Dans un communiqué publié le 17 avril 2013, la chaine de magasin d’articles de sport Intersport France a confirmé sa belle santé économique en affichant un chiffre d’affaires à 1,422 milliard d’euros en 2012, sur l’ensemble de ses activités (contre 1,298 milliard d’euros en 2011).

La progression de l’activité du groupe est très légèrement supérieure dans le réseau montagne, avec 10% de progression, contre +9,9% en plaine (5,5% à surface comparable). Selon Jacky Rihouet, président d’Intersport France, ces résultats sont exactement en ligne avec  objectifs fixés dans le cadre du plan stratégique 2011-2015 du groupement. “Nous confirmons notre objectif d’atteindre 1,9 Md de chiffre d’affaires à l’horizon 2015″, précise-t-il dans un communiqué. Malgré une météo défavorable sur le premier trimestre, l’enseigne fait état d’un chiffre d’affaires stable sur les trois premiers mois de l’année et confirme une croissance prévisionnelle supérieure à 5% sur l’ensemble de l’exercice 2013. 

Augmentation des surfaces

Intersport va poursuivre en 2013 sa politique d’ouvertures de magasins, avec 30 nouvelles surfaces de vente prévues, soit environ 650 emplois supplémentaires. Pour favoriser la lisibilité de ses assortiments et assurer un confort d’achat accru pour ses clients, Intersport développera par ailleurs des surfaces de vente plus importantes autour de formats compris entre 1 600 et 3 000 m². Au 31 décembre, le réseau Intersport exploitait 634 points de vente dont 381 en plaine (dont 12 en Belgique) et 205 en montagne. Le total de surface commerciale s’élève à 530 000m2. Le groupe compte également sept magasins Blackstore.

 

 

Contrairement à ce qu’il avait annoncé le 15 janvier 2013, le conseil d’administration du groupe Lafuma n’augmentera pas dans l’immédiat son capital. Cette décision intervient après un net recul de son activité « qui affectera significativement son résultat ainsi que la valeur de ses actifs pour l’exercice 2012/2103 », annonce un communiqué.

Lors de l’annonce de ses comptes semestriels en juin 2013, le groupe Lafuma présentera également son plan de développement. Ce sera aussi probablement l’occasion de revenir sur l’achat de la participation de la famille Joffard par le groupe Calida et le départ précipité de Baptiste Caulonque, directeur général d’Oxbow, il y a un mois.

 

 

Recentré sur le luxe et le sport, le groupe PPR a annoncé le 15 février 2013 une croissance de son chiffre d’affaires (+10,6% en comparable) et de son résultat net (+28,2%) pour l’année 2012. Le pôle lifestyle (Puma, Volcom, Electric) affiche une baisse de son résultat opérationnel de -12,1% malgré une hausse de son CA de +11,9%.

Le groupe PPR a publié ce vendredi 15 février 2013 de bonnes performances pour l’ensemble du groupe, délesté de la Fnac et La Redoute. Le chiffre d’affaires a progressé de 10,6% en 2012, atteignant 9,7 milliards d’euros et le résultat opérationnel courant de 19,3%, à 1,8 milliard. La marge opérationnelle subit toutefois un léger recul à 18,4% du CA (-0,2 point). Quant au résultat net part du groupe récurrent, il a bondi de 28,2%, à 1,2 milliard d’euros. De bonnes performances, tirées par l’ensembles des marques de son pôle luxe (Gucci, Bottega Veneta, Yves Saint Laurent, Balenciaga, Stella Mac Cartney, etc.). Ce dernier enregistre en effet une croissance à deux chiffres dans toutes les zones géographiques, excepté au Japon (+9%).

