La société de capital investissement 123 IM lance LinkSport, un fonds dédié au sport-santé bien-être et nomme David Douillet, double champion olympique de judo et ancien ministre des Sports, à la présidence de son comité stratégique. (suite…)

panneaux solaires

A l’occasion de la Climate Week, qui s’est déroulée du 24 au 30 septembre 2018 dans la ville de New York, le leader européen de la distribution d’articles de sport a annoncé son adhésion à l’initiative mondiale RE100. Celle-ci réunit 144 entreprises engagées à utiliser de l’électricité d’origine renouvelable afin d’accélérer le passage à une économie à faible émission de carbone.

Decathlon s’engage ainsi à s’approvisionner à 100 % en électricité provenant de sources renouvelables d’ici 2026 grâce à la production et à l’achat d’énergie renouvelable. L’engagement couvre l’ensemble des sites commerciaux et logistiques de Decathlon à travers le monde. Le distributeur français, fondé en 1976, est présent en ligne et en magasin dans 51 pays avec plus de 1400 magasins, dont 315 en France (au 30/6/2018).

Préserver l’environnement pour pérenniser la pratique sportive

Decathlon est le plus grand distributeur français à avoir rejoint l’initiative RE100. L’engagement concerne les sites dont Decathlon est propriétaire ainsi que locataire. Actuellement, 70% de sa consommation d’électricité est générée par la France, l’Espagne, l’Italie et la Chine. Certains sites bénéficient déjà d’une production solaire sur site en Europe et les premières installations en Chine et en Inde ont été réalisées cette année. Selon Emma Woolley, chef de projet “Energies renouvelables” de l’entreprise française, « cet engagement s’inscrit parfaitement dans la vision 2026 de notre entreprise, qui a été co-écrite avec nos coéquipiers et qui met l’accent sur la réduction de notre impact environnemental. En agissant pour lutter contre le changement climatique, nous contribuons à protéger l’environnement naturel des pratiquants de sport. Nous espérons que notre engagement inspirer des démarches similaires à d’autres entreprises. » L’entreprise vend principalement des articles de sport de ses propres marques et couvre plus de 70 sports.

Un club d’entreprises influentes

Menée par The Climate Group, une organisation à but non lucratif associant chef d’entreprises et dirigeants gouvernementaux, en partenariat avec CDP, un organisme d’analyse de la performance environnementale des entreprises et collectivités publiques, RE100 est une initiative internationale rassemblant les entreprises les plus influentes engagées pour une énergie 100% renouvelable. « En basculant ses activités mondiales vers de l’électricité 100 % renouvelable, Decathlon prouve à ses clients que le développement durable est au cœur de ses activités. C’est exactement le genre de leadership que nous avons besoin de voir pour réduire rapidement les émissions », commente Sam Kimmins, directeur de l’initiative RE100. Les membres du RE100, parmi lesquels figurent des sociétés du Global Fortune 500, totalisent un chiffre d’affaires de plus de 2,75 milliards de dollars US et opèrent dans un large éventail de secteurs – des technologies de l’information à la construction automobile. Leur objectif est d’envoyer un signal fort aux décideurs politiques et aux investisseurs, afin d’accélérer la transition vers une économie à faible émission de carbone.

 

Fabien Ternay


Deux start-up, deux projets qui se ressemblent… et deux aventures singulières ! D’un côté Verkor, lancée en septembre 2014 par Fabien Ternay, 36 ans, et qui s’apprête à lancer sa deuxième levée de fonds. De l’autre, Saola créée en 2015 par Guillaume Linossier, 41 ans, qui démarre tout juste sa première campagne de financement. Les deux hommes, forts d’une réelle expérience du marché des articles de sport, avec chacun leur propre cheminement, se sont jeté à l’eau chacun de leur côté à partir d’une idée similaire, celle de créer une marque de chaussures “écoresponsable”. Récit croisé.

Deux professionnels du secteur sport

Designer, skateboarder et passionné de sports de glisse, Fabien Ternay a grandi dans les Alpes, où il a beaucoup pratiqué le snowboard (il a été champion de France junior), et a passé tous ses étés à surfer sur la côte Ouest, avec le skateboard comme fil conducteur entre les deux. Après avoir travaillé dix ans comme designer pour une marque de bagagerie, Fabien a décidé de se lancer dans sa propre aventure pour créer sa marque de chaussures Verkor. « Utilisant des “skate shoes” au quotidien, je n’ai pas trouvé de chaussure qui allie le style de sports de glisse et les valeurs éthiques et environnementales auxquelles je crois », explique-t-il à Filièresport.

