Plus d’un quart de la population adulte mondiale (soit 1,4 milliard de personnes) n’a pas suffisamment exercé d’activité physique en 2016, ce qui les exposait à un risque accru de maladies cardiovasculaires, de diabète, de démence et de certains cancers, selon un nouveau rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). (suite…)

Mesure adoptée en février 2017, la subvention d’Etat à l’achat d’un vélo à assistance électrique (VAE), communément appelée bonus VAE,  n’a pas été reconduite par le gouvernement. “Nous avons considéré que ce n’était pas à l’Etat de continuer à subventionner le vélo électrique, dans la mesure où quand il l’avait fait, les collectivités locales ne le faisaient pas“, a justifié le ministre Gérald Darmanin, interrogé sur RTL.

En plein démarrage des Assises nationales de la mobilité, et alors que ce bonus rencontre un véritable succès auprès des Français, la décision a immédiatement fait réagir les professionnels, rassemblés derrière le Club des villes et territoires cyclables. Son président, Pierre Serne, s’interroge :  “Faut-il participer aux Assises de la mobilité pendant les trois prochains mois ? Après un si mauvais signal de départ, nous attendons du gouvernement qu’il apporte des engagements (puisqu’après tout la loi de finances n’est pas encore votée), notamment à 11 jours de l’ouverture des Rencontres nationales du transport public et de notre 21e congrès national à Marseille.” Le Club rappelle notamment ” les bénéfices multiples, évalués, de l’usage du VAE en termes d’environnement, de santé publique et d’emploi. Le VAE étend le domaine d’emploi du vélo, en touchant des personnes jusqu’alors éloignées de ce mode : les actifs, les femmes, les personnes de plus de 50 ans, les personnes souffrant de handicap.” Quant à l’enjeu financier, Pierre Serne a beau jeu de rappeler qu’avec le montant d’une seule prime pour l’achat d’une voiture électrique, on finance celles de “30 vélos à assistance électrique. L’enjeu n’est donc manifestement pas les économies réalisées”. En risquant de ralentir l’essor du VAE, l’abandon du bonus pourrait également avoir des conséquences sur la filière économique créatrice d’emplois locaux qui commence à se structurer autour de ce marché.

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Mise en place le 20 février 2017, la prime pour l’achat de vélos à assistance électrique (VAE), d’un montant de 20% du prix d’achat dans la limite de 200 euros, rencontre un vif succès. Ainsi, 150 000 primes ont été sollicitées au 15 septembre 2017. Le décret du 16 février 2017 dispose que cette aide à l’achat prend fin au 31 janvier 2018, ce qui n’est pas le cas du bonus pour le véhicule et le cyclomoteur électriques. Pour les professionnels, dont l’Union sport & cycle, “la pérennisation de cette mesure doit figurer sur la feuille de route du ministère de la Transition écologique et solidaire notamment, en préparation du projet de Loi de finances pour 2018″. Une étude réalisée par l’Ademe en 2016 démontre l’impact du VAE sur la mobilité “décarbonée”. Les résultats de nombreuses enquêtes mettent par ailleurs en évidence que les distances des trajets domicile‐travail effectuées en VAE sont comprises entre 7 et 9 km, et sont donc très nettement supérieures au trajet moyen réalisé par les personnes qui se rendent au travail à vélo actuellement. L’assistance électrique élargit également le champ des possibles en matière de transport de charges et de personnes à vélo. Les entreprises et les collectivités, éligibles à la prime l’achat de VAE, s’équipent de plus en plus.

Un gisement d’emplois non délocalisables

Soutenir le VAE est un investissement rentable comme le montrent les observations conduites en France et une étude réalisée par la European Cyclists’ Federation sur les incitations fiscales à l’écomobilité. L’Autriche a développé le marché du VAE le plus important d’Europe grâce à plusieurs niveaux de prime à l’achat (national, régional et local). En France, près de 40% des VAE vendus chaque année sont français et le déploiement du réseau des points de vente et d’entretien réparation de vélos et de VAE, avec leur retour dans les centres villes, est boosté par l’essor des ventes de VAE depuis quelques années. Ces acteurs économiques locaux représentent une composante indispensable du déploiement d’un véritable  “système vélo”.

Coup d’arrêt prématuré

Les emplois qualifiés créés dans ces points de vente et réparation ne doivent pas être fragilisés par l’arrêt du dispositif d’aide. De même qu’il serait incompréhensible de ne pas le reconduire sans attendre l’évaluation de ce dispositif et les résultats de l’enquête sur l’usage du VAE qui a été proposée aux bénéficiaires de l’aide. A l’inverse, le maintien de la prime pour l’achat d’un vélo à assistance électrique s’inscrit parfaitement dans les objectifs du gouvernement pour une transition vers une mobilité propre, qui vise 12,5% de part modale vélo en 2030.

En France, la noyade est à l’origine de près de 500 décès accidentels chaque été. Le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de la santé publique vient de publier une étude sur la capacité à nager de 15-75 en France métropolitaine.  (suite…)