Pas de calendrier pour Puma

Moins spectaculaire que le luxe de part les résultats de Puma, le pôle sport et lifestyle a vu son chiffre d’affaires augmenter de 3,3% en comparable, à 3,53 milliards d’euros, soit un résultat opérationnel courant de -12,1%. Puma, dont les comptes publiés la veille annonçaient une augmentation du chiffre d’affaires de +8,7% (+3,9% en comparable), à 3,27 milliards d’euros, représente 95% du CA de ce pôle Sport & Lifestyle. « Même si les résultats sont décevants, notamment en Europe de l’Ouest (30% du CA de la marque, NDLR) nous n’avons pas de calendrier déterminé pour mener Puma vers la croissance », tentaient de rassurer François-Henri Pinault et Jean-François Palus, à l’annonce de ces résultats.

Un nouveau management

S’il assure que Jean-François Palus, actuellement à la tête de Puma par intérim, ne deviendra pas le futur directeur général de la marque, François-Henri Pinault, PDG du groupe PPR, a assuré pouvoir annoncer les noms de la nouvelle équipe managériale au printemps prochain. « Ses priorités seront de repositionner la marque aussi bien dans le sport que le lifestyle, donner une cohérence à son organisation jusque là désorientée par le rachat de ses licenciés et dynamiser l’innovation tant sur le plan du design que de la distribution en magasin », a-t-il annoncé ce matin.

Pas de rachat tant que Puma ne sera pas redressé

La distribution sur internet et dans ses magasins propres fera également l’objet d’une attention particulière. « Puma reste le socle de notre pôle sport & lifestyle, notre premier objectif est de la remettre sur les rails de la croissance avant de reprendre les projets d’acquisition d’autres marques de sport », a-t-il annoncé. « Nous sommes confiants pour les échéances sportives de 2014, avec une collection foot prometteuse ».

Le groupe PPR a confirmé ses ambitions de répartition de ses activités (60% luxe et 40% sport & lifestyle) et évoqué vouloir renforcer à long terme son activité outdoor. Le groupe mise alors sur Electric et Volcom, dont une nouvelle collection de chaussures sera disponible à l’automne prochain, en cobollaboration avec Puma. Ces deux marques ont enregistré un chiffre d’affaires de 261 millions d’euros en 2012, pour un résultat opérationnel courant de 15 millions d’euros.

Joël Clergiot

Le bilan provisoire 2012 de l’activité des galeries marchandes publié ce matin par le Conseil national des Centres commerciaux (CNCC) fait état d’un tassement du chiffre d’affaires annuel (- 0,2 %) à surface constante et d’une baisse de la fréquentation (- 1,1 %) “dus à un mois de décembre très difficile“, selon Jean-Michel Silberstein, délégué général du CNCC.

Encore provisoires, les estimations d’activité en décembre 2012 par rapport à décembre 2011 font apparaître une baisse de chiffre d’affaires de 3,5 % et une baisse de fréquentation de 5 %. Un plongeon, alors que l’activité était tendanciellement en légère hausse. Jean-Michel Silberstein l’attribue à la fois à “des anticipations d’achats pour profiter des fortes promotions intervenues en novembre et “et au phénomène de crise perçue de façon très importante par les consommateurs : leur manque de confiance face à l’évolution de la fiscalité et du chômage joue un rôle prépondérant en matière de rétention de dépenses“. Sur le terrain, cette retenue atteint cependant différemment les secteurs. Ainsi, si la beauté-santé (+ 3,7 % en 2012) et l’équipement de la personne (+ 3,3 %) sont restés en hausse en 2012, le secteur culture-cadeau-loisirs (- 2,7 %) et l’équipement du ménage (- 7,6 %) cumulent le handicap du manque d’appétence des consommateurs et de la concurrence d’internet. Les premières indications de fréquentation sur les solde d’hiver n’annoncent malheureusement aucun retournement de tendance : les centres commerciaux auraient accueilli 15,3 millions de visiteurs le premier jour, soit une baisse de 1,4 % par rapport au premier jour de l’an dernier et – 2,5 % les cinq premiers jours. Les périphéries d’Ile-de-France (- 2,5 %) étant moins affectées que les coeurs de ville et périphéries de province (- 2,8 % chacun).