Kindy redémarre du bon pied. Reprise il y a neuf mois par la société Galatée, le fabricant français de chaussettes (marques Kindy, Achile et Thyo), réinvestit dans son outil de production pour regagner des parts de marché.

« Notre objectif pour fin 2019 est de réaliser la totalité de notre production dans notre usine historique de Moliens, dans l’Oise », annonce Julie Coene, responsable communication du groupe. Depuis sa reprise à la barre du tribunal de commerce de Beauvais par les investisseurs Thierry Carpentier et Salih Halassi, associés au sein de la société Galatée, la société a multiplié par trois sa production française, réalisée sur son site historique de Moliens, dans l’Oise.

Des prix maintenus au même niveau

L’entreprise fabrique actuellement 1 million de paires de chaussettes par an en France. La totalité de la production des chaussettes techniques Thyo et de celle des chaussettes haut de gamme Achile est déjà réalisée à Moliens. A terme, l’objectif est de rapatrier la fabrication des chaussettes Kindy pour atteindre 1,5 million de paires, grâce à de nouveaux investissements en machines… et en hommes. En juin 2017, 60 salariés sur un effectif total 117 avaient été maintenus en poste. Depuis, une quinzaine de nouveaux les ont rejoints. Avec une vraie difficulté pour l’entreprise : trouver du personnel qualifié. « Il faut deux ans pour former un bon bonnetier, un métier qui ne s’enseigne plus… », regrette Julie Coene. Mais l’effort porte ses fruits. Avec des prix maintenus au même niveau que les années précédentes, les chaussettes made in France du groupe Kindy, trouvent preneurs grâce à la qualité et la réactivité qu’offre la production locale.

 

 

Adidas Speed FactoryLa SpeedFactory, le nouveau concept d’usine-robot de proximité du Groupe Adidas, vient de sortir ses premiers produits en Allemagne. Il s’agit d’un modèle de chaussures de running baptisée Futurecraft MFG (alias Made for Germany).

La relocalisation de l’une de ses unités de production à Ansbach (Allemagne) a permis à Adidas de mettre en avant le nouveau concept de la marque : l’usine robotisée. Celle-ci fonctionne grâce à la technologie Aramis, ensemble de scanners et de capteurs de haute précision destinés à l’aide au montage des éléments de la chaussure. La première série a été limitée à 500 exemplaires de la Futurecraft MFG. Adidas prévoit l’ouverture d’un second site de production du même type à Atlanta (Etats-Unis) en 2017. Actuellement, ce sont 301 millions de paires qui sont produites chaque année par la marque allemande, qui vise la barre des 500 millions de paires d’ici à 2020 à l’aide de sa nouvelle technologie.

La future usine ASICS en image de synthèse

L’équipementier  japonais Asics a annoncé la création d’une nouvelle usine de 9830 m² sur son marché domestique, dans la région de Sanin (préfecture de Tottori). Conçue pour la production de chaussures, elle aura pour but d’accroître la production de produits haute performance “made in Japan”.

En collaboration avec l’Asics institute of sport science, l’usine japonaise testera ses technologies innovantes et travaillera sur l’amélioration de l’ensemble de la production du groupe. Le chantier commencera le 9 février prochain et sera plus respectueux de l’environnement que les structures actuelles d’Asics. L’énergie solaire et la lumière LED seront en effet utilisées afin de réduire la consommation énergétique du site, qui devrait baisser de 12 %.

AdidascorporateLogo2006Adidas construit actuellement en Bavière une unité de production de chaussures sans coutures entièrement automatisée, a révélé le Figaro Eco du 24 juin 2015. Après rodage sur le premier site, d’autres usines devraient voir le jour à partir de l’automne 2016 en Europe et aux Etats-Unis.

Le projet, soutenu par l’Etat allemand dans le cadre d’un programme de modernisation technologique baptisé Speedfactory, consiste à créer de petites unités robotisées – elles pourraient tenir dans la remorque d’un poids lourd de 38 tonnes (!) – compétitives face aux sous-traitants asiatiques qui fournissent aujourd’hui la totalité des produits Adidas. Il ne s’agit pas, bien sûr, d’arrêter toute la production délocalisée mais de rapprocher la fabrication des grands bassins de consommation. Objectifs : réduire les délais pour mieux adapter les collections aux variations de la mode – sur le modèle du circuit court opéré par les enseignes textiles comme Zara – et permettre une plus grande personnalisation des produits, tout en réduisant l’empreinte environnementale du groupe.

Le modèle s’inspire du succès la gamme lifestyle NEO, dont les produits sont réactualisés tous les 45 jours. Il fait partie du volet « vitesse » du plan de croissance « Creating the New », qui vise un chiffre d’affaires de 22 Mds € pour le Groupe Adidas en 2020 (14,8 Mds en 2014), avec une augmentation de son résultat net de 15% par an en moyenne.  Lors de la présentation du plan en mars dernier, Herbert Hainer, directeur général, avait d’ailleurs évoqué son souhait de produire à nouveau en Allemagne grâce à l’automatisation.