Au terme de six années de collaboration avec Repreve, producteur de fibre à partir de bouteilles en plastique, la marque de surf Quiksilver a recyclé plus de 100 millions de bouteilles en plastique pour en faire des boardshorts et autres vêtements de surf.

Objectif 100 % de fibre Repreve

(suite…)

Après l’avoir sortie d’une sévère crise de croissance, Erwann Goullin, cofondateur et PDG de 727Sailbags, cède l’entreprise à un duo d’entrepreneurs. (suite…)

Inspirée par les résultats de ses enquêtes d’analyse du cycle de vie des produits, Gore étendra dès l’automne-hiver 2017 l’utilisation de textiles teints dans la masse et de tissus bruts recyclés pour sa gamme Gore-Tex. Une initiative qui permettra d’améliorer l’impact environnemental de ses produits.

Réduire considérablement la consommation d’eau et les émissions de Co2, ainsi que la quantité de matières finissant habituellement leur vie dans les décharges, un objectif bien défini dans la hiérarchie des priorités de Gore. La teinture dans la masse le permet. Il s’agit d’un procédé de coloration des filaments qui économise jusqu’à 60 % d’eau et réduit considérablement le taux de Co2 émis. « Cette technologie ne contribue pas uniquement à réduire notre empreinte écologique mais aussi à obtenir une bien meilleure tenue des couleurs à la lumière » affirme Thomas Kiebler, en charge du développement des tissus destinés aux vêtements grand public au sein de la division textiles de Gore. En 2016 déjà, Gore et Berghaus utilisaient pour la première fois ce procédé de teinture dans la masse, pour la collection Berghaus Gore-Tex.

Deuxième initiative, celle d’étendre sa gamme de tissus recyclés. Les matières « écoresponsables » de Gore proviennent de déchets de préconsommation pour le nylon et de bouteilles en PET postconsommation pour le polyester. L’entreprise veut ainsi réduire la quantité importante de déchets plastiques et limiter au maximum l’utilisation des ressources naturelles pour la réalisation de ses produits durables et performants.

 

Fabien Ternay


Deux start-up, deux projets qui se ressemblent… et deux aventures singulières ! D’un côté Verkor, lancée en septembre 2014 par Fabien Ternay, 36 ans, et qui s’apprête à lancer sa deuxième levée de fonds. De l’autre, Saola créée en 2015 par Guillaume Linossier, 41 ans, qui démarre tout juste sa première campagne de financement. Les deux hommes, forts d’une réelle expérience du marché des articles de sport, avec chacun leur propre cheminement, se sont jeté à l’eau chacun de leur côté à partir d’une idée similaire, celle de créer une marque de chaussures “écoresponsable”. Récit croisé.

Deux professionnels du secteur sport

Designer, skateboarder et passionné de sports de glisse, Fabien Ternay a grandi dans les Alpes, où il a beaucoup pratiqué le snowboard (il a été champion de France junior), et a passé tous ses étés à surfer sur la côte Ouest, avec le skateboard comme fil conducteur entre les deux. Après avoir travaillé dix ans comme designer pour une marque de bagagerie, Fabien a décidé de se lancer dans sa propre aventure pour créer sa marque de chaussures Verkor. « Utilisant des “skate shoes” au quotidien, je n’ai pas trouvé de chaussure qui allie le style de sports de glisse et les valeurs éthiques et environnementales auxquelles je crois », explique-t-il à Filièresport.

Chaussures Saola

Même sentiment chez son homologue d-fondateur de Saola, Guillaume Linossier. Ce dernier avait « du mal à trouver des chaussures “responsables” sur le marché. Il y a vu une opportunité. » explique un porte-parole de la marque. D’abord responsable export Europe pour Lafuma, il a travaillé près de 13 ans comme directeur de la filiale du groupe dans le Colorado (Etats-Unis)Installé dans l’incubateur de start-ups de l’Outdoor Sports Valley, à Annecy, il projette de créer des chaussures pour la vie de tous les jours, à la fois “cool”, confortables et surtout écoresponsables.