Chaussures Saola

Même sentiment chez son homologue d-fondateur de Saola, Guillaume Linossier. Ce dernier avait « du mal à trouver des chaussures “responsables” sur le marché. Il y a vu une opportunité. » explique un porte-parole de la marque. D’abord responsable export Europe pour Lafuma, il a travaillé près de 13 ans comme directeur de la filiale du groupe dans le Colorado (Etats-Unis)Installé dans l’incubateur de start-ups de l’Outdoor Sports Valley, à Annecy, il projette de créer des chaussures pour la vie de tous les jours, à la fois “cool”, confortables et surtout écoresponsables.

Un financement participatif comme point de départ

En avril 2015, Fabien Ternay, après avoir sorti les premiers prototypes, lance un financement participatif sur la plateforme Ulule, avec un objectif de 10000 € à la clôture du financement. En seulement 30 jours, 324% de l’objectif (32385 €) ont été atteints, avec 441 personnes ayant soutenu le projet. Un engouement au-delà de ses espérances. Les premières ventes ont suivi. À ce jour, près de 700 paires ont été vendues. La marque possède dans sa gamme deux modèles en quatre couleurs différentes.

Saola : un positionnement plus lifestyle

Au moment même où Fabien Ternay perçait sur Ulule, Guillaume Linossier venait tout juste de créer sa start-up ! Deux ans plus tard, la marque de chaussures s’est lancée officiellement sur la plateforme de financement participatif Kickstarter, précisément le 23 mai dernier. Saola espère lever 25000 €, qui l’aideront à financer sa première production. « Kickstarter est une plateforme américaine très connue. Le crowdfunding est aujourd’hui un des meilleurs moyens à la fois de lancer une nouvelle marque et de la faire connaître. Le lancement est prévu en France et aux Etats-Unis de manière simultanée, c’est donc un choix qui nous a semblé très pertinent », explique le dirigeant, qui – comme d’ailleurs Fabien Ternay – reste discret sur chiffres prévisionnels.

Production made in France et matériaux recyclés

Les deux marques ont la particularité d’utiliser des matières premières recyclées, principalement du PET pour Saola qui  y adjoint le soutien à des associations environnementales, en annonçant qu’elle reversera  5% du montant ses ventes à des projets environnementaux. Pour le moment, la marque produit les chaussures dans deux usines différentes en Chine,  « sélectionnées sur la qualité de la production, leur réputation dans le métier et surtout sur le contrôle et les certifications environnementales et sociales », affirme la marque qui précise avoir pour objectif « de fabriquer plus près des marchés » où seront vendues ses chaussures. Pour la première collection, qui apparaîtra au printemps 2018, 4 modèles hommes et 4 modèles femmes seront disponibles. Chacun sera décliné dans 3 à 4 couleurs, pour un prix moyen de 90  € TTC.

Descriptif d’une chaussure Verkor

Verkor, qui a été nommée aux Ecosport awards dans la catégorie “Ecoconception chaussures et textile » et labellisée Ecoride Silver en 2016,  utilise un tissu provenant à 50% de bâches de camion recyclées en France, à 30% de bouteilles plastiques (PET) recyclées et à 20% de jeans en fin de vie. La filature et le tissage sont réalisés à Castres (81). La conception est faite à Grenoble. La découpe et la couture sont réalisées dans l’atelier de fabrication de chaussures Soft’In, de l’autre côté du massif du Vercors, à Romans sur Isère. « Fabriquer en France nous permet de maîtriser la provenance de tous les matériaux et de connaître tous les interlocuteurs de l’ensemble du processus de fabrication, » commente Fabien Ternay.

Positionnement sur le marché de l’outdoor

 

Verkor Serial Chiller

Vendues partout dans le monde pour le lancement sur Kickstarter, les chaussures Saola seront disponibles sur le propre site de e-commerce de la marque à partir du printemps 2018 et distribuées via un réseau de détaillants en France et aux États-Unis. Verkor, lui, mise exclusivement sur la vente directe sur internet et sur des événements choisis, afin d’être en mesure de proposer des prix de vente équivalents à ceux des grandes marques. Le modèle Furie, spécialement conçu pour pour la pratique du skateboard est vendu 99€, le Serial Chiller, plus basique est à 87€. Dans l’année, trois nouveaux modèles vont être développés.

