Les clignotants sont largement au vert pour le groupe Adidas, dont le chiffre d’affaires a atteint 21,22 milliards d’euros en 2017, en progression de 15 % (hors effets de change), tandis que le résultat net suivait la même tendance, à 1,07 milliard d’euros.

Cette performance a été atteinte malgré les coûts liés à la cession de Taylormade et CCM Hockey (soit des pertes de 254 M€ en 2017 et de 62 M€ en 2016). Grâce à un meilleur mix prix-produits, le groupe a augmenté sa marge brute de 1,2 point pour atteindre 50,4 % de son chiffre d’affaires. Pour l’année 2018, Adidas prévoit une augmentation de 10 % de ses ventes hors effets de change et une croissance de 0,3 point de sa marge brute.

Le groupe Lafuma annonce avoir réalisé au cours de son exercice 2017 un résultat opérationnel courant en croissance de 68%, reflétant les effets des restructurations engagées en 2016 et de la mise en œuvre de son plan stratégique.

Selon un communiqué du fabricant d’articles de plein air, “la phase de restructuration du pôle montagne s’est achevée, apportant des améliorations significatives et durables à la profitabilité”. Ce pôle, appelé Millet Moutain Group (MMG), commercialise les articles de sports de nature du groupe (marques Millet, Eider, Lafuma). Il est le plus important de l’entreprise, avec un chiffre d’affaires hors taxes de 95,7 millions d’euros (M€), en baisse de 6,4 % en 2017 par rapport à 2016 à la suite de restructurations des réseaux de distribution à Hong Kong et aux Etats Unis. “Grâce à la bonne évolution de la marge brute, à l’optimisation des coûts et aux mesures de restructuration“, la contribution de MMG au résultat opérationnel a progressé de 6,3 % pour atteindre 21,5 millions d’euros.

Lafuma Mobilier investit et Oxbow progresse

Le pôle mobilier, qui fabrique et commercialise des meubles d’extérieur sous la marque Lafuma, “s’est une fois de plus avéré être la division la plus rentable du groupe Lafuma“. Considérant le potentiel “très positif” de développement de cette division, le groupe a “continué d’investir dans une stratégie claire d’internationalisation et dans la conquête de nouveaux segments de marché“. Le chiffre d’affaires net a légèrement fléchi, de 1,1%, à 38 M€. Du fait des investissements, la contribution opérationnelle au bénéfice a reculé de 7,5%, s’établissant à 10,7 M€. Spécialiste du vêtement de surf et «lifestyle», le pôle surf (marque Oxbow) a quant à lui “confirmé sa tendance au cours de l’exercice“. Le chiffre d’affaires net a progressé de 6%, à 26,8 M€ et la contribution opérationnelle s’est appréciée de 14,2%, pour s’établir à 5,8 M€.

2018, “une année de défis”

Au total, le profit opérationnel courant du groupe Lafuma s’établit à 6,3 M€, en amélioration de 2,5 M€ par rapport à l’année 2016. Le résultat net total est en amélioration de 6,7 M€, aboutissant à un profit de 5,4 M€. “L’année 2018 sera de nouveau pour le groupe Lafuma une année d’investissements soutenus dans le développement des marques et dans l’accélération ciblée de la numérisation”, annonce le groupe qui prévient toutefois que “les conditions économiques sur nos segments de marché feront de l’année 2018 une année de défis“. Le groupe prévoit que sa rentabilité opérationnelle restera stable cette année par rapport à 2017.

 

François de Witte (deuxième en partant de la droite) reçoit la presse au B’Twin Village, entouré de cadres de Decathlon France et B’Twin

François De Witte, le directeur général délégué de Decathlon France, a reçu ce 14 février une partie la presse économique et professionnelle – dont Filièresport – au B’Twin Village, à Lille, entouré de manageurs de l’enseigne d’articles de sport et de sa marque de vélo. Objectif : expliquer la mutation en cours de l’entreprise, en appui du bilan 2017 du groupe.

