La division textile de Gore vient de fixer ses objectifs environnementaux pour 2020. Le fabricant de membranes, désireux d’une chimie plus durable, s’engage notamment à éliminer les PFC, préoccupants pour le grand public.

Son rapprochement de Greenpeace n’y est pas étranger, W.L Gore et Associés est désireuse d’une économie plus verte. Parmi ses principaux combats : l’homologation Bluesign pour 85% du volume de laminés destinés aux vêtements grand public ; la certification Oeko-Tex pour 100% des vêtements grand public ; et l’élimination des PFC, substances préoccupantes pour l’environnement et la santé.

Horizon 2023

Laissant une forte empreinte sur l’environnement, l’entreprise entend supprimer définitivement le PFC en deux étapes : d’abord une première d’ici 2020 avec une élimination des PFC sur environ 85 % des produits (vestes, chaussures, gants et accessoires) puis une seconde ayant pour ambition de les éliminer complètement des articles grand public à l’horizon 2021-2023. Pour atteindre cet objectif, Gore va mettre en place un important programme d’innovations et notamment collaborer avec les fournisseurs de sa division textile pour éliminer les PFC présents dans les agents tensioactifs utilisés pour produire le PTFE.

« Le fait de distinguer clairement le PTFE des PFC va permettre de résoudre une ambiguité de longue date sur la façon de différencier les matières inoffensives des matières inquiétantes. Nous sommes actuellement en train de développer plusieurs matières mais nos connaissances techniques actuelles indiquent que, par sa performance et sa durabilité unique, c’est le PTFE qui répond le mieux à un grand nombre d’utilisations finales, notamment les plus exigeantes », plaide Bernhard Kiehl, responsable du développement durable de la division textile de Gore. L’arrivée en magasin des premiers traitements sans PFC est prévue à l’automne-Hiver 2018.

 

 

 

 

 

 

 

 

image-sun-valley-f17-copieLa marque de vêtements de ski Sun Valley arrête d’utiliser le duvet naturel dans ses collections automne-hiver 2017. Cette décision est motivée par des considérations environnementales, la marque se disant “sensibilisée à la question de l’usage à outrance d’une matière naturelle animale“. Elle a également décidé d’écarter les membranes PTFE, très critiquées par Greenpeace.

Pour crédibiliser ce coup d’arrêt, Sun Valley adopte un nouveau slogan, Time to be smart. « Nous ne sommes pas et nous ne serons jamais une marque écolo. Il est temps, cependant, de s’habiller intelligemment, traduit Edouard Terzibachian, PDG de Sun Valley, qui précise : « Cette démarche s’inscrit dans une politique globale écoresponsable. Elle répond aux attentes de nos détaillants et à la demande des consommateurs ». Elle résulte aussi du constat selon lequel le duvet est aujourd’hui devenu « un basique répondant à une logique industrielle, avec toutes les dérives que cela implique ». Précurseur du détournement de produits techniques pour un usage quotidien, Sun Valley entend ainsi continuer à se différencier.

Des tarifs inchangés

L’entreprise réfléchit ainsi depuis plusieurs saisons à un produit de substitution pour le duvet. Mais elle refusait de


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