Verkor Furie

Logo-decathlon_283x70Le Rapport développement durable 2015 de Decathlon fait le point sur les principales réalisations du groupe et décrit de nouveaux engagements pour améliorer la qualité de vie des citoyens et réduire son impact sur l’environnement.

 « Chez Decathlon, nous avons la conviction que ce qui est bon pour l’humain et l’environnement a un impact positif à court, moyen et long terme pour notre réussite économique et le développement durable de notre entreprise », commente Isabelle Guyader, directrice développement durable de Decathlon. Avec, comme principale source d’inspiration, les Objectifs de développement durable des Nations Unies, présentés en septembre 2015, l’enseigne d’articles de sport concentre plus particulièrement sa politique sur les quatre points décrits ci-dessous.

Promotion du travail décent

En ce qui concerne les conditions de travail, 887 audits ont été realisés dans les usines sous-traitantes du groupe en 2015. Pour pouvoir construire durablement avec ses fournisseurs, Decathlon a développé une stratégie de partenariats avec des sous­traitants, avec pour objectif de fabriquer 80% de ses volumes de production avec 100 partenaires d’ici 2023.

Contribution à la lutte contre le changement climatique

Sur la question du changement climatique, Decathlon a pour objectif de stabiliser ses émissions de CO2 d’ici 2019, en les ramenant au niveau de 2014 (5,2 millions de tonnes équivalent CO2).

Management de l’eau

Conscient du fait que la santé dépend, entre autres, d’un accès à une eau de bonne qualité, Decathlon évalue ses sous-­traitants qui rejettent de l’eau dans l’environnement naturel afin d’assurer que ces opérations s’effectuent conformément aux directives environnementales de l’International Finance Corporation. Pour la fin de l’année 2016, tous les sous­-traitants concernés suivront ce processus de contrôle.

Production et consommation

Decathlon, acteur important sur le marché du coton, s’engage à utiliser exclusivement du coton produit de manière durable pour les produits des Marques Passion du groupe (coton recyclé, coton issu de l’agriculture biologique ou coton issu de la Better Cotton Initiative).

L’enseigne encourage enfin ses clients à une consommation plus responsable dans ses magasins au moyen d’un système d’affichage environnemental, pour le moment appliqué à 300 produits textiles. Les résultats sont disponibles sur le site e­commerce de l’enseigne.

PumaL’équipementier sportif Puma et la Société financière internationale (IFC), membre du Groupe de la Banque mondiale, ont signé un partenariat ayant pour but d’attribuer des financements qui récompensent les normes sociales et environnementales des fournisseurs de Puma dans les pays émergents.

Ce programme, qui est à la fois une première pour Puma et le premier signé par une marque européenne avec IFC, offrira aux fournisseurs des incitations financières afin d’améliorer leurs normes environnementales, sanitaires, sécuritaires et sociales. Dans un premier temps, il sera déployé au Bangladesh, au Cambodge, en Chine, en Indonésie, au Pakistan et au Vietnam.

Trésorerie à conditions préférentielles

IFC proposera une tarification différenciée du financement du fonds de roulement à court terme qui obtiennent un score élevé dans l’échelle de notation des fournisseurs de Puma. Cette réduction sera accordée après vérification de la conformité de leurs engagements par rapport aux normes sociales et environnementales définies par l’équipementier. Ball Planet, un fournisseur chinois de ballons de football avec des sites de production en Chine, est le premier fournisseur à rejoindre le programme.  « L’accès à des financements abordables reste un défi, explique Ken Hong, directeur général de Ball Planet Industrial Ltd. Ce programme nous permettra non seulement d’améliorer notre cash-flow, mais nous incitera financièrement à progresser sur nos normes environnementales, sanitaires, sécuritaires et sociales. Ce qui au final nous permettra de réduire nos coûts d’exploitation. » Ball Planet est partenaire de Puma depuis 2010.

