages de Pierre Gogin et Patrick de Stampa

Au cours de cette réunion, Pierre Gogin, président de la FPS, partenaire institutionnel du CNPC, et Patrick de Stampa, président de la Chambre de commerce et d’industrie de Pau Béarn, actionnaire du CNPC, ont tenu à remercier le directeur général du CNPC et évoquer les grands moments de beau parcours.

Si le discours de Pierre Gogin était emprunt de beaucoup d’émotion et d’humour, l’essentiel était dit : « Le CNPC Sport, créé par un appel d’offres des deux fédérations professionnelles du secteur, s’est incroyablement développé et ce bien évidemment grâce à Gérard. Il a su établir une relation de confiance avec nos professionnels, fidéliser des collaborateurs et formateurs d’excellent niveau et organiser toute une batterie de formations et de qualifications pour toujours coller aux attentes des entreprises et des salariés. Maintenant, il s’agit pour nous, FIFAS et FPS de pérenniser ce bel outil. »

Après avoir offert à Gérard Pouet, une makila, le bâton de marche des bergers basques, Patrick de Stampa a expliqué que « Gérard Pouet a mené le CNPC à une sorte de point culminant, à partir duquel il doit aujourd’hui se refonder pour devenir encore plus fort, plus développé sur les territoires, voire à l’international. », Comme le directeur général du CNPC l’expliquait en septembre dans le magazine Filière Sport le centre de formation devrait abandonner son statut d’organisme consulaire pour devenir un organisme de branche. « Gérard sera en partie un de nos guides dans cette ambition », conclut Patrick de Stampa.

A quelques semaines de l’ouverture de la saison d’hiver, l’équipe de la FPS, emmenée par Gérard Mattis, président de la commission montagne et Pierre Gogin, président délégué de la fédération a réuni du 05 au 09 octobre derniers, plus de 200 magasins des Alpes lors de ses réunions régionales de pré-saison.

Trois heures durant, les responsables de la FPS sont intervenus successivement et de manière très concrète pour faire le point avec les adhérents et répondre à leurs questions sur les nouveautés législatives, règlementaires et normatives à intégrer dès cet hiver. Cécile Landreau, responsable des affaires sociales et juridiques a présenté les mesures de la Loi Hamon qui changent les pratiques commerciales de vente et de location de matériel en magasin mais également en ligne. Elle a également présenté les impacts de la loi Macron sur le repos dominical dans les commerces de stations de sport d’hiver. Ils seront d’ailleurs considérablement atténués grâce aux actions des professionnels dont celles de la FPS et de ses adhérents. Elle a enfin exposé le dispositif de généralisation des frais de santé au 1er janvier 2016 et l’offre de couverture santé dédiée aux magasins de sport.

Brice Blancard, responsable Rhône-Alpes est ensuite revenu sur la mise en place des agendas d’accessibilité programmée dont l’échéance était fixée au 27 septembre 2015. Il a ensuite balayé différentes problématiques concernant les produits et normes techniques essentielles (chaussure de ski à semelle WTR, gestion des casques, norme location…) dans le cadre de l’engagement qualité de service location auquel souscrivent l’ensemble des adhérents FPS.

Enfin, il a été question de promotion avec la présentation de la nouvelle stratégie de France Montagnes pour la saison 2015/2016, et d’ISPO avec la présentation d’une offre de voyage tout compris pour la prochaine édition du salon professionnel qui se déroulera du 24 au 27 janvier 2016 à Munich.

Les adhérents FPS des Pyrénées pourront bénéficier de ce programme d’interventions concrètes au début du mois de novembre.

De gauche à droite : Carole Delga, Pierre Gogin et Emmanuel Macron

De g. à d. : Carole Delga, Pierre Gogin et Emmanuel Macron

Pierre Gogin, président délégué de la FPS, qui représente les marques et les enseignes de sport, a rencontré ce mercredi 25 mars, Emmanuel Macron, ministre de l’Economie et des Finances et Carole Delga, secrétaire d’Etat chargée du Commerce.

Cette rencontre, placée dans le cadre d’un déjeuner à Bercy du conseil d’administration du Conseil du Commerce de France, a été l’occasion de nombreux sujets d’échanges et notamment ceux du projet de « loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques », et dont la discussion débute dans quelques jours au Sénat, après son adoption récente en première lecture à l’Assemblée Nationale.

Amendement en commission spéciale

Sur la réforme du travail dominical, Pierre Gogin a insisté sur les risques de blocage du dialogue social au niveau des branches compte tenu de la position “souvent dogmatique” des partenaires sociaux, mais aussi et surtout sur l’inadéquation du texte actuel pour les entreprises saisonnières comme celles situées en stations de montagne et très nombreuses à la FPS. Pour les entreprises saisonnières et devant la forte mobilisation de celles-ci, un amendement vient d’être adopté en commission spéciale du Sénat. Il exonère d’un accord social les établissements de moins de 10 salariés dans les zones touristiques. La FPS souhaite vivement que cet amendement soit adopté au Sénat, puis en dernière lecture à l’Assemblée Nationale.

Si le Ministre de l’Economie s’est montré ouvert à quelques amendements possibles au Sénat*, il a toutefois insisté sur la volonté du Gouvernement de moderniser le pays en accord avec les organisations syndicales les plus responsables, y compris patronales, et donc que la voie de la négociation sociale devait continuer d’être privilégiée. A suivre…