Un financement participatif comme point de départ

En avril 2015, Fabien Ternay, après avoir sorti les premiers prototypes, lance un financement participatif sur la plateforme Ulule, avec un objectif de 10000 € à la clôture du financement. En seulement 30 jours, 324% de l’objectif (32385 €) ont été atteints, avec 441 personnes ayant soutenu le projet. Un engouement au-delà de ses espérances. Les premières ventes ont suivi. À ce jour, près de 700 paires ont été vendues. La marque possède dans sa gamme deux modèles en quatre couleurs différentes.

Saola : un positionnement plus lifestyle

Au moment même où Fabien Ternay perçait sur Ulule, Guillaume Linossier venait tout juste de créer sa start-up ! Deux ans plus tard, la marque de chaussures s’est lancée officiellement sur la plateforme de financement participatif Kickstarter, précisément le 23 mai dernier. Saola espère lever 25000 €, qui l’aideront à financer sa première production. « Kickstarter est une plateforme américaine très connue. Le crowdfunding est aujourd’hui un des meilleurs moyens à la fois de lancer une nouvelle marque et de la faire connaître. Le lancement est prévu en France et aux Etats-Unis de manière simultanée, c’est donc un choix qui nous a semblé très pertinent », explique le dirigeant, qui – comme d’ailleurs Fabien Ternay – reste discret sur chiffres prévisionnels.

Production made in France et matériaux recyclés

Les deux marques ont la particularité d’utiliser des matières premières recyclées, principalement du PET pour Saola qui  y adjoint le soutien à des associations environnementales, en annonçant qu’elle reversera  5% du montant ses ventes à des projets environnementaux. Pour le moment, la marque produit les chaussures dans deux usines différentes en Chine,  « sélectionnées sur la qualité de la production, leur réputation dans le métier et surtout sur le contrôle et les certifications environnementales et sociales », affirme la marque qui précise avoir pour objectif « de fabriquer plus près des marchés » où seront vendues ses chaussures. Pour la première collection, qui apparaîtra au printemps 2018, 4 modèles hommes et 4 modèles femmes seront disponibles. Chacun sera décliné dans 3 à 4 couleurs, pour un prix moyen de 90  € TTC.

Descriptif d’une chaussure Verkor

Verkor, qui a été nommée aux Ecosport awards dans la catégorie “Ecoconception chaussures et textile » et labellisée Ecoride Silver en 2016,  utilise un tissu provenant à 50% de bâches de camion recyclées en France, à 30% de bouteilles plastiques (PET) recyclées et à 20% de jeans en fin de vie. La filature et le tissage sont réalisés à Castres (81). La conception est faite à Grenoble. La découpe et la couture sont réalisées dans l’atelier de fabrication de chaussures Soft’In, de l’autre côté du massif du Vercors, à Romans sur Isère. « Fabriquer en France nous permet de maîtriser la provenance de tous les matériaux et de connaître tous les interlocuteurs de l’ensemble du processus de fabrication, » commente Fabien Ternay.

Positionnement sur le marché de l’outdoor

 

Verkor Serial Chiller

Vendues partout dans le monde pour le lancement sur Kickstarter, les chaussures Saola seront disponibles sur le propre site de e-commerce de la marque à partir du printemps 2018 et distribuées via un réseau de détaillants en France et aux États-Unis. Verkor, lui, mise exclusivement sur la vente directe sur internet et sur des événements choisis, afin d’être en mesure de proposer des prix de vente équivalents à ceux des grandes marques. Le modèle Furie, spécialement conçu pour pour la pratique du skateboard est vendu 99€, le Serial Chiller, plus basique est à 87€. Dans l’année, trois nouveaux modèles vont être développés.

Verkor Furie

Recycler les skis usagés, c’est l’objectif d’une poignée de commerçants de Chamrousse et d’un magasin Go sport de Prapoutel (38), qui viennent de rejoindre l’organisme Trivallées.