Un fonds richement doté

« Ce programme permet à nos fournisseurs de bénéficier de l’excellente réputation et de la situation financière solide de Puma », ajoute Lars Soerensen, directeur général de Puma. Puma et IFC ont lancé cette initiative en partenariat avec GT Nexus, plateforme Cloud de commerce international. IFC finance les fournisseurs de vêtements et de chaussures à travers son programme Global Trade Supplier Finance (GTSF), fondé en 2010 et doté de 500 millions de dollars.

Le 24 avril dernier, les ONG Sherpa, Peuples solidaires et Collectif sur l’Etiquette avaient déposé, auprès du parquet de Lille, une plainte contre Auchan pour pratique commerciale de nature à induire en erreur les consommateurs sur les conditions de fabrication des produits qu’il commercialise.

Suite à cette plainte, une enquête préliminaire a été ouverte. Auchan a toujours démenti avoir passé des commandes auprès de sous-traitants implantés au Rana Plaza. La plainte vient d’être classée sans suite.

Logo Groupe AuchanAuchan a annoncé  qu’il allait verser 1,5 million d’euros au fonds d’indemnisation des victimes du Rana Plaza.

Suite à l’effondrement en 2013 de cet immeuble de Dacca, au Bangladesh, où ont péri plus de 1 300 travailleurs du textile, la découverte dans les décombres d’un pantalon à sa marque propre textile, In Extenso, avait conduit certaines ONG à mettre en cause l’enseigne nordiste. Auchan a toutefois toujours démenti avoir fait travailler des ateliers du Rana Plaza et considérait qu’il n’avait donc pas à participer au fonds d’indemnisation. L’enseigne a un temps soupçonné un de ses fournisseurs d’y avoir sous-traité sans son autorisation une partie de ses commandes mais n’est pas parvenu à le prouver.

“Geste de solidarité”

Auchan a finalement décidé de participer au fonds. « Cette mesure se situe dans la lignée de celles déjà prises depuis la catastrophe (adhésion au Fire & Safety Agreement, lancement d’un plan d’action contra la sous-traitance opaque), précise un porte-parole à Filière Sport. Nous ne situons  nullement dans une procédure d’indemnisation qui constituerait une reconnaissance de responsabilité. Nous participons à ce fond en tant qu’entreprise cliente de plusieurs entreprises bangladaises et présente via un bureau d’achat depuis 2007 dans le pays. C’est un geste de solidarité vis à vis des ouvriers de la filière textile dans ce pays. » Le groupe explique dans un communiqué qu’il répond ainsi à la demande du ministre français de l’Economie et de sept autres ministres européens, qui ont demandé aux entreprises de se mobiliser en faveur des familles des victimes de la catastrophe en participant au fonds mis en place par l’Organisation Internationale du Travail.

Le 24 avril dernier, un an après la catastrophe du Rana Plaza, les ONG Sherpa, Peuples solidaires et Collectif sur l’Etiquette ont déposé, auprès du parquet de Lille, une plainte contre Auchan pour pratique commerciale de nature à induire en erreur les consommateurs sur les conditions de fabrication des produits qu’il commercialise. Suite à cette plainte, une enquête préliminaire a été ouverte.

La Fédération Professionnelle des Entreprises du Sport et des Loisirs (FPS), qui regroupe les marques et enseignes de sport a installé sa nouvelle Commission RSE (Responsabilité Sociale et Environnementale), le 17 octobre dernier à Paris.

Cette Commission traite, au niveau collectif, des enjeux de développement durable des entreprises du secteur sport. Composée de spécialiste des questions de RSE dans les entreprises, la Commission a établi sa feuille de route :

–       Favoriser le travail collaboratif et les échanges d’expériences afin de contribuer à l’amélioration de l’information et de l’expertise RSE des sociétés du secteur sport.

–       Valoriser les démarches de développement durable des entreprises par des actions de communication et la création d’évènements (type colloques, prix…) et de documentations.

–       Etre force de propositions et partager les bonnes pratiques en matière de conditions de travail dans la chaine de fabrication d’articles de sport.

–       Suivre l’avancement des travaux de la Convention Sport et Environnement signée en 2011 par la FPS et le Ministère de l’Environnement et celui des Sports : éco-conception, affichage environnemental, recyclage et filières REP, transports et logistique, sensibilisation des pratiquants de sports.