« Depuis un an et demi, nous avons renoncé au client pour choisir de servir le sportif. Et cela change tout ! » En prononçant ces mots, François De Witte, « leader » (sic) de Decathlon France, sait que ses propos risquent de soulever l’incrédulité, voire choquer. Mais il insiste : « Lorsque l’on est obnubilé par le client, on réagit uniquement en fonction du chiffre d’affaires. L’objectif de Decathlon est d’abord de rendre les sports accessibles au plus grand nombre. Bien sûr les chiffres comptent mais ils ne sont qu’une résultante de notre business et ne doivent en rien décider de ce que nous avons à faire dans l’instant. » Nommé l’an dernier à la suite de Nicolas Pelletier, François De Witte a pour mission de bâtir « le Decathlon de dans 20 ans ». Qui connaît la capacité du groupe à se réinventer sans se renier – l’une des remarquables et redoutables qualités des entreprises de la famille Mulliez – ne saurait prendre ces propos à la légère…

De la centralisation à la « division cellulaire »


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 À compter du 1er juillet 2018, Puma deviendra le partenaire officiel du club de football AC Milan, son fournisseur technique et son partenaire mondial pour les produits sous licence  du club. Une confirmation de la stratégie de relance de la marque d’articles de sport, qui vient de publier des résultats 2017 en croissance.

Le légendaire club lombard, le plus titré des clubs italiens au niveau international, repris l’an dernier par un consortium sino-européen, abandonne Adidas au profit de Puma dans le cadre d’un nouveau plan de développement. L’équipe des “Rossoneri” rejoint une liste de clubs de football partenaires qui comprend notamment le Borussia Dortmund, et Arsenal FC, de nombreuses associations de football (Italie, Suisse, Autriche, Cameroun, Côte d’Ivoire, Ghana et République Tchèque et bientôt le Sénégal) et des joueurs prestigieux, tels qu’Antoine Griezmann, Olivier Giroud, Mario Balotelli, Gianluigi Buffon, etc.

Puma franchit la barre des 4 milliards d’euros de CA

L’annonce de cette signature coïncide avec la publication d’un bilan 2017 flatteur pour l’entreprise, qui a clôturé l’année avec un chiffre d’affaires en hausse de 14 % en année pleine ajustée, à 4,14 milliards d’euros, dépassant pour la première fois les 4 milliards de chiffre d’affaires – toutes les régions affichant une croissance à deux chiffres. La marge bénéficiaire brute est en hausse de 160 points de base à 47,3% et le bénéfice net a plus que doublé, passant de 62 à 136 millions d’euros. La croissance a été particulièrement forte dans la zone Europe Moyen-Orient Afrique, où les ventes ont progressé de près de 20 %,  à 1,64 milliards d’euros. La France, la région Allemagne-Autriche-Suisse et le Royaume-Uni, ainsi que la Russie et l’Afrique du Sud ont enregistré une croissance à deux chiffres. La chaussure (1,97 Mrd € de CA) reste le segment de produits affichant le plus fort taux de croissance, avec une amélioration des ventes pour le quatorzième trimestre consécutif. En incluant le commerce électronique, les ventes au détail de Puma ont augmenté de 22,9%, ajusté à 961 millions d’euros. Ainsi, les indicateurs sont au vert, au moment où le groupe Kering prépare son retrait partiel du tour de table de Puma, par augmentation du capital flottant.

Les ventes au détail du Groupe Intersport international ont augmenté de 3,3% en 2017, passant de 11,1 milliards d’euros à 11,5 milliards d’euros. La croissance ajustée en fonction des devises a été de 3,8%. 

À la fin de 2017, Intersport comptait 5 647 points de vente dans le monde (5 509 en 2016) et était représentée dans 45 pays. Avec 523 points de vente dans 30 pays sur les cinq continents, contre 474 en 2016, The Athlete’s Foot,l’enseigne de chaussures du groupe,  a poursuivi sa croissance en 2017. En termes de chiffre d’affaires, The Athlete’s Foot,  affiche une dynamique positive inchangée : les ventes au détail mondiales sont en hausse de 15 % à 363 millions d’euros, grâce à une forte croissance sur le continent américain et à l’ouverture de nouveaux magasins et nouveaux marchés (Slovénie, Croatie, Serbie et Belgique).

Un “Centre d’excellence numérique”


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