Trivallées est l’unique filière de recyclage des skis et chaussures de skis en France. Basée à Albertville, l’entreprise, créée en 2007 sur le canton d’Aime (73), a  peu à peu étendu son activité à d’autres localités mais restait absent d’Isère. Ce ne sera plus le cas à partir du 13 avril 2017, date où un camion de Trivallées viendra récupérer les skis, chaussures et casques à Chamrousse puis Prapoutel.

Un tonne de skis recyclés, trois tonnes de pétroles économisées

Aujourd’hui, 20% d’un ski peut-être récupéré et recyclé (aluminium et ferraille), tandis que les 80% restants sont valorisés comme combustible solide dans les cimenteries Pour une tonne de skis recyclés (environ 200 paires), on économise près de 3 tonnes de pétrole. Actuellement en France, 400 magasins sur plus de 50 stations oeuvrent en faveur du recyclage avec l’aide de Trivallées.

Logo-TribordTribord, marque propre de Decathlon, vient de lancer des chaussons de surf en poudre d’huîtres recyclées. Egalement destinés aux pratiquants du stand-up-paddle et de la planche à voile, ces derniers combinent confort et adhérence. Cela faisait plus de 18 mois que la marque travaillait sur ce nouveau produit.

Ces chaussons, conçus au pays basque, ont été réalisés en collaboration avec une entreprise bretonne spécialisée dans le recyclage des coquilles de la filière ostréicole. D’abord séchées, concassées et broyées, elles sont ensuite mélangées à du thermoplastique SEBS, puis transformées en granules. Au total, chaque chausson contient 15 % de poudre d’huîtres recyclées. ” Ce produit existait depuis longtemps dans nos versions PVC. Nous avons décidé en 2011, de modifier son composant en utilisant uniquement de l’élastomère. C’était un premier pas, mais très vite nous avons souhaité aller plus loin, en développant un produit d’avantage respectueux de l’environnement sans altérer les propriétés d’adhérence du produit ” explique Edouard Du Doré, chef de produit Tribord.

Les chaussons Tribord sont disponibles dès à présent dans les points de vente et sur le site internet de Décathlon, au prix de 9,99 €.

chausson et granules

JB ROGER 727Sailbags

Jean-Baptiste Roger, cofondateur de 727Sailbags

Le fabricant de sacs réalisés à partir de voiles de bateaux recyclées 727Sailbags, vient de procéder à une levée de capitaux de 2 millions d’euros auprès d’un fonds d’investissement parisien et de “3 clients de la première heure, chefs d’entreprises qui accompagnent la société à hauteur de 600 000 €”, selon la société. 

Plus de boutiques et de revendeurs


Pour lire la suite de cet article, vous devez être abonné…

Pour vous abonner cliquez ici

Déjà abonné ? Connectez vous ici :

En partenariat avec l’association Parley for the ocean, qui oeuvre pour la sauvegarde des océans, Adidas lance une chaussure produite à partir de déchets plastiques et filets de pêche recyclés, récupérés dans les océans.

Avec cette chaussure la marque allemande s’associe au combat de Parley for the ocean, dont elle fut un des fondateurs, et entend affirmer sa stratégie éco-responsable qui l’amènera à supprimer les sacs plastiques dans l’ensemble de ses points de ventes à partir de 2016.

Adidas & partney for the ocean

L’agence Innovation Responsable (AIR) vient d’ouvrir les trois premiers points de collecte d’anciennes planches de surf de France, situés à la Fédération française de surf à Soorts-Hossegor (40), à l’EuroSIMA Cluster et au magasin Hoff Outlet, tous deux implantés à Anglet (64).

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de Resurf Europe, “premier projet au monde de recyclage des planches“, selon AIR. Le programme prévoit un processus en quatre étapes : la collecte des planches, l’enlèvement de leur enveloppe de fibre de verre et résine (délamination) pour récupérer le polystyrène de la planche, le compactage du polystyrène et son recyclage en un nouveau bloc prêt-à-l’emploi. “C’était le maillon manquant pour pouvoir recycler les planches“, explique Benoît Dandine, responsable sud-ouest d’AIR qui compte à terme proposer un système d’écocontribution aux fabricants de planches.

L’agrément de l’éco-organisme Eco-TLC pour la période 2014-2019 a été publié hier au Journal Officiel. Dédié à la coordination de la collecte et de la valorisation des textiles, vêtements et chaussures en fin de vie depuis 2008, Eco-TLC voit ainsi son rôle confirmé. Le renouvellement de son agrément a été l’occasion de réviser ses objectifs à la hausse. (suite…)

Du recyclage de vieux maillots pour en faire un produit haut de gamme. C’est ce que propose la société « 1Bag1Match ». Sacs de sport essentiellement, mais aussi besaces, trousses, housses d’ordinateurs portables ou de tablettes, la jeune société, créée le 1er septembre 2013, transforme des maillots de foot, de rugby, ou de tout autre sport pratiqué en club, en article unique et haut de gamme.

1bag1matchCollectés à 80% dans cinq centres de tri répartis dans toute la France, soit 2000m2 de maillots mis à plat en un mois et demi, tous les tissus, de la fibre naturelle aux textiles synthétiques peuvent être utilisés. Stockés et découpés à Paris, ils sont ensuite renforcés avec un film en polymère thermocollé et d’une doublure en coton, avant d’être expédiés à Lorient où ils sont transformés dans les ateliers de la marque 727 Sailbags, spécialiste des sacs en voiles de bateau, également actionnaire de 1Bag1Match.

Pièce unique

Chaque maillot, étudié par une styliste pour mettre en avant son originalité est ensuite authentifié par une étiquette indiquant son origine, le type de sport pratiqué avec ce maillot, s’il a été porté, dans quelle équipe, à quelle occasion, ainsi que le nom de la couturière. « Nous racontons l’histoire du maillot pour en faire un objet unique », explique Alexandre Shettle, co-créateur et gérant de la marque.

Mais attention, impossible de trouver des produits siglé d’une marque ou d’un club professionnel, faute de contrat de licence d’exploitation. « En revanche, pour personnaliser un sac, un supporter peut nous envoyer son maillot siglé, nous le recyclerons à sa demande. », précise-t-il.

Rayons haut de gamme
Alexandre Shettle, créateur de la marque collecte les maillots pour les recycler en sacs de sports haut de gamme

Alexandre Shettle, créateur de la marque collecte les maillots pour les recycler en sacs de sports haut de gamme

Côté distribution, la vente directe sur le site internet reste le moyen privilégié pour écouler ses produits. Viennent ensuite les magasins de mode et de sport indépendants. Quatre magasins, 3 en Bretagne et 1 à Paris, distribuent la marque. Le 4 novembre, une boutique de 70m2 de surface de vente, conjointe avec Sailbags, ouvrira ses portes, au 19 rue du jour dans le premier arrondissement de Paris. « Pour les magasins de sport, nous recherchons des magasins où l’esthétique est très recherchée, comme dans le rugby par exemple. Nous n’intéresserons pas les grandes surfaces ou les magasins qui vendent surtout des maillots réplicas. Les boutiques de sport haut de gamme ne sont pas assez nombreuses, et particulièrement pour le foot », regrette Alexandre Shettle.

Mais la marque ne manque pas d’idées pour y remédier. Elle est actuellement en négociations d’un partenariat avec le magasin Boutique Rugby, à Paris, pour proposer un service de dépôt de son maillot, qui sera ensuite personnalisé en sac ou accessoire. Elle réfléchit également à des actions de communication auprès des clubs, leur équipementier et leur sponsor. Et ceux, pour tout type de sport, en utilisant la tenue entière du sportif…ou presque.

Joël Clergiot